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    Les plus beaux musées du monde - Carnavalet - Paris -

     

     


    En plein cœur du Marais à Paris, dans l’un des quartiers les plus anciens et les plus prestigieux de la capitale, se niche le musée Carnavalet, consacré à l’histoire de Paris. Il occupe deux hôtels particuliers : l’Hôtel Carnavalet et l’hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau, laissant ainsi aux visiteurs plus d’une centaine de salles à explorer et des milliers d’objets, peintures, et maquettes à découvrir.






    Hôtel Carnavalet





    Hôtel le Peletier de Saint-Fargeau


     

    Bien que l’aspect extérieur du musée ne reflète pas sa richesse, dans la cour intérieure on peut admirer l’architecture qui n’a quasiment pas changé depuis le XVIIe siècle. La cour intérieure est ornée d’une sculpture d’Antoine Coysevox qui représente Louis XIV en mémoire d’un festin solennel offert au roi le 30 janvier 1687.







     

    Plus que centenaire, le musée Carnavalet a accumulé un nombre impressionnant d’œuvres en tout genre. On compte plus de 2000 peintures, 20 000 dessins, 150 000 photographies, 800 pièces de mobiliers et des milliers de vestiges archéologiques.
    Le fond gallo-romain est d’ailleurs conservé dans l’orangerie, une immense pièce très agréable percée de grandes fenêtres.






    L'orangerie


    Il n’y pas de sens de visite défini. Un plan reste nécessaire pour éviter de se perdre tant il y a de pièces, d’autant plus que vous passez d’un hôtel à un autre en passant par le lycée Victor Hugo entre les deux !


    Les collections sont rassemblées par époque (de la Préhistoire à la période gallo-romaine, le XVIe, le XVIIe, le XVIIIe, le XIXe, le XXe et la Révolution française). Le choix est donné au visiteur d’aller voir ce qui lui plait.


    Les Arts décoratifs sont à l’honneur grâce à des reconstitutions d’intérieurs parisiens avec le mobilier d’époque. On s’y croit tellement qu’on aimerait être projeté dans les siècles passés pour revivre ces moments de faste et de luxe.







     

    Le XXe siècle n’est pas oublié avec le magnifique don du joaillier Fouquet qui a laissé au musée sa boutique très exotique dans les décorations.
    Autre pièce de renom, la salle de bal Wendel, peinte par José Maria, est un petit bijou. Ne manquent que les musiciens… Enfin, citons des noms célèbres qui ont laissé une partie de leur mobilier au musée : le bureau de Madame de Sévigné, la chambre de Proust, ou le fauteuil mortuaire de Voltaire.






    Salle de Bal Wendel


    Les collections du musée Carnavalet sont en lien étroit avec le monde littéraire. On y retrouve de nombreux portraits de Lamartine, Michelet ou Alphonse Daudet.






    Alphonse de lamartine


    Les collections révolutionnaires disposent d’objets nationalement connus comme le Serment du jeu de Paume, la Déclaration des Droits de l’Homme ou la Démolition de la Bastille.






    Serment du Jeu de paume


    Remontons le temps jusqu’à la Préhistoire. De nombreux vestiges archéologiques ont été retrouvés dans les sous-sols parisiens. Etonnant, des pirogues du néolithique ont été débusquées près d’un ancien village à Bercy. Elles sont exposées dans l’orangerie, près des bronzes romains et des fibules mérovingiennes.





    Pirogues


    L’évolution et l’urbanisation de Paris est contée par une série de tableaux depuis le Moyen-âge jusqu’à nos jours. On comprend alors comment se sont imbriqués de grands monuments comme le Louvre, les Invalides ou le Pont-Neuf avec les zones résidentielles.
    Les grands personnages de l’histoire de la capitale trouvent ici leur place, qu’ils soient issus du monde politique, littéraire ou mondain.


     

      

    Histoire du musée

    Le nom Carnavalet est une transformation du nom d’un gentilhomme breton nommé François de Kernevenoy dont la veuve acheta l’Hôtel en 1578. Un siècle plus tard, Madame de Sévigné résida dans ces locaux jusqu’à sa mort en 1696.





     

    La Ville de Paris achète l’hôtel Carnavalet en 1866 avec l’idée d’y installer un musée sur l’histoire de la capitale. Mais un terrible incendie à l’Hôtel de Ville détruisit de nombreuses œuvres ; il faudra attendre 10 ans pour que le musée ouvre enfin ses portes. Le fonds archéologique sera la première étape, puis les objets révolutionnaires, les peintures, et la reconstitution de décors.
    L’ajout de la bibliothèque historique entraîne un manque de place dans l’hôtel, d’où le rachat du bâtiment adjacent : l’hôtel Le Peletier. T

    ous les éléments de mode furent déplacés au musée Galliera.

     

      

     

    Les plus beaux musées du monde - Carnavalet - Paris -

     

     

     

    Le musée Carnavalet

    Musée de l'histoire de Paris, le musée Carnavalet est installé dans deux hôtels particuliers du Marais (entrée 23 rue de Sévigné, IIIe). Il conserve des collections évoquant la vie quotidienne et intellectuelle de la capitale, de la préhistoire à nos jours.




    Salle XIXème

    Alors que l'on reconnait Napoléon dans le grand tableau au fond de la pièce, il faut aussi prendre le temps d'admirer les objets et peintures de cette salle qui montre bien le Paris du XIXe siècle.





