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    Ile de la Cité et Ile Saint Louis
     
     
     
    L'Ile de la Cité, au premier plan le Pont Neuf et sur la gauche les batiments du Palais de Justice
     
     
    L'île de la Cité est le berceau de Paris où s'est développé le noyau initial de Lutèce. Au fil du temps, à l'abri de ses fortifications, les pouvoirs civils, militaires et religieux de la région s'y sont implantés. Aprés l'an Mil les Rois Capétiens font construire un premier Palais Royal (devenu l'actuel Palais de Justice).
      
      
      
    Les Evêques de Paris font édifier la Cathédrale Notre-Dame. A partir de ce moment l'ile de la Cité n'est plus suffisante pour accueillir tous les habitants qui s'implantent dans l'île Saint Louis et sur les deux rives de la Seine.


    L'île de la Cité conserve donc de nombreux monuments symboliques du vieux Paris: Notre Dame de Paris, le Palais de Justice (ancien Palais Royal et Parlement), la Sainte Chapelle, la Conciergerie ....


    Il faut compter environ une demi-heure pour faire le tour de l'île de la Cité en empruntant les Quais, mais il faut bien une journée entière pour visiter l'ensemble de ses monuments.
     
     
     
    Plan de l'ile de la Cité et de l'Ile Saint Louis
     
     
    Histoire de l'Ile de la Cité
     
     
     
    L'île de la Cité avec Notre-Dame, au fond l'île Saint Louis
     
     
    L'Ile de la Cité est le berceau de Paris. C'est là, sous la protection de la Seine, que s'est développé le noyau initial de Lutèce.
      
      
      
    Les premiers habitants sont des pêcheurs de la tribu Gauloise des Parisii.
      
      
      
    A l'époque Gallo-Romaine, un Forum est établi dans l'île. Vers 280 les incursions Barbares détruisent la plupart des monuments de la rive gauche de la Seine, la ville se replie alors sur l'île de la Cité qui est entourée de Remparts en récupérant les pierres des monuments Romains détruits. En 360, le Préfet Romain Julien y est proclamé Empereur par ses légions.

    En 451 Attila et les Huns déferlent sur la Gaule et arrivent devant Paris, ils abandonnent le siège de l'Ile de la Cité devant la détermination des Parisiens conduits par Sainte Geneviève, qui deviendra la patronne de Paris.
      
      
      
      
    Elle est morte en 512 et a été enterrée dans l'église fondée par Clovis au sommet de la Montagne Sainte Geneviève. La ville devient la Capitale d'un Royaume Mérovingien puis en 885 est assiègée sans succés par les Normands.
      
      
      
    La défense de l'île est conduite par Eudes qui deviendra le premier Roi de France d'une nouvelle dynastie, les Capétiens. Ceux-ci font construire le premier Palais Royal. Au XIIIème siècle l'Evêque de Paris, Maurice de Sully, fait construire une église en correspondance avec l'importance qu'a prise la ville: Notre Dame de Paris.
     
     
    L'île de la Cité n'est plus suffisante pour accueillir tous les habitants qui s'implantent alors dans l'ile Saint Louis et sur les deux rives de la Seine.
      
      
      
    Un nouveau Palais Royal est construit à l'ouest de Paris, c'est le chateau du Louvre.
      
      
    L'ancien Palais devient le siège du Parlement de Paris jusqu'à la Révolution Française, à ce moment il est transformé en Palais de Justice, destination qu'il conserve toujours actuellement.


    En 1316, sur la point ouest de l'île, le Roi Philippe le Bel fait bruler sur un bûcher le Grand Maitre de l'Ordre du Temple, Jacques de Molay. Le Roi Henri III fait aménager cet endroit qui devient en 1607, la Place Dauphine.
      

    Jusqu'à la fin du XVIIIème siècle (avant la Révolution Française), l'île de la Cité comportait une vingtaine d'églises et quatre chapelles, avec douze paroisses. Sa population maximum a du approcher les 15000 habitants.
      
    Au XIXème siècle, l'île n'échappe pas aux réaménagements de Haussman. Les rues étroites autour de la Cathédrale Notre-Dame et du Palais de Justice sont détruites et remplacées par des rues et avenues plus larges.
     
     
    Le Pont Neuf
     
     
     
     
    L'île de la Cité avec le Pont Neuf et sur la rive droite l'Hotel de la Monnaie
     
     
    C'est le plus célèbre des ponts de Paris et aussi le plus ancien qui nous soit parvenu. En préalable à sa construction, en 1578, les îlots en aval de l'ile ont été réunis à celle-ci qui forme alors un bloc unique. Le Pont Neuf a été bâti à partir des plans de Androuet du Cerceau.
      
      
      
    Le Roi Henri III en a posé la première pierre, le pont a été achevé en 1604, par Charles Marchand, sous le règne d'Henri IV dont une statue équestre orne le milieu du Pont. Elle a été posée en 1635, fondue en 1792, pendant la Révolution Française, elle a été remplacée en 1818 par une nouvelle statue équestre de Lemot.
      
      
    La base de la construction a résisté à toutes les crues, même si l'habillage a été restauré à plusieurs reprises. Le pont mesure 230 mètres de long sur 23 mètres de large, il comporte 12 arches, 7 sur le grand bras de la Seine, 5 sur le petit bras.
     
     

    Pendant longtemps le Pont Neuf a été un des pôles d'intérêt principaux de la ville car la meilleure société Parisienne évoluait dans son voisinage, la vie y était trés animée. Corrélativement des marchands de gazettes, libraires , écrivains et artistes soucieux de se montrer gravitaient sur le Pont Neuf et autour.
      
      
    Le soir, on pouvait y rencontrer des duellistes mais aussi des filles de joie et des brigands.
      
      

    Le Pont est original à un double titre, d'abord il ne supporte pas de maisons comme les autres ponts de Paris, et ensuite il a des trottoirs, ce qui est une nouveauté.
      
      
    Une pompe avait été aménagée sous la deuxième arche pour fournir de l'eau au Louvre et aux Tuileries, elle était surnommée la fontaine de la Samaritaine, elle a été démolie en 1813. Ce nom est resté à un grand magasin, au débouché du pont sur la rive droite.
     
     
    La Place Dauphine
     
     
     
     
    Au Moyen-Age, la pointe Ouest de l'île de la Cité est occupée par le Verger du Roi, c'est un groupe d'îlots. A la fin du XVIème siècle Henri III fait aménager cette pointe. Il fait souder entre eux les différents îlots, combler les fossés et exhausser le terrain.
      
      
    En 1607, Henri IV attribue à Achille de Harlay, Premier Président au Parlement, cet espace qui s'étend du Pont-Neuf jusqu'au Palais qui abrite ce Parlement.


    Harlay fait réaliser une place en forme de triangle entourée de trente-deux maisons identiques avec un agencement de briques et de pierre blanche et des arcades. La base principale de cette place, face au Palais, était composée de maisons percées d'une grande arcade.
      
      
    A l'autre extrémité, la pointe du triangle débouche sur le Pont-Neuf. L'ensemble est trés réussi, la place est baptisée Place Dauphine en l'honneur du Dauphin Louis (futur Louis XIII) qui a alors 6 ans.
     
     
     
     
     
    Dés le XVIIIème siècle les immeubles commencent à être dénaturés, certains sont surélevés, d'autes démolis et reconstruits dans un style différent.
      
      
    Au XIXème siècle il n'y a pratiquement plus d'arcades. Les maisons face au Palais de Justice sont abattues en 1874 pour dégager l'entrée Ouest de celui-ci.
      
    Les deux bâtiments de la pointe de la place (cf photo ci-dessus à droite) sont les seuls qui permettent de se représenter ce qu'était la Place Dauphine au XVIIème siècle.
     
     
     
    Le palais de Justice
     
     
    Le Palais de Justice est issu de l'ancien Palais Royal des Rois de France puis de l'ancien Parlement de Paris. Il occupe une superficie importante sur l'Ile de la Cité.
      
      
    Il occupe l'espace compris entre le Quai de l'Horloge au Nord, le Boulevard du Palais à l'Est, le Quai des Orfèvres (où est installée la Police Judiciaire: PJ) au Sud et la rue de Harlay à l'Ouest.
      
      
    L'ensemble incorpore la Conciergerie et la Sainte Chapelle.


    Destructions et incendies (Moyen-Age, puis 1618, 1630, 1737, 1776) suivies de reconstructions et agrandissements ont rythmé la vie de Palais de Justice qui est devenu un véritable labyrinthe.
      
      
      
    La façade Nord montre toujours des tourelles de style Gothique. La façade Est avec son grand escalier (cf photo ci-dessus) a été construite à l'époque du Roi Louis XVI au XVIIIème siècle. La grande façade Ouest est de style Classique, elle a été réalisée par l'architecte Duc.


    Les pièces intérieures s'appellent des Chambres, certaines sont remarquables comme la Première Chambre avec ses riches boiseries.
      
      
    C'est là que se rend la justice au quotidien avec les Tribunaux Civils, Correctionnels, les Cours d'Assises et d'Appels et la Cour de Cassation. Avocats, juges, plaideurs et spectateurs animent toujours le batiment et ses alentours.
     
     
     
     
     
    Histoire du Palais
     
    étaient installés. Les Rois Mérovingiens ont pris leur suite et c'est dans ce Palais que meurt Clovis. A la fin du IXème siècle, c'est la forteresse du Comte de Paris Eudes. Ensuite l'édifice devient le Palais des Rois de France et en particulier du Roi Saint Louis qui fait construire la Sainte Chapelle. Il ne subsiste de cette époque que des éléments de l'ancien palais royal dans les deux tours de la Conciergerie.
      
    Ce palais royal, agrandi à cette époque, il s'étendait jusqu'à l'actuel Pont Saint Michel.
      
      
    C'est dans ce palais que, le 22 février 1358, des émeutiers Parisiens égorgèrent des conseillers du Roi Charles V en sa présence, ils étaient conduits par Etienne Marcel. A partir de ce moment Charles V et ses successeurs délaissent ce palais, ils résident dans des endroits plus sûrs, au Louvre, à l'Hotel Saint Paul où à Vincennes.
      
      
    Le Parlement de Paris s'installe alors dans cet ancien palais royal, c'est la cour suprême de la justice du Royaume de France. Ils enregistrent les Edits du Roi, parfois font des Remontrances et provoquent la tenue de Lits de Justice où le Roi peut forcer l'enregistrement des Edits.
      
      
      
    En 1788, le Parlement demande la convocation des Etats Généraux. Ceux-ci se tiennent en 1789 et décident la suppression du Parlement. Plus tard, la Convention enverra une partie des membres de l'ancien Parlement à la guillotine. Les nouveaux tribunaux créés par la Révolution Française s'installent dans les bâtiments d'où le nom de Palais de Justice.
     
     
     
    La Sainte Chapelle
     
     
    La Sainte Chapelle jouxte le Palais de Justice (cf photo au dessus), elle est un des chefs-d'oeuvre de l'Art Gothique, elle possède en plus des Vitraux d'un grand intérêt. Elle a été construite à la demande du Roi de France Saint Louis pour abriter une ensemble de reliques. Il a acquis la Couronne d'Epines de la crucifixion du Christ, en 1239, de l'Empereur de Constantinople Baudouin II de Courtenay.
      
      
    Deux ans plus tard Baudouin II, toujours à court d'argent, lui vend une partie de la Vraie Croix du Christ. Le Roi a aussi acquis un morceau de la Sainte Lance, de la Sainte Eponge, du Manteau et du Linceul du Christ.
      
      
    La qualité des reliques fait que Saint Louis veut leur construire une chasse monumentale.
     
     
     
    La Sainte Chapelle
     
     
    La Sainte Chapelle est un édifice léger et clair, il est un des premiers exemples du Gothique rayonnant, son ornementation est exceptionnelle.
      
      
    Elle a éte construite en moins de trois ans par un architecte au sommet de son art, Pierre de Montreuil. Elle est consacrée le 25 avril 1248 et comprend deux niveaux: à l'étage, celui réservé au Roi, la Chapelle Haute, et, au rez de chaussée, celui pour le personnel du Palais Royal, la Chapelle Basse.
      
      
    Dans la Chapelle Haute les colonnes sont trés fines et font plus de 15 mètres de Hauteur, les statues sont particulièrement réussies.
     
     
     
     
     
    La chapelle Haute
     
     
    Au moment de la Révolution Française les reliques sont dispersées, le mobilier, les stalles et le jubé disparaissent. Les orgues sont transportées à Saint Germain l'Auxerrois, Les tympans et les parties de l'édifice portant les insignes de la royauté sont endommagés mais la plupart des statues parviennent à être sauvées. De 1802 à 1837 l'édifice devient le dépôt des archives judiciaires.
      
      
    En 1836, à l'initiative de l'architecte Lassus, un projet de restauration est présenté. Celle-ci est effectuée de 1841 à 1867, la nouvelle flèche est un chef d'oeuvre du Charpentier Bellu.


    Les Vitraux sont les plus anciens de Paris et forment un des ensembles les plus complets du Moyen-Age. Ils couvrent une surface de 620 m2 et pour les deux tiers ils sont d'origine. Un bonne partie de ces vitraux ont été réalisés par les mêmes maitres verriers que ceux de de la Cathédrale de Chartres.
     
     
     
    La Conciergerie
     
     
     
     
     
    La Conciergerie a été édifiée, à la demande du Roi Philippe le Bel, par Enguerrrand de Marigny au début du XIVème siècle. Elle était intègrée au Palais Royal de cette époque.
    Le Concierge était alors le titre porté par le Gouverneur de la Maison du Roi. Il reste de cette époque trois salles Gothiques.
      
      
      
    La Conciergerie servait de prison pour les personnes ayant attenté à la vie du Roi ou l'ayant tué, ainsi Montgomery, Ravaillac et plus tard Fieschi y ont été incarcérés.
      

    Mais son nom est surtout attaché à la période de la Terreur pendant la Révolution Francaise. La Conciergerie était alors la prison du Tribunal Révolutionnaire et y etre signifiait la quasi certitude d'etre guillotiné.
      
      
    Elle a vu passer Marie-Antoinette, Charlotte Corday, Mme Roland et les Girondins, Danton, André Chenier, le Général Hoche, Robespierre. Juste retour des choses, l'accusateur public Fouquier-Tinville y a aussi terminé sa carrière. La guillotine était dressée sur la Place de la Concorde.
    Le Monument a été restauré au XIXème siècle.
     
     
    La photo ci-dessus montre les quatre tours qui subsistent de l'ancien palais royal. La plus proche est la Tour de l'Horloge, elle a été construite au XIVème siècle et porte la première horloge publique installée à Paris.
      
      
    La suivante est la Tour de César. Les deux suivantes, la Tour d'Argent et la Tour de Bonbec encadrent le bâtiment de la Conciergerie proprement dit. Au premier plan, le Pont au Change relie l'île de la Cité à la Place du Chatelet, vers la droite.
     
     
     
    Le Tribunal de Commerce
     
     
     
     
     
     
      
      
    Le Tribunal de Commerce a été construit en 1865 sur l'emplacement de l'ancienne église Saint Barthélémy. Celle-ci était la paroisse du Palais Royal du IXème au XVème siècle. L'église disparait au milieu du XVIIIème siècle, elle est remplacée par le Théatre de la Cité qui devient, en 1807, le Bal du Prado.
      
    Ce bal est lui-même démoli en 1858 pour laisser la place au Tribunal de Commerce existant actuellement.


    Le Tribunal possède une belle coupole qui s'élève à une hauteur de plus de 40 mètres
     
     
     
    Le marché aux fleurs
     
     
     
     
     
    Juste à côté du Tribunal de Commerce s'étend la place Louis Lépine qui est réservée pour le Marché aux fleurs. Celui-ci se tient presque chaque jour. Il est parfois remplacé par le Marché aux oiseaux.


    Louis Lépine a été Préfet de Police de 1893 à 1912, trés actif, il a établi une règlementation de la circulation automobile, doté les agents de police d'un sifflet et d'un bâton blanc, ...


    Sur la place Lépine, on est alors complètement à proximité de Notre-Dame.
     
     
     
    Notre Dame de Paris
     
     
     
     
     
    Notre Dame de Paris est une des plus belles réalisations de l'Art Gothique. La construction de Notre Dame de Paris a été engagée par l'Eveque Maurice de Sully en 1163, elle s'est étalée sur plus d'un siècle.
      
      
    Plusieurs Architectes ont dirigé les travaux et en particulier Pierre de Montreuil dans les années 1260.
     

    L'Eglise a 130 mètres de longueur et 48 de largeur, avec un grand vaisseau et cinq nefs. La facade est tournée vers l'ouest avec un triple portail surmonté d'une grande rosace, les deux grandes Tours s'èlevent à 70 mètres.
      
      
    La partie la plus ancienne est le choeur (1163-1182).
      
    Entamée par le temps,endommagée à la Révolution Francaise, l'église a été restaurée à partir de 1841 par Viollet le Duc. C'est lui qui a reconstruit la flèche, elle remplace celle d'origine qui s'est effondrée au XVIIIème siècle. Cette flèche s'élève à 90 mètres de hauteur.