    Mobilierdu duc et de la duchesse de Gaète

    Martin Gaudin devint duc de Gaète lorsqu'il fut nommé ministre des finances de Napoléon 1er puis régent de la Banque de France sous Louis XVIII. Il se maria en 1822 à l'âge de 70 ans! On suppose que la plupart de ce somptueux mobilier, de style Empire et Restauration, a été acquise lors de son mariage. A noter le portrait de Gaudin en uniforme de ministre à gauche et d'Eugénie Goujon, devenue la duchesse de Gaète, tout au fond de la pièce.






    la petite chambre de Proust

    Ces meubles ont tous appartenu à Marcel Proust (1871- 1922) à l'époque où ce dernier affectionnait beaucoup les soirées mondaines. Peu après, il se retira chez lui pour écrire, recouvrant ses murs de liège pour lui assurer un silence permanent. C'est dans ce modeste lit de laiton qu'il écrivit couché et de nuit une bonne partie d’"A la recherche du temps perdu", un chef d'œuvre littéraire.






    Le quartier du Marais

    Souvent très apprécié des touristes ou même des Parisiens en balade, le quartier du Marais est l'un des plus anciens de Paris. En attestent les différents tableaux d'époque exposés dans le musée.






    Salon bleu Louis XV

    Les boiseries, provenant de l'hôtel Brulart de Gentis, ont été remontées en 1923 au musée.




    L'entrée du musée

    L'entrée du musée se fait au 23 rue de Sévigné, à l'hôtel Carnavalet, mais le musée continue jusqu'au 29, englobant le lycée Victor Hugo.




    Salon jaune Louis XV

    Les boiseries proviennent du salon de musique de l'hôtel Stuart d'Aubigny et furent restaurées dans le style Louis XV. Les meubles sont du XVIIIe, à l'exception de la harpe du luthier Naderman des années 1780.






    Paris au XVIème siècle

    L'hôtel Carnavalet accueille ici des œuvres d'art et du mobilier contemporain de sa construction. Au centre, on remarque une table de changeur qui servait à compter et ranger les espèces.






    Au hasard du musée

    La qualité du contenu du musée Carnavalet est à la hauteur du bâtiment. A noter que le musée n’occupe pas moins de deux hôtels particuliers reliés par le lycée Victor Hugo.






    Les allégories

    Sur la façade du musée Carnavalet, on peut observer entre chaque fenêtre de grandes figures sculptées en bas-relief. On reconnait les quatre allégories des quatre éléments ainsi que des divinités.






    Paris au XIXème siècle

    Près de l'orangerie, on peut accéder aux salles XIXe qui permettent de constater la richesse culturelle et artistique de Paris à cette époque. On y trouve de nombreux paysages de la capitale, des portraits de personnages célèbres et de nombreux objets d'époque.






    la cour intérieure du musée

    Il faut traverser les cours intérieures des hôtels Carnavalet et Le Peletier de Saint Fargeau qui se rejoignent par le lycée Victor Hugo grâce à une galerie de liaison.






    Collection archéologique

    L'histoire de Paris remonte à la Préhistoire. Déjà, des hommes vivaient sur ce qui allait devenir Parisii, une tribu gauloise, qui donnera naissance au nom Paris.






    Galerie Sévigné

    Madame de Sévigné a vécu à l'hôtel Carnavalet de 1677 à 1696. Pas étonnant donc d'y trouver une galerie à son nom. D'autant plus que les boiseries sont les seules de l'hôtel conçues pour elle. On l'aperçoit dans le tableau au fond de la pièce.






    L'orangerie

    L'orangerie abrite les collections archéologiques du musée Carnavalet. Bronzes romains, pirogues néolithiques ou fibules gallo-romaine, voici Paris comme vous ne l'avez jamais vu. L'orangerie de l'hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau fut construite à la fin du XVIIe siècle sur l'emplacement de ce que l'on nommait le Petit Arsenal. La pièce, très lumineuse, est percée de douze fenêtres en symétrie. Le fronton extérieur représente l'allégorie de la Vérité.






    Le Paris des écrivains

    Les meubles exposés dans cette reconstitution de la chambre de Marcel Proust permettent d'imaginer les décors des 3 domiciles qu'il occupa après la mort de sa mère en 1905. Les plaques de liège rappellent celles qui recouvraient les murs de la chambre du 102, boulevard Haussmann, et l'on retrouve le lit à barreaux de son enfance, le paravent chinois, la bibliothèque et le portrait de son père.

     






    Hôtel Le Peletier de Saint Fargeau

    L'escalier d'honneur du XVIIe siècle : sa rampe en fonte, l'une des premières réalisées dans ce matériau, fut forgée d'après un dessin de Bullet. Elle adopte la forme d'une succession de balustres, surmontés d'une frise de coquilles.






    Les jardins

    Parterres de broderie, buis taillés, massifs fleuris : les jardins de Carnavalet dénombrent plus de 2 000 espèces végétales. Vous pourrez vous reposer au calme dans ce jardin à la française, au milieu des tulipes, des monnaies du pape et des giroflées, selon la saison.






    La Victoire du Châtelet

    Cette statue est l'original de la Victoire qui trône au sommet de la fontaine du Palmier, place du Châtelet. Elle est exposée dans la cour du musée. La fontaine, qui tient son nom des feuilles de palmier qui ornent sa colonne, avait été construite à la gloire des victoires napoléoniennes en 1808.

     

      

     

    SOURCES

     

    http://acoeuretacris.centerblog.net/rub-Musees.html 

     

     

      

     

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      Art et ArtistesArt et Artistes

     

     

     

     

     

     

     

     

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

    Mistinguett, de son vrai nom Jeanne Bourgeois, née à Enghien-les-Bains le 5 avril 1875 et décédée à Bougival le 5 janvier 1956, est une chanteuse et actrice française.Fille d'Antoine Bourgeois, travailleur journalier de 30 ans, et de Jeannette Debrée, couturière de 21 ans, Jeanne Florentine Bourgeois est née au 5 de la rue du Chemin-de-Fer (actuelle rue G.-Israël) à Enghien-les-Bains. La famille déménage à Soisy-sous-Montmorency où elle passe son enfance.

     

    Art et Artistes

     

    Après avoir pris des cours de théâtre et de chant, elle débute sa carrière en 1885 : dans le train qui l'amène à Paris pour ses leçons de violon, elle rencontre Saint-Marcel, responsable de revue au Casino de Paris qui l'engage pour le lever de rideau.

      

      

    Elle cherche sa vocation, sa voix et son nom de scène (successivement Miss Helyett, Miss Tinguette, Mistinguette.

    Elle entre en 1894 au Trianon-Concert où elle lance

    « Max, Ah c'que t'es rigolo », mais sans grand succès.

    De 1897 à 1907, elle se produit à l'Eldorado en chanteuse comique, en épileptique, en gigolette, et y découvre petit à petit comment tenir une scène. Après avoir appris à pallier son insuffisance vocale par un brin de comédie, une mimique unique et des pas de danse, elle en sort vedette consacrée. Le public commence à l'aimer.

    Jusqu'en 1914, elle alterne pièces de théâtre, revues et cinéma muet, expériences qui lui seront profitables pour devenir finalement la « Mistinguett » telle qu'on la connaît et telle qu'elle le restera jusqu'à la fin de sa longue carrière.

    En 1909, Max Dearly la choisit comme partenaire pour créer la valse chaloupée dans une revue du Moulin rouge. Puis dans la revue La Revue c'est La valse renversante avec Maurice Chevalier aux Folies Bergère en 1912, qui donnera lieu à une histoire d'amour longue de dix ans. Le couple est surnommé par la presse « les danseurs obsédants ».Art et Artistes

      

    Lorsque la première guerre mondiale éclate, Maurice Chevalier est blessé au front et fait prisonnier en Allemagne. Voulant le faire libérer, elle se porte volontaire pour jouer le rôle d'espionne. Elle offre ses services au général Gamelin et est autorisée à circuler librement en Europe :

    elle récolte de nombreux renseignements du prince allemand de Hohenlohe[5] alors à Berne ou du roi Victor-Emmanuel III en Italie. Elle parvient à faire libérer son amant Maurice Chevalier en 1916 grâce à ses relations avec le roi d'Espagne Alphonse XIII.

     

    En 1918, elle succède à Gaby Deslys au Casino de Paris, dont elle reste la vedette incontestée jusqu'en 1925. Dans les années 1920, elle enchaîne les opérettes à succès : Paris qui danse, Paris qui jazz, En douce, Ça, c'est Paris. Durant cette période, avec successivement Harry Pilcer, Earl Leslie, Jean Gabin, Lino Carenzio, Georges Guétary, elle est la Miss des grandes revues qui feront accourir le tout Paris.

    À partir de 1916, elle s'entiche d'un tout jeune affichiste de 16 ans nommé Charles Gesmar. Jusqu'à la mort de celui-ci en 1928, il lui dessine nombre d'affiches et de costumes qui font sa gloire dans les années 1920. Il est son confident au point d'habiter sur son palier et de la surnommer « Maman ».

     

    Art et Artistes

    Elle est la vedette du grand bal d’ouverture du Copacabana Palace, à Rio de Janeiro, en 1923.

    Devenue une gloire nationale, elle chante Ça c'est Paris composé par Jose Padilla, Mon homme[8] sur les paroles d'Albert Willemetz, qui écrit aussi pour elle de nombreuses chansons et revues pour les Folies Bergère et jusqu'aux États-Unis. Image type de la parisienne, elle fut en concurrence avec Joséphine Baker. En 1937, elle tourne son premier film parlant, Rigolboche.

     

     

     

     

     

     

      

      

      

      

    Deux cent vingt sept mille entrées. - Voilà, au dernier décompte, le nombre de pages dédiées ou qui faisaient référence à Mistinguett sur le Web (août 2008). - Aussi bien dire que si l'on s'intéresse quelque peu à la chanson française de la première moitié du siècle dernier, on tombera invariablement sur cette "Reine du Music-Hall" qui sans avoir créé le genre des grandes revues, avec meneuse, danseurs et danseuses, l'a poussé jusque dans ses extrêmes limites au point où il est presque disparu avec elle.

     

    Lorsqu'elle mourut en 1956, à 81 ans, elle fit la une de tous les journaux de Paris. - On chuchotait qu'elle avait (encore !) les plus belles jambes du monde... - Et Colette disait qu'elle n'était pas une artiste du Music-Hall mais une "propriété nationale".

     

     

    Art et Artistes

     

     

    Pas mal pour une meneuse de revue qui n'avait pas de voix, savait à peine danser et dont le répertoire s'est toujours limité à une centaine de chansons [*].

      

    [*] Ce qui est un peu faux car Martin Pénet - voir ci-dessous - en rapporte, dans son Mistinguett, la Reine du Music-Hall plus de deux cent vingt sauf qu'elles ne furent pas toutes retenues et si elle a fait plus de cent cinquante enregistrements, il y a eu plusieurs doubles. En bref, le tout pourrait se résumer en quelque vingt à trente chansons toujours en mémoire mais, dans le lot de grands classiques, du genre : "Mon homme", "C'est vrai", "Ça, c'est Paris", etc.)

     

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    Elle est née Jeanne Florentine Bourgeois, au 5 de la rue du Chemin-de-Fer à Enghien-les-Bains, le 3 avril 1875, fille d'Antoine Bourgeois, journalier, 30 ans, et de Jeannette Debrée, couturière, 21 ans, et non en 1872 ou 1873 et même 1878 comme l'ont cité plusieurs dictionnaires. - Il faut retenir cette date ne serait-ce que pour se rappeler que, née en 1875, elle a eu 25 ans... en 1900 et qu'en 1900, la "Belle Époque" débutait...