    Notre Dame de Paris a été le théatre de nombreux évènements historiques. Victor Hugo lui a consacré un roman très célèbre qui a été porté de nombreuses fois au cinéma.
     
     
     
    L'Hôtel Dieu
     
     
     
     
    L'Hotel Dieu était un ancien hôpital qui remontait au Moyen-Age.
      
    Il était établi sur la rive donnant sur le petit bras de la Seine. Au XIXème siècle, sa vétusté et même son insalubrité est telle que sa démolition était inévitable.
     
     
     


    Le nouvel Hotel Dieu est reconstruit de 1868 à 1878 par l'architecte Diet à la demande de Napoléon III, il se situe de l'autre côté du parvis de Notre-Dame par rapport à l'ancien. Il occupe, sur une surface importante, un quadilatère défini par le parvis de la Cathédrale, la rue d'Arcole, la Seine et la rue de la Cité.


    Son architecture est caractèristique du Second Empire, c'est un hôpital, ses bâtiments ont donc une allure austère. A l'intérieur, une longue cour centrale débouche sur une grande chapelle.
     
     
     
    La Préfecture de Police
     
     
     
     
    La Préfecture de Police a été créée en 1800. Elle se voit affecter les locaux de l'ancien hôtel des Premiers Présidents du Parlement dans la rue de Jérusalem.
      
      
    Ces locaux deviennent bientôt trop exigus et en 1844 on y ajoute l'hôtel de l'ancienne Chambre des Comptes. Cet ensemble s'élève sur l'emplacement de l'ancienne Abbaye Saint Martial, fondée par Saint Eloi au VIIème siècle.
      

    Les réaménagements de Paris par Haussmann touchent aussi l'île de la Cité. En 1863, il fait construire une caserne pour accueillir la Garde Républicaine. En 1871, l'insurrection de la Commune de Paris provoque l'incendie des locaux de la Préfecture de Police. Celle-ci se voit alors attribuer les locaux quasi neufs de la Caserne de la Cité.


    Pendant la Seconde Guerre Mondiale, c'est dans la Préfecture de Police, le 19 août 1944, qu'est déclenchée l'insurrection contre les Allemands. Celle-ci allait conduire, une semaine plus tard, à la Libération de Paris.
     
     
     
    Quai des Orfèvres
     
     
     
    Le Quai des Orfèvres à gauche, la Seine et au fond la place Saint Michel
     
     
    Ce quai, du Sud de l'île de la Cité, tire son nom de la présence de joaillers aux XVII et XVIIIèmes siècles. La Police Judiciaire s'est installée sur le Quai des Orfèvres, le long de la Seine, dans des bâtiments du Palais de Justice reconstruits aprés l'incendie de 1871 provoquée par l'insurrection de la Commune de Paris. Les aventures du Commissaire Maigret et de nombreux feuilletons télévisés ont rendu célèbre les bâtiments du Quai des Orfèvres.
     
     
     
    L'ile Saint Louis
     
     
     
    L'île Saint Louis, à droite le pont métallique qui rejoint l'île de la Cité
     
     
    L'île Saint Louis a conservé son allure des XVII et XVIIIèmes siècles, avec des ruelles assez étroites et des maisons anciennes dont certaines conservent des cours intérieures.
      
      
    On est toujours étonné du calme qui règne dans l'île Saint Louis par rapport à l'agitation des deux rives voisines de la Seine et de l'île de la Cité.
      
    L'activité commerciale est réduite et se limite à quelques restaurants et à un célèbre glacier: Berthillon.
      

    A l'origine, l'île Saint Louis est issue de la fusion de deux îlots de la Seine: l'île Notre-Dame (ou Sainte Marie) et l'île aux vaches en aval. Ils ont été réunis à partir de 1614 par l'ingénieur Christophe Marie (qui a laissé son nom au Pont Marie) assisté de Le Regrattier et Poulletier (qui ont laissés leurs noms à des rues de l'île).
      
      
    L'entreprise fut rendue difficile par les exigences démesurées des Chanoines de Notre-Dame propriétaires des terrains des îlots. Les discussions et contestations ont duré prés de vingt ans pour se terminer en 1634. Le Pont Marie est achevé en 1635, à partir de là Parlementaires et riches Bourgeois Parisiens vinrent s'établir dans l'île.
      
      
    De nombreuses constructions ont alors été réalisées sur des plans de Le Vau.
      
      
    Sur le Quai d'Anjou, on peut aller voir l'Hotel Lambert qui a été construit en 1640 par Le Vau et décoré par Le Brun et Le Sueur. Voltaire y a séjourné à l'invitation de la propriétaire de l'époque, la Marquise du Châtelet. On compte plusieurs autres Hotels des XVII et XVIIIèmes siècles, l'Hotel d'Astry, l'Hotel de Jassaud, l'Hotel de Lauzun, l'Hotel Chenizot, ... Il y a également beaucoup de maisons de cette même époque. L'église Saint Louis en l'île a été réalisée en 1644 par Le Vau, c'est cette église qui a laissé son nom à l'île.
     
     
     
    Le Pont Marie
     
     
     
    Le Pont Marie et le Quai d'Anjou sur l'île Saint Louis
     
     
    e Pont Marie joint le Quai Bourbon, sur l'île Saint Louis, au Quai de l'Hotel de Ville sur la rive droite de la Seine. Il a été réalisé par Christophe Marie, Entrepreneur Général des Ponts sous Henri IV puis sous la Régente Marie de Médicis, il en a gardé le nom. cet ouvrage s'insérait dans le plan, beaucoup plus vaste, de réaménagement de l'île Saint Louis.
      
      
    La première pierre du pont a été posée par le Dauphin Louis (futur Louis XIII) en 1609. Les Chanoines de Notre-Dame ayant élevé des difficultés, l'ouvrage ne put être terminé qu'en 1635.
      
    Comme le montre la photo ci-dessus, il présente un léger dos d'âne avec des niches au dessus du bec des piles. A l'origine il portait des maisons dont les rez de chaussée étaient à usage commercial, elles ont disparu au XVIIIème siècle.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
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  • L'Exposition Coloniale de 1931 à Paris

    du 15 mai au 15 novembre 1931

     

     

    L’Exposition coloniale internationale de 1931 s’est déroulée dans le Bois de Vincennes . Elle est inaugurée par le ministre français des Colonies, Paul Reynaud, le président de la République Gaston Doumergue et du commissaire général de l'exposition le maréchal Hubert Lyautey.

     

    Pavillon de l'Afrique Équatoriale

    Affiche de l'Expo Des Pavillons de l'Expo

     

     

    Pavillon de l'Afrique Équatoriale

    voir en grand format la Passerelle des Palmes et Ponts d'eau

     

         

    vues de nuit colorisées 

      vues de nuit

     

     

     

     

    l'Afrique Noire 

    l'Afrique du Nord

      

      

     

     

     lieux de l'Expo

     

     

     

     

    Pavillons d'Asie 

    le temple d'Angkor

      

      

     

      

      

    vues aériennes 

      

    Cette manifestation marque l'apothéose de la IIIe République qui voulait convaincre l'opinion publique du bien-fondé des conquêtes coloniales.

    Les lieux concernés concernent une grande partie de l'Afrique noire et de Madagascar, de l'Afrique du Nord, de l'Indochine ainsi que de la Syrie et du Liban.

    Bilan: 33 489 902 visiteurs et 12 000 exposants.

    L'Exposition a laissé un musée. La Galerie d'Art est devenue Musée Colonial, puis Musée d'Art Africain et Océanique. Ce dernier musée a été fermé et la collection transférée au Musée des Arts Premiers du quai Branly  ouvert en 2004 .

     

    Les Expositions Universelles à Paris :  1855 - 1867 - 1878 - 1989 - 1900 

    l'Exposition des Arts décoratifs de 1925  - l'Exposition des Arts et techniques de 1937

     

     

    L'art Nouveau : accueil   -   plan du site 

      

      

    sources :  http://lartnouveau.com/art_deco/expo_coloniale_1931.htm

      

      

      

      

     

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  • L'Exposition des Arts Décoratifs 1925

    Pavillons internationaux

     

     

     

    Pavillon de l'Italie

    Pavillon de l'URSS Pavillon de la Suède

     

    Pavillon de la Belgique

    Pavillon Tchéco-Slovaque Pavillon de la Pologne

     

    Pavillon de la Grande Bretagne

    Pavillon des Pays Bas Pavillon du Japon

     

     

      

    accueil de l'Expo

    -  vues de nuit

    - Pavillons régionaux

     lieux de l'expo 

    - Pavillons français  

    - Pavillons de boutiques 

     

     

     

      

    accueil art nouveau  -   plan du site 

     

     

      

      

    SOURCES :

      

    http://lartnouveau.com/art_deco/cpa_expo_

    1925/pavillons_pays.htm

     

     

     

      

      

      

      

      

     

     

     

     

     

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  • L' Exposition Universelle de 1867 à Paris

    du 1er avril au 3 novembre 1867

     

    L'exposition Universelle de 1867 s’est tenue autour et sur le Champs de Mars où est construit un gigantesque édifice ovale dans et autour duquel se retrouvent quantité de petits pavillons nationaux et industriels.