    Art et Artistes

    Après des cours de chant - qu'elle sèche allègrement -, celle qui fut appelée à ses débuts Miss Hélyett puis Mistinguette (avec un "e") entre au Trianon-Concert en 1894 où elle lance "Max, Ah c'que t'es rigolo". - Pas un grand succès mais on la garde.

     

     

     

     

    Photos de Mistinguette (avec un "e")
    Collection
    Jean-Yves Patte

     

     

     

    Elle passe à l'Eldorado, en 1897, en chanteuse comique, en épileptique, en gigolette, pour y apprendre, petit à petit, à tenir une scène. ( force d'assiduité, écrira-t-elle plus tard, je suis devenue nature".) - Elle y restera jusqu'en 1907 - ayant entre temps enlevé le E final de son nom - où, après avoir appris à suppléer à son insuffisance vocale un brin de comédie, une mimique unique et des pas de danse, elle en sort vedette consacrée. - Elle a appris à se faire aimer de son public.

     

     

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    Jusqu'en 1914, elle alterne pièces de théâtre, revues et cinématographe, expériences qui lui seront profitables pour définir finalement LA Mistinguett que l'on a par la suite connue et qu'elle sera jusqu'à la fin de sa longue carrière.

    En 1909, Max Dearly la choisit comme partenaire pour créer la valse chaloupée au Moulin Rouge. Puis c'est la valse renversante avec Maurice Chevalier aux Folies Bergère en 1911, qui donnera lieu à une histoire d'amour longue de 10 ans.

    Un arrêt (si peu...) à cause de la guerre puis elle fait sa rentrée à nouveau, avec Chevalier (qu'elle a réussi à faire libérer du camp de prisonniers où il était), en 1917.

    Elle débute au Casino de Paris en 1918, reprenant la suite de Gaby Deslys, et en restera la vedette incontestée jusqu'en 1925, pour atteindre ensuite le sommet de sa carrière au Moulin Rouge dans 3 revues ébouriffantes entre 1925 et 1928.

    Durant cette période, avec, successivement Harry Pilcer (voir à Gaby Deslys), Earl Leslie, Jean Gabin, Lino Carenzio, Georges Guétary (pour ne nommer que ceux-là), elle sera la Miss des grandes revues qui feront accourir le tout Paris.

    Jusqu'à la deuxième grande guerre, elle sera la seule et unique Miss avant de disparaître peu à peu dans d'innombrables galas où son public continue à l'applaudir à tout rompre.

     

     

     

    Art et Artistes

      

      

    Quand elle mourut, elle était devenue, comme nous l'avons mentionné ci-dessus, "propriété nationale" (Colette).

    C'est peu dire d'une interprète qui fut, pendant des années, l'incarnation de la chanson française de spectacle, en France tout comme à l'étranger. Mais comme on peut le lire partout, il faut l'avoir vue.


      

      

    Filmographie

    Grande activité cinématographique pour la vedette. En effet, entre 1908 et 1928, elle tourne dans pas moins de 45 films (muets bien sur), et ne reviendra au cinéma parlant qu'en 1936. C'est beaucoup mais bien peu pour capter le magnétisme de Mistinguett.

    Le seul film parlant, Rigolboche, de Christian-Jaque nous la présente à 61 ans comme maman d'un enfant de 6 ou 8 ans (sic) mais nous permet de la voir et de l'entendre chanter "Oui, je suis d'Paris", "Au fond de tes yeux" et "Pour être heureux, chantez !"

    Restent les bandes d'actualités où, enfin, on peut voir la Miss telle qu'elle était, s'adonnant à son art suprême, celui du Music-hall. Une des plus délicieuses est le Bal des petits lits blancs en 1931 (ou 1932) où elle chante et danse "La rumba d'amour" sur le pont d'argent à l'Opéra Garnier.Art et Artistes

     

     

     

     

     

     

     


    Quelques films de la période 1908-1917

    • L'Empreinte ou La main rouge (1908) dans lequel Miss danse la valse chaloupée avec Max Dearly.
    • Fleur de pavé (1909) scène dramatique, avec Prince-Rigadin
    • Une femme tenace (1910) scène comique, avec Prince
    • Les timidités deRigadin (1910) scène comique, avec Prince-Rigadin, encore
    • Les fiancés de Colombine (1911) comédie, Mistinguett est Colombine
    • La ruse de Miss Plumcake (1911) scène comique, avec Baron fils
    • La folle de Pen'March (1912), un drame... breton
    • La valse renversante (1912), une comédie pittoresque, avec Maurice Chevalier
    • Les Misérables (1913) première adaptation complète du roman de Victor Hugo et premier grand film français de réputation internationale. Miss y tient le rôle d'Éponine.
    • La Glu (1913) d'après le roman de Jean Richepin
    • Mistinguett détective I et II (1917) quatre épisodes

    La Miss ne reprendra le chemin des studios qu'en 1927 pour L'île d'amour (sorti en 1928), puis en 1936 pour Rigolboche (voir à ce nom).

     

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    Enregistrements

    Elle en a fait environ 150, de 1920, en duo avec Louis Boucot, jusqu'en 1942 mais beaucoup de doubles, enregistrés à quelques semaines de distance, parfois, sur deux marques différentes.

     

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    Description

    Armand Bernard (1893-1968), comédien français, Mistinguette (1873-1956), chanteuse française, et Lino Carenzio (1907-1973), comédien italien, à Genève en décembre 1946.


    Mistinguett et Carenzio donnent un gala au Palais d'Hiver - actuel Palladium - le 9, tandis que Bernard joue Bichon de J. de Letraz à la Comédie.

     

     

    Mistinguett Détective

     

    MISTINGUETT DETECTIVE

     

     

     

     

    C'est à André Hugon que Mistinguett a du finalement ses plus grands succès cinématographiques de l'époque du cinéma muet.CHIGNON D'OR et FLEUR DE PARIS ont rempli les salles pendant plusieurs mois.La série MISTINGUETT DETECTIVE comprend deux épisodes tournés au plus fort de la bataille de verdun entre 1916 et 1917.Dans la première partie,précisément,elle déjoue les plans d'une "cinquième colonne" chargée d'organiser le ravitaillement de sous-matins allemands en Méditerranée.Dans la deuxième partie,un vol de documents dans un hôtel près de La Ciotat oblige Mistinguett à enquêter...

    Voir la discographie ci-jointe  

    Nous en citerons sept dont un septième qu'on retrouvera dans nos pages sur Cinquante chansons du Temps des Cerises aux Feuilles mortes ("Mon homme", version 1938 - au numéro 29).

     


     

    Elle décède le 5 janvier 1956 et repose désormais au cimetière d'Enghien-les-Bains.

     

     

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    Une plaque a été posée sur l'immeuble qu'elle avait habité au numéro 24 du boulevard des Capucines dans le 9e arrondissement de Paris.


    En 2006, la ville d'Enghien-les-Bains rend un hommage à Mistinguett . Des festivités multiples sont organisées, réunissant de multiples formes d'expression artistique. Les activités du festival incluent la projection du film Mistinguett : Mon Enghien, produit pour l'occasion par Gaumont Pathé Archives et réalisé par Christian Lamet. Ce documentaire inédit constitué d'archives et de documents rares a également fait l'objet d'un DVD en série limitée.

     

     


     

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    GEORGES ROUQUIER, réalisateur et acteur de cinéma.

     

     

     

    Georges ROUQUIER

    est né le 23 juin 1909 à Lunel Viel, dans l'Hérault, d'un père Aveyronnais et d'une mère Languedocienne.
    English Version

    Jusqu'à l'âge de cinq ans sa vie est sans histoire - simplement il se sent un peu seul. Sa mère tient une petite épicerie à Montpellier et a peu de temps à consacrer à son fils. Il en est de même pour son père, très pris par la laiterie qu'il exploite avec un de ses frères à Lunel. Le petit Georges rêve. Un de ses divertissements favoris est le cinéma qu'il a découvert parce qu'il y a une salle tout près de l'épicerie. Il n'a pas beaucoup d'argent à dépenser, aussi prend-il les places les moins chères, celles qui sont situées derrière l'écran. C'est en voyant les films à l'envers que naît en lui la passion du cinéma. 1914. La guerre éclate.

    Son père est appelé sous les drapeaux. Tout s'assombrit autour du petit Georges. Sa mère est triste et pleure souvent. Partout, on entend le mot guerre mais ce mot ne signifie rien pour Georges ROUQUIER. Cependant, il pressent que cela veut dire : malheur.

    En 1915, au mois de février, le père de Georges est tué à Verdun. Il a 33 ans, Georges 6. Tout bascule. Sa mère qui est couverte de dettes doit se séparer de l'épicerie et aller travailler chez les particuliers. Elle décide donc d'envoyer son fils passer quelques mois chez son oncle à Goutrens à la ferme de Farrebique. Georges y fait la connaissance de ses cousins et cousines qui l'accueillent comme un frère. Il y restera six mois. Puis, retour à Montpellier pour aller à l'école.

    À l'âge de 14 ans, il veut travailler pour aider sa mère. Il est embauché comme apprenti typographe dans une imprimerie de Montpellier.

    À l'âge d 16 ans, il "monte" à Paris où sa cousine Renée, qui vient de s'y installer avec son mari, le caricaturiste Albert Dubout, l'hébergera et l'aidera à trouver un emploi. Après quelques déboires, il trouvera une place de linotypiste à l'imprimerie du Droit à Choissy-le-Roi. Maintenant qu'il gagne sa vie, il peut retourner au cinéma et il fréquente assidûment ce qu'on appelait alors "Les temples du cinéma" : "LES URSULINES", le "CINÉ LATIN", et plus tard le "STUDIO 28". Il devient un cinéphile assidu et lit diverses revues de cinéma "pour être au courant de tout". Un jour, dans l'une de ces revues, il voit une interview d'Eugène Deslaw où celui-ci raconte comment il avait tourné sa "SYMPHONIE DES MACHINES" et où il précisait que ce film lui avait coûté 2500 francs. La réaction de ROUQUIER fut immédiate : "2500 francs!et il y en aurait qui ferait cu cinéma et pas moi ?" Pour économiser cette somme plus rapidement il demande à faire des heures de nuit. Et un jour, enfin, il a ses 2500 francs. Il part aussitôt dans son Midi et tourne "VENDANGES" (1929). Malgré la bonne critique de Maurice Bessy, ROUQUIER n'est pas satisfait.

    C'est la naissance du cinéma parlant. Maintenant il faut beaucoup plus d'argent pour faire du cinéma. Ses rêves s'écroulent.

    Mais en 1942, treize ans après "VENDANGES", le hasard donne une vraie chance à ROUQUIER lorsqu'il fait la connaissance d'Étienne Lallier, un producteur qui accepte de financer "LE TONNELIER". Le tournage doit avoir lieu dans le Midi. C'est l'occupation, la France est partagée en deux et passer la ligne de démarcation n'est pa une mince affaire. En 1943, au Congrès du Film Documentaire,"LE TONNELIER" obtiendra le Grand Prix ex-aequo avec deux autres courts-métrages.

    Cependant, ROUQUIER craignant d'être requis par le STO et envoyé en Allemagne décide de se jeter à l'eau et de tenter de devenir un cinéaste à part entière en acceptant des films de commande. Ainsi tournera-t-il cette même année trois courts métrages :

    "LE CHARRON", "LA PART DE L'ENFANT" et "L'ÉCONOMIE DES MÉTAUX".