    Elle a été présidée par le Prince Napoléon, son organisation résulte de l'impulsion donnée par de grands noms de l'industrie française et du gouvernement de Napoléon III.

     

    Extérieur de l'édifice ovale

    intérieur de l'édifice ovale

     

    L’exposition joua un rôle d'importance dans le développement du mouvement ouvrier de l'industrie française, développement dont l'exposition de 1867 constitua une étape majeure.

    C’est le début de l’organisation d'expositions coloniales qui permirent à la population de découvrir les territoires français dans le monde, ainsi que leurs habitants.

    C'est à l'occasion de l'exposition universelle de 1867, que les premiers bateaux-mouche firent apparition. Le constructeur naval lyonnais Michel Félizat, qui remporta un concours, construisit une trentaine d'exemplaires de ses bateaux à passagers dans ses ateliers implantés dans le quartier de la Mouche (d'où leur nom)

    Bilan de l'Expo: 15 millions de visiteurs.

     

    Les Expositions Universelles à Paris :  1855 - 1878 - 1989 - 1900 

      l'Exposition des Arts décoratifs de 1925

    l'Exposition coloniale de 1931 - l'Exposition des Arts et techniques de 1937

      

      

    SOURCES : http://lartnouveau.com/belle_epoque/paris_expo_1867.htm

      

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  • L' Exposition Universelle de 1900 à Paris

    du 15 avril au 12 novembre 1900

     

    L'Exposition Universelle de 1900 est organisée entre la Place de la Concorde et du Champs de Mars

    L'Art Nouveau y est à l'honneur, les Petit Palais et le Grand Palais , de même que les entrées du Métropolitain entrées du Métropolitain de d'Hector Guimard sont des exemples représentatifs de ce courant

     

     
    Porte place de la Concorde

    voir en grand format 

    De la Concorde au Champs de Mars

     

    L'Exposition du Champs de Mars au Trocadéro

     

     
     

    Le Palais de l'électricité au Champs de Mars

     

     

     

     

    chromos le Vieux Paris

     

     

    chromos les Palais

    photos lieux dans Paris 

     

     

      

      

    Inaugurée par le président de la République Emile Loubet

    Elle accueille des pavillons somptueux et rend hommage au siècle qui s'achève et célèbre le nouveau qui s'annonce riche en découvertes et en progrès techniques.

    L'Exposition couvre les Champs Elysées , l'esplanade des Invalides, les quais, le Trocadéro , Le Champs de Mars au pied de la Tour Eiffel avec plus de 36 portes d'entrée.

    La plus importante est située place de la Concorde, elle est surplombée d'une figure allégorique "Ville de Paris", oeuvre de M. Moreau-Vauthier.

    Bilan: 50 millions de visiteurs, 7 600 exposants, superficie 1,12 km² coût pour l'état 2 000 000 de francs, les films cinématographiques ont été dévoilées pour la première fois.

     

    Les Expositions Universelles à Paris :  1855 - 1867 - 1878 - 1989 

     l'Exposition des Arts décoratifs de 1925

    l'Exposition coloniale de 1931 - l'Exposition des Arts et techniques de 1937

     

    Documents.

     

    Cartes postales de Paris dans les années 1900 et photos dans les années 2000 - Diaporama à visualiser ou télécharger sur l'Expo

     

    Liens internet.

     

    lemog.club.fr  Projet de reconstruction de l'expo en 3D, nombreuses photos de l'Expo de 1900

    Paris 1900 célébration en 2000 par le ministère de la culture : les grands travaux faits pour l'Expo

     

     

    accueil art nouveau -  plan du site

      

      

      

      

    Sources : http://lartnouveau.com/belle_epoque/paris_expo_1900.htm

      

      

     

     

     

     

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  • L'Exposition Internationale Paris 1937

    Pavillons de pays

     

    Cette exposition est restée surtout célèbre par l'affrontement symbolique qui y eut lieu entre le pavillon de l'Union soviétique (avec sa colossale sculpture de l'ouvrier et la kolkhozienne) et celui de l'Allemagne hitlérienne (gigantesque et surmonté de l'aigle nazi) qui se font face de part et d'autre du pont d'Iéna.

     

    le Pavillon de la Belgique

    Le Pavillon des Etats-Unis le Pavillon de l'Italie

     

    les Pavillons de la Suisse et l'Italie

    Le Pavillon de l'Egypte le Pavillon de l'Angleterre

     

    Le Pavillon de Hongrie

    le Pavillon de l'Irak Le Pavillon de Roumanie

     

    Le Pavillon de l'Autriche

    le Pavillon de la Norvège Le Pavillon du Portugal

     

    le Pavillon Suisse

    Le Pavillon du Danemark Le Pavillon tchèque

     

     accueil de l'Expo 1937 

     

     

    SOURCES : http://lartnouveau.com/art_deco/expo_1937/pavillons_pays.htm

      

     

     

     

     

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  • Les jardins du Trocadéro - Paris 16e

    Cartes postales des années 1900

     

       
    Le Trocadéro et jardins en 1900   vu du ciel du Palais de Trocadéro suite  

     

     

     Les jardins tu Trocadéro en 1900

    statues déplacées 

     

    ruine des Tuileries aile du Palais vue de la tour Eiffel

     

    Eléphant (Frémiet)

    Rhinocéros (A. Jacquemart)  

     

    Taureau

    Tableau de Georges Dantu 1933

     

      

      

      

      

    Devant le Palais de Chaillot dans les jardins du Trocadéro se trouvaient des statues en bronze.

    Un rhinocéros réalisé par Alfred Jacquemart (1824-1896) a été transféré devant le Musée d'Orsay

    Un éléphant réalisé par Emmanuel Frémiet (1824-1910) a été transféré devant le Musée d'Orsay.

    Un cheval réalisé par Pierre-Louis Rouillard (1820-1881)a été déplacé devant le Musée d'Orsay.

    Un Taureau réalisé par Auguste Cain a été transféré à Nîmes, avenue Jean Jaurès.

     

     les jardins du Trocadéro actuel - le Palais du Trocadéro en 1900

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • L'Exposition Internationale Paris 1937

    Lieux de l'Expo dans Paris

     

       

    Trocadéro - Iéna - Tour Eiffel

       Le Palais de Chaillot

     

    Le petit train au pied de la Tour Eiffel

    Place de l'Alma

    Fontaine du Trocadéro

     

    Parc d'attraction aux Invalides

    Place de Concorde Parc d'attraction aux Invalides

     

     

     Fontaine du Trocadéro -Tour eiffel

     

     

       
     

    Le petit train dur le pont d'Iéna

     

    accueil de l'Expo 1937 

    les bords de Seine - Pavillons de pays - Pavillon des colonies

     Pavillons français - Pavillons des provinces françaises - vues de nuit

     

    Sources : http://lartnouveau.com/art_deco/expo_1937/lieux1.htm

     

     

     

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  • L'Exposition Internationale Paris 1937

    Les bords de la Seine

      

     

    Pavillons allemand et belge

    Le pont d'Iéna  

     

     

    accueil de l'Expo 1937 

    Pavillons de pays -  Lieux dans Paris - Pavillon des colonies

     Pavillons français - Pavillons des provinces françaises - vues de nuit

     

    sources : http://lartnouveau.com/art_deco/expo_1937/les_bords_de_seine.htm

     

     

     

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  • L'Exposition Internationale Paris 1937

    Pavillons des provinces françaises

     

    Pavillon des Pyrénées- Atlantique - Béarn Pavillon de Picardie

    Rue de Strasbourg

     

     

    La place centrale

    Pavillon de la Lorraine Pavillon de Marseille - Provence

     

     

    Pavillon Artois - Flandres

    Pavillon de l'Auvergne  

     

       
     

    Pavillon de la Picardie

     

     

     

    Pavillon de la Champagne

     

     

     

    accueil de l'Expo 1937 

    les bords de Seine -  lieux dans Paris - Pavillon des colonies

    Pavillons étrangers - Pavillons français - vues de nuit

      

    SOURCES : http://lartnouveau.com/art_deco/expo_1937/pavillons_provinces.htm

      

     

     

     

     

     

     

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    Paris autrefois-Vie quotidienne-La Seine à Paris -

     

    La Seine à Paris au XIXe siècle
    (D'après A travers le monde, paru en 1895)

    La Seine, nous apprend la géographie, est un fleuve de France qui en traverse la capitale Paris après avoir reçu son affluent la Marne. En Parisien qui se respecte, nous avions atteint un certain âge sans éprouver le besoin de nous munir d'autres renseignements que ces données classiques.