      

    En 1944, Lallier lui propose de réaliser un long métrage qui s'articulerait autour des quatre saisons. Ce sera "FARREBIQUE" qui remporte outre le Prix de la Critique Internationale à Cannes en 1946, plusieurs autres prix dont le Grand Prix du Cinéma Français, la Médaille d'Or à Venise, et le Grand Épi d'Or à Rome.

    En 1948, il tournera "L'ŒUVRE SCIENTIFIQUE DE PASTEUR" avec Jean Painlevé. Ce film terminé, ROUQUIER tente de mettre sur pied un projet sur l'un des plus beaux exploits du Général Leclerc "LA PRISE DU FORT DE KOUFRA". Il n'y réussira pas.

    En 1949, il tournera "LE CHAUDRONNIER" et deux ans plus tard "LE SEL DE LA TERRE", film sur la Camargue.

    À la même époque, il réalise deux films chirurgicaux avec le Professeur Merle d'Aubigné.

    En 1952, il tourne "UN JOUR COMME LES AUTRES" pour l'office de prévention contre les accidents du travail et "LE LYCÉE SUR LA COLLINE" pour l'Éducation Nationale.

    En 1953, ce sera "MALGOVERT", le percement d'une galerie à travers la montagne entre le barrage de Tignes et de Bourg St. Maurice.

    Il tournera surtout "SANG ET LUMIÈRE", un long métrage en couleur, tiré d'un roman de Joseph Peyré,

    Le tournage, en 1955, de "HONEGGER", fut difficilecar le compositeur à qui est consacré ce documentaire était gravement malade. Ce film obtiendra le prix du Film d'Art à Venise en 1957.

    Puis, de nouveau, un film de commande, "LA BÊTE NOIRE".

    Entre 1954 et 55, il tourne "LOURDES ET SES MIRACLES", long métrage d'une heure et demi, divisé en trois parties : Témoignages - Pèlerinage et Imprévu. La caméra de ROUQUIER présente les événements et laisse au spectateur le soin d'élaborer sa propre opinion.

    Cette même année, ROUQUIER tente une fois encore l'aventure de la fiction avec "S.O.S. NORONHA", film inspiré d'un fait réel : une station de radio-guidage au large de la côte Brésilienne est attaquée par des forçats pendant que Mermoz tente de relier Natal à Dakar pour y transporter le courrier postal.

    En 1957 ROUQUIER prêtera sa voix au film de Chris Marker "LETTRE DE SIBERIE".

    En 1958, il tourne UNE BELLE PEUR", film sur la prévention des accidents chez les enfants. et "LE BOUCLIER", son troisième court-métrage sur la prévention et la sécurité.

    Au Canada, il tourne, "LE NOTAIRE AU TROIS PISTOLES", puis en 1963 "SIRE LE ROY N'A PLUS RIEN DIT".

    De 1960 à 1965 ROUQUIER tournera plusieurs films pour les Ministères et organismes officiels, tant en France qu'en Afrique....

    Il interprétera le rôle de Voltaire dans le film "MANDRIN" de J.P. Le Chanois et celui du médecin dans "NOUS N'IRONS PLUS AU BOIS" de G. Dumoulin.

    En 1967, il incarne Mathieu, rôle principal dans "PITCHI POI", d'après une œuvre de François Billetdoux, dramatique en Eurovision, tournée dans 17 pays d'Europe.

    En 1968 il est Jeff dans le film de Jean Herman avec Alain Delon, et le Procureur Général dans "Z" de Costa-Gavras. En 1972, il interprète le peintre Battestini dans "LE SECRET DES FLAMANDS". Quelques années plus tard, il se glissera dans la peau dans un autre peintre "LEONARD DE VINCI" de Pierre Lary

    Durant les années 1972-73 il est producteur de la série "LES SAISONS ET LES JOURS" pour la 2e chaîne.

    En 1976, il tourne LE MARÉCHAL FERRANT" qui obtiendra le César du Court Métrage du Documentaire.

    1981, ROUQUIER interprète deux rôles : celui du père Pivel dans une dramatique TV, puis le maître-verrier dans "L'AMOUR NU" de Yannick Bellon.

    1982-89
    ROUQUIER réalise enfin "38 ANS APRÈS", son vieux rêve de donner une suite à "FARREBIQUE. Ce sera BIQUEFARRE". Ce film obtient le Grand Prix spécial du Jury au Festival de Venise en 1983.

    Georges ROUQUIER s'éteint le 19 décembre 1989, à l'âge de 80 ans, à Paris.

     

    sources : http://www.lips.org/bio_Rouquier.asp

      

      Farrebique / Biquefarre

      
    Il n'y a que Kto, la chaîne catho, pour programmer Farrebique un après midi de semaine.
    Il faut être un chômeur invétéré pour le voir... mais quel bonheur!

    Dans l'immédiate après guerre, Georges Rouquier plante sa caméra à Farrebique, son village natal de l'Aveyron. Il en sort un film à mi-chemin du documentaire ethno-sociologique et de la fable naturaliste. Farrebique est une longue ode au monde paysan, alors immémorial. Les travaux des champs, le puis, la table des veillées, les bêtes, les mariages et les naissances, les enterrements... la vie s'écoule au rythme des saisons sur un pas de bourrée en sabots, entre copains quand le vin chauffe la tète.
     
    L'électricité arrive enfin à la ferme, pour la plus grande joie des jeunes et la défiance des anciens qui ont encore les principes de la société paysanne, autarcique et démonetarisée d'Avant : C'est cher! craignent-ils de ne pas trouver l'argent ? Les paysans comptent leurs sous et ne s'endettent pas.
     

    Tourné en décors réels, avec des acteurs du cru, la plupart de sa propre famille, Farrebique est un O. P-rojeté- N. I. dans la production cinématographique de 1946. Il devance la nouvelle vague de quinze années et les paysans acteurs de Rouquier ont visiblement influencé le jeu (?) de Jean-Pierre Léaud (ok, ça se veut une vacherie!).