    Mais que faire en été à moins qu'on n'excursionne ? La campagne ? non, pour rien au monde ; mais le souvenir d'anciens voyages poussés assez loin vers le nord de la France, en des endroits nommés, pensons-nous, Joinville, réveilla en nous des velléités de canotage, et voilà comment, un beau matin de septembre, nous nous lançâmes dans un yacht à la découverte de terres inconnues.


    Promenade en barque sur la Seine.
    Ferdinand Heilbuth (1826-1889)

    Pour le premier jour nous voulions remonter le fleuve, nous lancer sur ses flots bleus, afin de pouvoir nous donner l'illusion d'un vrai voyage.

    Notre expédition partit sous les auspices les plus favorables, saluée du bourdonnement joyeux de toute une bande de gens qui voguaient vers l'île de Robinson. Mais déjà le sentiment austère de notre mission s'emparait de nous : l'horizon, à notre nord, est barré par la haute structure du Point-du-Jour, ses arches innombrables hardiment profilées sur le ciel ; puis au-dessous de l'encadrement sombre d'une arche nous découvrons Paris. C'est là le véritable objet de notre voyage. Notre cœur palpite et nous commençons à croire qu'il faut sortir de Paris pour apprécier tout le charme d'y rentrer.

    Salués par le geste auguste de la statue de la Liberté qui garde si superbement le cap extrême de l'île des Cygnes, nous arrivons bientôt après à la véritable entrée de Paris, à ce splendide péristyle qui s'étend depuis les bâtiments de la dernière exposition jusqu'au Trocadéro en passant par le phare qui brille tout là-haut à 300 mètres au-dessus de la Seine.

    Le panorama ensuite se déroule : nous voyons des ponts, des ponts, une longue file de péniches dévidant un grave monôme derrière un petit remorqueur, puis plus loin une profondeur imposante de façades sévères – le Louvre – rejoignant au fond une véritable toile de décor moyen âge tout hérissée de flèches, de clochetons, de dômes : la Cité vons notre course en longeant la berge à droite. Notre décor du fond grandit.

    Près du pont des Arts, à quelques mètres de nous, deux blanchisseurs amateurs frottent énergiquement de douteuses chemises et de problématiques chaussettes. Étonnez-vous donc de la saveur de l'eau de Seine ! Au débouché du pont des Arts nous manquons d'être pris entre un lourd bateau omnibus et une guêpe à corsage blanc tout empanaché de fumée. Un coup de barre nous dérobe à ces deux intrus et, bientôt après, ayant contourné l'abside de Notre-Dame, nous nous engageons dans des eaux déjà un peu moins tourmentées. Dans le lointain, d'ailleurs, point déjà la station terminus de notre voyage : les régiments de tonneaux de Bercy.

    Quelques brasses encore et nous abordons dans notre port d'attache où nous mettons pied à terre avec toute la joie de vieux loups de mer qui rentrent d'une traversée au long cours.


    Marché aux fleurs le long de la Seine
    Georges Stein (1818-1890)

    L'eau a ses charmes, mais le vélo a bien aussi les siens, et nous voulions que le nôtre fût de la fête. Il nous attend au port. Nous nous dirigeons vers lui, et bientôt nous filons avec rapidité. Qu'il fait bon traverser un air plus vif, plus fouetté par la brume humide de l'eau ! Aussi bien nous en avons vu, des bateaux, et assez pour le restant de notre vie !

    Donc, plus de bateaux ; c'est à vélo que nous voulons visiter maintenant les bords de la Seine et tout ce qui les décore ; après quoi, pedibus cum jambis, nous nous mêlerons au monde hétérogène qui grouille sur ses berges et leur donne leur vie propre. Appuyant sur la pédale, nous parvenons bien vite au dédoublement des deux bras de la Seine ; la Morgue est là, mais nous préférons obliquer à droite, filant à côte des bateaux de pommes, et passer rapidement en revue ce bel édifice tout flambant neuf, blanc et or, avec des lions en bronze a toutes ses portes, qu'on nous dit être l'Hôtel de Ville de Paris.

    Nous débouchons sur la place du Parvis-Notre-Dame. Nous filons encore un peu, nous nous arrêtons net, nous nous retournons, et alors... nous admirons : Notre-Dame est devant nous !

    Notre bicyclette appuyée contre le parapet, nous nous laissons nous-mêmes envahir par l'émotion qu'éveille au plus profond de notre être ce spectacle nouveau pour nous. Notre tribut d'admiration payé de bon cœur, nous ne pouvons plus jeter qu'un coup d'œil distrait sur les cubes de maçonnerie de la Préfecture. Un virage à droite nous transporte le long de la Conciergerie. Un autre virage à gauche nous fait apercevoir, dans un petit coin bleu, perdue dans un fouillis de maisons, la flèche toute dorée de la Sainte-Chapelle. Puis, en un emballage, nous arrivons à la statue du bon roi Henri.

    Voici le pont des Arts, si mouvementé et d'une animation qui emprunte un cachet tout particulier au passage des seuls piétons ; c'est aussi un endroit aimé des flâneurs, des ambitieux qui contemplent là-bas l'Institut, des gens qui viennent se jeter à l'eau, et de ceux qui viennent y admirer le décor de la Cité. Filant tout le long du Louvre, nous traversons à fond de train la place de la Concorde et débouchons bientôt au pied de la tour Eiffel. Reportés sur la rive droite par le pont de Grenelle, nous faisons au Point-du-Jour une arrivée sensationnelle.

    Nous mettons pied à terre à cet endroit : le rôle de notre bicyclette s'arrête là, et à pied maintenant. Nous nous mêlons aux groupes, déjà nombreux à cette heure, qui circulent sur la berge.

    Le débarcadère du bateau amène incessamment du monde nouveau. la foule grossit, va, vient, rit, chante et s'entasse – groupant pour un Watteau moderne, un autre Départ pour Cythère – Robinson.

    Hélas ! que ne puis-je vous suivre vers ces rivages heureux ! Mais j'ai conscience de mon rôle d'explorateur, je le remplirai jusqu'au bout.

    La vie générale des bords de la Seine n'est inconnue d'aucun des nombreux badauds que possède notre capitale.

    Combien passent des heures à suivre les cascades de sable dégringolant de la banne soudain déclenchée des grues qui vont plonger leurs bras gigantesques au sein des lourds chalands ! Trié, égrené, criblé, mis par petits tas, le sable est ensuite chargé à grandes envolées de pelle dans le tombereau massif attelé d'un cheval plus massif encore. Mais, pour massive qu'elle est, la vaillante bête va tout à l'heure, en quelques coups de collier, faire démarrer l'énorme charge, puis, après un peu de souffle en haut, s'acheminera vers la nouvelle maison en train de s'édifier là-bas à l'autre bout de Paris. Il rencontrera en route des amis pareils à lui, traînant les gravats de cette même construction, qui vont aller se décharger là-bas, eux aussi, dans d'autres chalands qui les emporteront Dieu sait où : c'est ce qu'on appelle poétiquement un cycle.


    Chevaux s'abreuvant dans la Seine derrière Notre Dame
    Jules Jacques Veyrassat (1808-1893)

    On connaît aussi les files de chalands à perte de vue, les débardeurs passant carrément, à leur aise, sur l'étroite passerelle de 20 centimètres, un panier de 50 kilogrammes de charbon en équilibre sur l'épaule. Mais ce que l'on connaît moins, c'est la vie des habitants de la berge. Le premier type, c'est incontestablement le pêcheur à la ligne, s'hypnotisant avec une rare patience devant son morceau de bouchon. Ce qui abonde aussi, ce sont les amateurs de baignades libres, chevaux, chiens et enfants.

    Les chevaux se baignent un peu partout ; ceux qui possèdent des charretiers révolutionnaires s'en vont en pleine Seine au risque de perdre pied à chaque instant et de boire plus que ne peut supporter même un estomac de cheval. Les autres, les pacifiques, les soumis, vont doucement se mouiller le dessous des sabots dans les abreuvoirs réglementaires. Les chiens n'ont pas, en général, pour la baignade, la même docilité que les chevaux.
    On doit pour les convaincre employer des moyens plus violents ; d'ailleurs, à peine à l'eau, ils s'empressent de regagner le rivage, et, sans manifester de rancune, vont malicieusement s'ébrouer contre l'auteur de leur plongeon. Quant aux enfants, pour les voir il faut les surprendre, car ils bravent effrontément la pudeur et les arrêtés du préfet.


    Bouquinistes le long de la Seine, vue de Notre Dame
    Édouard Léon Cortès (1882-1969)

    Nous passons à côté d'un tas de vieilles loques qui s'étalent informes dans un éparpillement de fumier à moitié desséché. Notre ami, d'ailleurs « select » mais défiant, s'approche avec précaution et tâte cela du bout de sa canne : le tas s'agite, grogne, se soulève et nous révèle une face humaine flétrie de misère, bouffie de fatigue, qui nous regarde nous éloigner avec ahurissement.

    Les approches du boul' Mich' et du quartier Latin nous sont annoncés par une bande joyeuse qui barre toute la largeur de la berge. En passant sous le pont, belle occasion pour réveiller l'écho par des rires à pleines dents !

    Mais en cette vie, tout n'est pas que gaieté. Deux minutes plus loin, notre attention est attirée par des groupes qui se pressent sur la berge ; des barques sillonnent le fleuve, des mariniers fouillent le lit avec de longues gaffes : un homme vient d'enjamber le parapet, et s'est précipité là. Des minutes longues, interminables, se passent, les mariniers des trois barques jurent à corps perdu, car les effets trouvés sur la berge n'accusent pas une victime bien appréciable ni ne promettent une pêche bien fructueuse. Enfin l'un s'écrie : « Ah ! je le tiens ! » Il tire sur sa gaffe, se met à genoux, et saisit par le pantalon, dernier costume du noyé, le corps qui flotte maintenant à la surface.

    C'est bien un miséreux : pourquoi le mettre dans la barque ? On l'attache sous les bras, on l'amarre à la barque et on le traîne à la remorque, épave inerte, la tête submergée. Arrivé à terre, hissé tant bien que mal, il est étalé sur le sol et reste là. Vit-il ? Est-il mort ? Cela n'a aucune importance. Les gamins, l'air effaré, se bousculent pour voir ; d'autres plus importants expliquent aux nouveaux venus ; un gardien de la paix contemple mélancoliquement le corps. On se décide enfin à recouvrir cette pauvre loque humaine des autres loques qui la vêtaient. Tout cela est entassé tant bien que mal. Le gardien fait « circuler », puis on attend le commissaire qu'on est allé chercher – comme dans la chanson.

    Heureusement sur les berges de la Seine qu'à côté des gens qui meurent il y en a aussi qui vivent et qui même y gagnent leur vie. De toutes les professions qui s'y exercent, il en est d'aristocratiques, il en est de prolétaires. Les premières sont représentées par les bouquinistes, établis tout là-haut sur le parapet, au grand air et à la lumière. Un peu bohème, un peu littéraire, un peu inexpert, le marchand de bouquins n'a pas son pareil pour vendre vingt francs le bouquin qui vaut vingt sous, et à céder pour vingt sous le Bollandiste hors de prix.

    Sur la berge même, nous trouvons d'autres négociants en gros, les marchands de pommes, dont le ren­dez-vous général est le quai de l'Hôtel-de-Ville. Puis nous passons à des types particuliers, mais formant encore de quasi-corporations, les cardeurs de matelas en tête. Leur installation en plein air a des allures de petite usine. Du personnel, des fûts de marchandises vides, des machines, rien n'y manque. La division du travail y est parfaitement observée. Tandis que les uns peignent la laine, d'autres tressent le crin en longues nattes qui tout à l'heure détirées, effilochées, mises en écheveaux, iront prendre place dans le vaste sac de toile à rayures voyantes que l'artiste en couture agrémente de jolis pompons de laine blanche.


    Baigneur de chiens

    Moins nombreux sont les batteurs de tapis, qui, quoique non groupés en association, opèrent par groupes de deux.

    Les tondeurs de chiens en général sont isolés, ce ne sont que quelques rares qui ont collaborateur et pignon sur rue. Ils occupent d'ailleurs un échelon plus élevé que le laveur de chiens, qui, lui, est un pauvre trimardeur, qui s'en va, flânant au soleil sur les quais, essayant de « faire » quelque bon bourgeois dont il flatte la vanité de propriétaire par quelques compliments bien sentis sur la beauté de sa bête, – un animal de race, – il s'y connaît !

    Plus bas, toujours plus bas, le cycle se rétrécit. Voici le barbier ambulant, le « figaro » parisien. Ici on rase pour un sou ; l'eau est là toute prête, monsieur, et le patient peut aller y rafraîchir sa face ensavonnée. Le commerce, d'ailleurs, est actif et la concurrence acharnée. A la boutique en face, l'administration fournit le linge, la lessive est là qui sèche au grand air. Aussi la clientèle afflue et attend patiemment que s'écoule la traditionnelle « petite minute » du coiffeur. Plus bas encore ! Voici la manufacture libre de tabac. Après toute une semaine de chasse patiente mais fructueuse à la terrasse des cafés, le ramasseur de bouts de mégots vient s'installer à son comptoir, étale sa marchandise à l'état brut et ne tarde pas à être entouré d'amateurs qui suivent l'opération avec intérêt.

    La matière première est triée, déchiquetée en filaments. Les amateurs attendent de plus en plus nombreux. La fabrication prend tournure et la marchandise soigneusement étalée a un air des plus appétissants. Elle n'attend plus que la vente, qui est si active qu'au bout de quelques minutes l'heureux fabricant n'a plus qu'à plier bagage, tandis que tout autour flamboient les brûle....-bouche prolétaires ou les cigarettes des raffinés.

    Nous sommes arrivés tout à fait au bas de nos petits métiers et n'allons plus trouver maintenant au fil de l'eau que les chiffonniers d'espèces variables, depuis le vieux professionnel entassant philosophiquement dans sa hotte tout le résidu de la vie qui gronde en roulant sur le pont au-dessus de sa tête.


    tondeurs de chiens

    Ses moments de joie sont ceux où il trouve dans son capharnaüm quelque numéro d'un journal quelconque peu défraîchi. Il garde cette surprise pour sa femme, la pauvre vieille qui opère pour son compte un peu plus loin et s'est fait une spécialité de la ferraille, ou pour quelque autre compagnon de misère, tel que le fruitier d'occasion qui là-bas sur la berge très soigneusement trie des tas de légumes douteux et avariés ramassés au petit jour sur le carreau des Halles.

    La vie de tout ce peuple de miséreux décroît à mesure que nous nous éloignons du vieux Paris. Au delà du pont des Saints-Pères elle disparaît, la berge elle-même n'est plus qu'intermittente et c'est par le quai que nous devons reprendre notre marche un peu plus pressée. Le jour tombe en effet, l'ombre gagne déjà la Seine et le pied de la Tour qui élance sa flèche dans une auréole de lumière mourante. Quelques minutes après on ne distingue plus qu'avec peine les bateaux passant sur les derniers reflets que renvoie le miroir de l'eau. Partout ici et au loin s'allument les lumières.

    C'est la nuit.


    (D'après A travers le monde, paru en 1895)

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  • Paris autrefois-Vie quotidienne-Les greniers parisiens
     
      
    LES GRENIERS PARISIENS
     
     
    (D'après Tableau de Paris, paru en 1782)
     
     
     
    Parlons d'abord de la partie la plus curieuse de Paris, les greniers.
      
    Comme dans la machine humaine le sommet renferme la plus noble partie de l'homme, l'organe pensant, ainsi dans cette capitale le génie, l'industrie, l'application, la vertu occupent la région la plus élevée.
      
    Là, se forme en silence le peintre ;
      
    là, le poète fait ses premiers vers ;
     
    là, sont les enfant des arts, pauvres et laborieux, contemplateurs assidus des merveilles de la nature, donnant des inventions utiles et des leçons à l'univers ;
      
    là, se méditent tous les chef-d'œuvres des arts ;
    là, on écrit un mandement pour un évêque, un discours pour un avocat général, un livre pour un futur ministre, un projet qui va changer la face de l' état, la pièce de théâtre qui doit enchanter la nation.
      
    Allez demander à Diderot s'il voudrait quitter son logement pour aller demeurer au Louvre, et écoutez sa réponse. Presque point d'hommes célèbres, qui n'aient commencé par habiter un grenier.
     