    Entre Jour de fête de Tati et L'Atalante de Jean Vigo, Rouquier montre les choses qu'il connaît, avec une simplicité pourtant parfois lyrique : J’aime le documentaire, parce qu’il est l’expression cinématographique de la vérité. Farrebique est un "film vrai" parce qu’il a été tourné dans un vrai village du Rouergue avec de vrais paysans pour interprètes. Je veux faire vrai et simple explique t-il.


    Certains critiques ne se trompent pas: "Voici un film qui vivra longtemps dans la mémoire de ceux qui auront la chance, un jour, de tomber sous son charme" (The New York Times, 24 février 1948.);

     

    "Je suis de ceux qui sont sortis de la projection de Farrebique complètement bouleversés. Rares en effet sont les films où l'on sent à ce point la présence du cœur. Mais plus encore peut-être, ce qui m'émeut profondément dans le film de Rouquier, en même temps que cet amour de la nature d'une force lyrique extraordinaire, c'est sa pureté." (Marcel Carné, 4 octobre 1946);

     

    "Je tiens Farrebique pour un grand événement. Un des très rares films français qui, ait pressenti la révolution réaliste dont le cinéma avait besoin (…)Un critique cinématographique, sans doute trop distingué, se plaint dans son papier d'avoir vu les vaches bouser, la pluie tomber, les moutons bêler, les paysans patoiser, de quoi, dit-il, le dégoûter de la campagne. De quoi vous dégoûter des critiques de cinéma." (André Bazin, critique).


    En 1983, Rouquier retourne à Farrebique et plante sa caméra aux mêmes endroits. Pas tout à fait, la vieille ferme est abandonnée pour une maison moderne avec du formica. Le puis, le four à pain sont en ruine. La motorisation à gagné la campagne et les champs se sont vidés des animaux. Raoul vend sa ferme pour aller travailler en ville. Il refuse de faire des animaux en batterie, de remplir des papiers, de doser les aliments médicamenteux et les poisons insecticides.

    L'industrialisation a bouleversé un mode de vie. L'endettement est entré dans les moeurs: Il faut s'agrandir, encore s'endetter, rabbache le fils au père incrédule. Construire des bâtiment modernes et s'équiper d'une machinerie infernale. Faut-il vendre Biquefarre?


    L'argument est ténu mais ce n'est pas l'important. La narration de Rouquier est précise, il dresse un tableau en forme de réquisitoire sur le renversement des valeurs. Il n'y a rien à ajouter au montage, en parallèle, des scènes d'allaitement des veaux sous la mère, tendrement léchés, et en batterie, la tète dans un sceau, cherchant le contact, leurs cous hors des grilles des boxes. Il montre l'incarcération, le défilé des vaches et la traite à la chaîne. La force du documentariste tient dans son effacement, reste un long silence accusateur. Il croque le portrait d'une campagne désormais sans animaux, celui d'un paysan ouvrier, simple rouage d'une machine qui le dépasse.


     

    Le réalisateur est décédé à 80 ans, en 1989. Il existe dans l'écriture des sécheresses fertiles. L'écriture de Rouquier a la concision, la sérénité et la rigueur austère d'un classique. M. Morandi; Il Giorno (Venise), 1983.

    Farrebique / Biquefarre, complètement ignoré en France, est régulièrement étudié dans les universités et les écoles de cinéma américaines. Il est cité par Spielberg et Coppola comme un film essentiel dans l'Histoire du 7e art.


    Farrebique ou les quatre saisons; 1947; Grand Prix de la Critique internationale à Cannes (1946), Grand Prix du Cinéma français (1946 ), Médaille d'or à Venise (1948), Grand Epi d'or à Rome (1953).

    Biquefarre; 1983; Grand Prix Spécial du Jury au Festival de Venise 1983; Sélection à Cannes 1983

      

     SOURCES

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    Julien CARETTE
    23/12/1897 - 20/07/1966


    Acteurs


    Filmographie :




    Julien CARETTE a joué dans :

      1964 - Les Aventures de Salavin
      1963 - La Foire aux cancres
      1961 - Vive Henri IV, Vive l'Amour
      1960 - La Millième fenêtre
    1959 - La Jument verte
      1959 - Pantalaskas
      1958 - Le Joueur
      1958 - Le Miroir à deux faces
    1958 - Archimède le clochard
      1957 - Les Trois font la paire
      1957 - Le Temps des oeufs durs
      1956 - Crime et châtiment
      1956 - Je reviendrai à Kandara
      1956 - Paris Palace Hôtel
      1956 - Pardonnez nos offenses
    1955 - Si Paris nous était conté
      1955 - La Môme Pigalle
    1955 - Rencontre à Paris
      1954 - L'Amour d'une femme
      1954 - Pas de coup dur pour Johnny
      1954 - Sur le banc
      1954 - La Maison du souvenir
      1953 - Le Bon dieu sans confession
      1952 - La Fête à Henriette
      1952 - Agence matrimoniale
      1952 - Au Diable la vertu !
      1952 - Drôle de noce
    1951 - L'Auberge rouge
      1951 - La Maison dans la dune
      1951 - Sans laisser d'adresse
      1951 - Rome Paris Rome
      1950 - Pour l'amour du ciel
      1950 - Les Premières armes
      1949 - La Marie du port
      1949 - Branquignol
      1949 - Amédée
    1949 - Occupe-toi d'Amélie
      1948 - Une si jolie petite plage
      1947 - Le Mannequin assassiné
      1946 - Les Portes de la nuit
      1946 - Histoire de chanter
      1946 - L'Amour autour de la maison
      1945 - Sylvie et le fantôme
      1944 - Le merle blanc
      1943 - Adieu Léonard
      1943 - Service de nuit
      1942 - À la Belle Frégate
      1942 - Monsieur des Lourdines
      1942 - Lettres d'amour
      1942 - La Bonne étoile
      1942 - Fou d'amour
      1941 - Croisières sidérales
      1940 - Parade en 7 nuits
      1940 - Soyez les bienvenus
      1939 - Battement de coeur
      1939 - La Règle du jeu
      1939 - Derrière la façade
      1939 - Le Monde tremblera / La Révolte des vivants
    1939 - Tempête
    1939 - Menaces...
      1939 - Le Paradis des voleurs
      1938 - Entrée des artistes
      1938 - L'Accroche-coeur
    1938 - La Bête humaine
      1938 - Café de Paris
      1938 - Je chante
      1938 - La Route enchantée
      1938 - Le Récif de corail
      1938 - Les Gaités de l'Exposition
      1937 - Gribouille
    1937 - Les Rois du sport
      1937 - 27, rue de la Paix
      1937 - Lumières de Paris
      1937 - La Marseillaise
    1936 - La Grande illusion
      1936 - Marinella
      1936 - La reine des resquilleuses
      1936 - Aventure à Paris
      1935 - Fanfare d'amour
      1935 - Dora Nelson
      1935 - Une nuit de noces
      1935 - L'Heureuse aventure
      1935 - Gangster malgré lui
      1935 - Paris-Camargue
      1935 - Parlez-moi d'amour
      1934 - Ferdinand le noceur
      1934 - Mon Coeur t'appelle
      1934 - Le Greluchon délicat
      1933 - Adieu les beaux jours
      1933 - Baby
      1933 - Je te confie ma femme
      1933 - Moi et l'Impératrice
      1932 - Les Gaîtés de l'escadron
      1932 - L'Affaire est dans le sac
      1931 - Attaque nocturne
      1931 - L'Amour à l'américaine