     
     
    J'y ai vu l'auteur d'Émile, pauvre, fier et content. Lorsqu'ils en descendent, les écrivains perdent souvent tout leur feu ; ils regrettent les idées qui les maîtrisaient lorsqu'ils n'avaient que le haut des cheminées pour perspective. Greuze, Fragonard, Vernet, se sont formés dans des greniers ; ils n'en rougissent point, c'est là leur plus beau titre de gloire.
      
      
    Que le riche escalade ces hautes demeures pour y apporter quelques parcelles d'or, et tirer un profit considérable des travaux de jeunes artistes pressés de vivre et encore inconnus. Le riche est utile, quoiqu'il soit dirigé par l'avarice, et qu'il cherche à tirer parti de l'indigence où languit l'ouvrier ; mais puisqu'il a fait le voyage, qu'il frappe à la porte voisine... osera-t-il entrer ?
      
      
    Les horreurs de la misère vont l'investir et attaquer tous ses sens : il verra des enfant nus qui manquent de pain ; une femme qui, malgré la tendresse maternelle, leur dispute quelques aliments ; et le travail du malheureux devenir insuffisant pour payer des denrées que grève le plus cruel des impôts.
     
     
     
    On a falsifié la nourriture du misérable, et il ne mange presque plus rien tel qu'il est sorti des mains de la nature.
      
    Le cri de l'infortuné retentit sous ces toits entr'ouverts et ressemble au vain son des cloches dont il est voisin, qui ébranle l'air et s'évanouit ; la langueur le consume, en attendant que l'hôpital s'ouvre et l'engloutisse.
      
    Quand cet infortuné s'éveille le matin pour recommencer ses pénibles et infructueux travaux, il entend le char de la fortune, qui en rentrant fait trembler la maison.
      
      
    L'homme opulent et débauché, voisin du malheureux par le local, éloigné de lui à mille lieues par le cœur, se couche, fatigué du plaisir, lorsque l'autre s'arrache au sommeil.
      
    Le riche a perdu ou gagné sur une carte ce qui aurait suffi à l'entretien d'une famille entière, et il ne lui vient point à l'idée de soulager les souffrances de son semblable.
     
     

    L'écrivain est souvent placé entre ces contrastes frappants, et voilà pourquoi il devient véhément et sensible ; il a vu de près la misère de la portion la plus nombreuse d'une ville qu'on appelle opulente et superbe ; il en conserve le sentiment profond.

      

    S'il eût été heureux, il y a mille idées touchantes et patriotiques qu'il n'eût pas eues. Orateur du plus grand nombre, et conséquemment des infortunés, il doit défendre leur cause ; mais la défend-on quand on n'a pas senti le malheur d'autrui, c'est-à-dire, quand on ne l'a point partagé ?

     
     
    (sources "chroniques d'autrefois")
     
     
     
     
     
     
     
     
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  • Paris autrefois-Vie quotidienne-LES CARRIERES DE PARIS

     

    Carrière sous le Val de Grâce à Paris.

    LES CARRIERES DE PARIS

    (D'après Tableau de Paris, par Louis-Sébastien Mercier, paru en 1782)

     

    Pour bâtir Paris dans son origine, il a fallu prendre la pierre dans les environs ; la consommation n'en a pas été mince. Paris s'agrandissant, on a bâti insensiblement les faubourgs sur les anciennes carrières ; de sorte que tout ce qu'on voit en-dehors, manque essentiellement dans la terre aux fondements de la ville : de là les concavités effrayantes qui se trouvent aujourd'hui sous les maisons de plusieurs quartiers ; elles portent sur des abîmes.

     

    Il ne faudrait pas un choc bien considérable, pour ramener les pierres au point d'où on les a enlevées avec tant d'effort ; huit personnes ensevelies dans un gouffre de cent cinquante pieds de profondeur, et quelques autres accidents moins connus, ont excité enfin la vigilance de la police et du gouvernement ; et de fait, on a étayé en silence les édifices de plusieurs quartiers, en leur donnant dans ces obscurs souterrains un appui qu'ils n'avoient pas.

     

    Tout le faubourg Saint-Jacques, la rue de la harpe, et même la rue de Tournon, portent sur d'anciennes carrières, et l'on a bâti des pilastres pour soutenir le poids des maisons. Que de matière à réflexions, en considérant cette grande ville formée, soutenue par des moyens absolument contraires ! Ces tours, ces clochers, ces voûtes des temples, autant de signes qui disent à l'œil : ce que nous voyons en l'air manque sous nos pieds.

    La carrière souterraine de Port-Mahon est une des plus anciennes carrières de Paris. Son exploitation remonte au 15ème siècle. Elle a été classée monuments historiques le 4 janvier 1994.

    La plaque gravée dans le mur a donné son nom à la carrière: Chemin du Port-Mahon

     

     

     

    Carrières de Paris - Le cabinet minéralogique Saint Jacques

    Le cabinet le plus connu de Paris est le cabinet Saint-Jacques. Il a été construit par Gambier-Major en plein centre du réseau de carrière du GRS (Grand Réseau Sud), à deux pas des fausses catacombes de Denfert-Rochereau, en fait des ossuaires dans d'anciennes carrières.

    Les banquettes latérales servaient de présentoir aux curiosités géologiques du site. Au centre de la salle, un escalier factice matérialisait la superposition des bancs calcaires du lieu. Chaque marche portait un échantillon. À l'origine, le nom de chaque banc de roche était inscrit sur le devant de chacune des marches mais cette salle, trop passante, a eu raison de ces détails.

    On peut retrouver sur certains cabinets plus difficiles d'accès de telles informations.

    source: site web de la Zedou

     

    La plus belle galerie taillée dans la masse du grand réseau sud des carrières souterraines de Paris

      

      

    Cet endroit est appelé le "bain de pied des carriers" mais c'est surtout le premier forage géologique creusé sous Paris, dans la plus vieille carrière médiéval qui soit, à deux pas des catacombes officielles de Denfert-Rochereau: Port-Mahon.

      

     

    Puits, le bain de pieds des carriers.

     

      

    Cet endroit est appelé le "bain de pied des carriers" mais c'est surtout le premier forage géologique creusé sous Paris, dans la plus vieille carrière médiévale qui soit, à deux pas des catacombes officielles de Denfert-Rochereau: Port-Mahon.

      

     

    Carrières de Paris - La tombe de Philibert Aspairt

    Sur la tombe est inscrit:
    À la mémoire de Philibert Aspairt perdu dans cette carrière le 3 Novembre 1793 retrouvé onze ans après et inhumé en la même place le 30 Avril 1804.

    Philibert Aspairt est probablement le portier de l'hôpital du Val de Grâce. On a retrouvé sur lui un trousseau de clef. Mais à cette époque, c'était la révolution française et sa disparition n'a inquiété personne.

    Philibert a été retrouvé à 50m d'une sortie

      

     

    Carrières de Paris - La fontaine des Chartreux.

    La salle de la fontaine des Chartreux a été construite en 1819. L'ordre des moines Chartreux avait déjà disparu lors de la révolution française. Il y a un magnifique escalier à double rampe qui donne accès à la fontaine. Plus loin, une échelle d'étiage sert à mesurer les variations de hauteur de la nappe phréatique. La fontaine aurait été construite par l'inspection générale des carrières souterraines pour approvisionner en eau les travailleurs souterrains.

     

     

     

     

    La superbe voûte à double ogive de la carrière d'Herblay, aux 5 cavages. Scan de négatif Kodak Gold Ultra. 20s à f1/5.6 au 28mm.

    Les carrières d'Herblay s'étendent sur plus de 14km de large et quelques centaines de mètres de profondeur, à flanc de coteaux le long de la Seine.

    En 1776, l'exploitation de nouvelles carrières souterraines à Paris était interdite. Il a fallu prendre de la pierre ailleurs. C'est pour cette raison que la carrière fût appelée "Carrière impériale" ou encore "Carrière de la ville de Paris". On construisit de nombreux monuments parisiens avec cette pierre car elle était de grande qualité (le fameux banc royal).

    Parmi les monuments construit, il y a eu Le panthéon de Paris, le ministère de la marine place de la Concorde, la gare de l'Est, l'hôtel de la monnaie ainsi que de nombreuses statues au château de Versailles.

    Le réseau de la carrière d'Herblay a été excessivement exploité. Le plafond est fragile et les murs séparants les galeries sont très fins. Pour consolider la carrière, on a ajouté de nombreux piliers et confortations.

    Plus tard, comme beaucoup de carrières souterraines, elles ont servi de champignonnière dans les années 1980. Les ouvriers ont creusé des couloirs supplémentaires entre les différents petits réseaux de carrière.

    Quelques années plus tard puis elles ont été progressivement abandonnées. La dernière champignonnière a fermé en 1995.

    Depuis 2003, l'association "Herblay patrimoine" a entrepris de rendre publique les visites de la partie des Anglais avec la fameuse voûte en double ogive et les jolis bassins.


      

    Carrière de Meudon, dite carrière d'Arnaudet ou du docteur Arnaudet

     

     

    Carrières de Paris - Le réseau situé sous l'hôpital du Val de Grâce.

    À côté de l'escalier Mansart, dont le nom a été choisi en référence à l'architecte François Mansart, auteur de nombreux travaux de consolidation sous l'hôpital du Val de Grâce.

    Une plaque indique la profondeur de la carrière souterraine avec une très grande précision: Hauteur 58 pieds et 6 pouces soit 18 mètres 9969.

     

    Une plaque gravée dans les carrières de Paris.

    Chemin de fer de Sceaux prolongé dans Paris.
    La consolidation des carrières existantes sous la voie
    du chemin de fer a été commencée le 25 février 1892
    sous la direction de M. O. KELLER
    ingénieur en chef des Mines Inspecteur général des Carrières.
    par M. G. HUMBERT ingénieur des Mines
    et achevée le 1er mai 1893

     

    Carrières de Saint-Cloud, sous le parc du trocadéro

    Les carrières de Saint-Cloud (du calcaire grossier) servent de pierre à bâtir. Le grand fronton de la colonnade du Louvre est en partie fait avec cette pierre. Le restant vient de la carrière de Saint-Leu d'Esserent. On a aussi utilisé la pierre pour construire le château de Saint-Cloud, situé à quelques dizaines de mètres de la carrière.

    Les murs de consolidation de la carrière ont été partiellement démontés pour récupérer de nouvelles pierres. Elles devaient servir à rénover le château de Saint-Cloud au 19ème siècle. Mais conséquences d'un grand incendie, les fondations furent rasées. Les pierres volées sont devenues inutiles.

     

    Carrières de Paris - Le cabinet minéralogique Saint Jacques

      

     

     

    Une forêt de piliers dans le petit niveau inférieur de la carrière de Port-Mahon.

     

      

       

    Ossuaire - ces squelettes ont été installés dans ces carrières - (anciennement cimetière des innocents les Halles)

     

      

    Ossuaire - ces squelettes ont été installés dans ces carrières - (anciennement cimetière des innocents les Halles)

     

    La carrière souterraine de Port-Mahon est une des plus anciennes carrières de Paris. Son exploitation remonte au 15ème siècle. Elle a été classée monuments historiques le 4 janvier 1994.

    La plaque gravée dans le mur a donné son nom à la carrière: Chemin du Port-Mahon

     

      

     

    Une plaque gravée dans les catacombes de Paris:

    Optima quæque dies miseris mortalibus ævi.
    Prima fugit, subeunt morbi, tristisque senectus:
    Et labor, et duræ rapit inclementia mortis.
    Georg. Virgil.lib III V.66.

     

     

     

     

     

      

      

      

    (source "chroniques d'autrefois")

    lien détaillé http://www.urban-exploration.com/exploration-urbaine/index.php?ln=FR&m=0&page=2&r=ROCHEREAU

      

      

     

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    Tourisme et Histoire - Paris - Balade à Montmartre


     

    Ruelles et escaliers de Montmartre


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    Théâtre de l'Atelier

    Sur la place Charles Dullin, ce sont les pièces des plus grands auteurs qui ont été créées au théâtre de l'Atelier de Jean Anouilh, Marcel Aymé, Françoise Sagan, René de Obaldia à Friedrich Durrenmatt...
    Aujourd'hui encore le théâtre maintient une grande qualité dans le choix de ses auteurs et de ses comédiens.


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    La librairie des Abbesses

    Passage obligé de tous les Montmartrois amateurs de livres, la Librairie des Abbesses, toute de rouge revêtue, est née de la volonté et de l'enthousiasme de Marie-Rose Guarniéri. Une librairie indépendante qui fait bouger la création littéraire.


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    Le Bateau Lavoir

    Résidence d'artistes depuis le début du XXe siècle, peintres et écrivains s'y retrouvaient, Le bateau Lavoir vit naître le cubisme et d'illustres peintres y travaillèrent comme Henri Matisse, Georges Braque, Fernand Léger ou Constantin Brancusi. Après la seconde guerre mondiale, les artistes lui préférèrent la Ruche à Montparnasse. Une partie de l'édifice est aujourd'hui inscrite aux monuments historiques.


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    Les Deux Moulins

    Les Deux Moulins c'est un petit café de quartier devenu mondialement célèbre pour avoir servi de décors en 2001 au film "Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain". Depuis le café a retrouvé ses habitudes et sa quiétude, Montmartrois et touristes s'y côtoient dans une ambiance bon enfant.

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    La boutique des Anges



    Les anges ont leur adresse à Paris, la boutique leur est entièrement consacrée... bijoux, accessoires de maison, lampes, bibelots, carterie, librairie, bougies et même créations artisanales.


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    L'Elysée Montmartre

    Depuis deux siècles, l'Elysée Montmartre propose aux noctambules les plus belles fêtes parisiennes dans sa salle de bal à l'atmosphère magique. De bals masqués en combats de boxe, aujourd'hui l'établissement accueille des concerts de rock et son bal du samedi soir, programmé tous les 15 jours, est devenu un rendez-vous immanquable.


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    La Halle Saint Pierre

    Dédiée à l'art brut, populaire et contemporain, la Halle Saint-Pierre, un édifice au style Baltard, abrite un musée, une galerie, une librairie, un auditorium et un café. Ses expositions temporaires et manifestations culturelles mettent en lumière les formes les plus inattendues de la création.

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    La Case de l'Oncle Paul

    La Case de l'Oncle Paul propose toute une multitude de guirlandes à composer soi-même. Mais pas n'importe quelles guirlandes, des guirlandes faites de boules de toutes les couleurs, spécialement fabriquées en Asie. Le tout donne un concept store de quartier original, plein de peps et de bonne humeur.

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    Le Moulin de la Galette

    Dernier vestige de cette époque lointaine où la Butte comptait 14 moulins à moudre le blé, et où les meuniers vendaient la galette, petit pain de seigle accompagné d'un verre de lait, le Moulin de la Galette rappelle également Renoir qui y a peint le célèbre tableau "Bal du Moulin de la Galette". Aujourd'hui devenu restaurant, le Moulin propose de dîner dans un cadre chaleureux et contemporain.

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    La rue Lepic

    Il flotte une atmosphère de village dans la rue Lepic. Particulièrement commerçante, c'est sans doute la rue la plus parisienne et la plus typique des rues de Montmartre.

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    Le Moulin Rouge

    Cabaret mythique du boulevard de Clichy, le Moulin rouge agite les nuits parisiennes depuis 1889. Si le cancan de La Goulue, Jane Avril ou Nini patte en l'air encanailla les lieux et fut immortalisé par le peintre Toulouse-Lautrec, le Moulin rouge d'aujourd'hui renoue avec la grande tradition de la revue de Music-Hall, au programme : plumes, strass et paillettes.

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    Boutique Vintage

    Design, verre, céramique, luminaire, objets insolites, c'est tout l'univers des années 1950 et 1970 que l'on retrouve dans cette boutique de la rue Yvonne le Tac.

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    Musée de l'Erotisme

    Nombreux sont les artistes à avoir été inspirés par l'érotisme, et c'est au pied de Montmartre, à Pigalle, quartier à la réputation sulfureuse, que le musée de l'érotisme leur rend hommage. Ouvert en 1998, le musée regroupe des expositions permanentes sur l'art sacré, populaire et contemporain ainsi que sur l'histoire des maisons closes.

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    Le Vrai Paris

    Au cœur des Abbesses, la brasserie-rôtisserie Le Vrai Paris est une adresse bien connue des habitués du quartier à toute heure de la journée, pour un brunch, un déjeuner sur le pouce, un apéro entre amis ou un copieux dîner.

     

     

     

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    Sofkipeut

    Chez Sofkipeut, on voudrait tout acheter, de grandes besaces pour hommes, des pochettes ultra féminines, des accessoires colorés et des tissus jolis, gais et élégants. Les modèles de la créatrice Sophie de Saulieu sont nés de sa volonté de créer des sacs originaux, uniques, personnalisés, aussi pratiques que gais.

     

     

     

    SOURCES : http://acoeuretacris.centerblog.net/rub-tourisme-et-histoire-.html

     

     

     

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