    Biographie :

    Né le 23 décembre 1897 à Paris, dans le XVIIe, Julien Carette eut une jeunesse contrariée par une série d'échecs. Malicieux, gouailleur, œil de braise : Carette n'a jamais laissé indifférent les spectateurs et les réalisateurs. Réformé pour faiblesse de constitution, il suivit les cours des Beaux-Arts tout en occupant des emplois aussi modestes que divers dans les théâtres parisiens: accessoiriste, machiniste, souffleur. Recalé au concours d'entrée au Conservatoire, il fit quand même ses débuts à l'Odéon dans des emplois de jeune premier. Flanqué à la porte pour avoir réclamé avec insistance les six cents francs mensuels auxquels il avait droit, il fut engagé presque aussitôt par Jacques Copeau au Vieux-Colombier, où il fit ses véritables premières armes.

    "J'ai débuté au cinéma alors qu'il était encore muet : je faisais de la figuration à quinze francs le cachet. Mon premier rôle fut celui de l'assassin de François-Ferdinand. J'ai tué l'archiduc avec un revolver qui faisait un nuage de farine (pas encore de détonation c'était muet). J'ai touché cent francs.., mais je me suis fait casser la figure par la foule, à la sortie de la première, et déchirer la redingote louée pour laquelle j'avais versé quatre-vingts francs de caution.
    Le crime ne paie pas...".

    Après un premier rôle dans un film, celui de Gavrilo Princip (l'assassin de l'Archiduc François-Ferdinand), Julien Carette fait ses premières armes dans des films mineurs du cinéma muet. L'avènement du parlant révèle un accent parisien bien trempé. En 1931, on le voit dans L'Amour à l'américaine, de Claude Heymann, et dans Attaque nocturne, de Marc Allégret. Les frères Prévert lui donnent sa chance avec un rôle en vue dans L'Affaire est dans le sac. Entre 1932 et 1937, il joue dans une trentaine de films. Son phrasé reconnaissable entre tous, sa bonne humeur communicative, ses mimiques et ses réparties assurent sa forte popularité auprès du public.

    Jean Renoir lui offre alors des rôles à sa mesure. Le voilà à nouveau en titi parisien dans La Grande illusion (1937), en volontaire dans La Marseillaise, en Pécqueux, le chauffeur du mécanicien Lantier dans La Bête humaine (1938), et en Marceau, le braconnier magnifique, qui se joue du garde-chasse Schumacher, dans La Règle du jeu (1939). En 1943, c'est Pierre Prévert qui lui confie le rôle principal dans Adieu Léonard, puis dans Bonsoir Mesdames, Bonsoir Messieurs, sur des dialogues de Robert Desnos.

    A partir de 1942, il devient le comédien fétiche de Claude Autant-Lara. Dans Lettres d'amour (1942), il apparaît en maître à danser trépidant et diabolique. Dans Occupe-toi d'Amélie (1949), Autant-Lara exploite sa veine comique. Dans L'Auberge rouge (1951), aux côtés de Fernandel et Françoise Rosay, il campe avec conviction l'inquiétant patron assassin de l'auberge de Peyrebeille. Dans La Jument verte, il incarne le maire mourant.

    Sa longue carrière (il a tourné dans plus d'une centaine de films) est aussi associée à d'autres grands réalisateurs français : Henri Decoin, Marcel Carné, Yves Allégret, Jean Grémillon, Sacha Guitry, Henri Verneuil, Georges Lampin, André Cayatte... Il y joue des seconds rôles qui sauvent souvent les films moyens où il apparaît. En 1964, il tourne dans son dernier film, Les Aventures de Salavin, (Pierre Granier-Deferre).

    Le théâtre lui a permis de servir les auteurs de boulevard (Le greluchon délicat, Le roi masqué, Liberté provisoire), mais aussi Henry Bernstein, Jacques Deval, les opérettes d'André Messager et d'Oberfeld.

    Cet acteur si personnel et si brillant, si familier aussi, eut une triste fin. Atteint par l’arthrose et devenu presque impotent, cloué dans un fauteuil, le feu de sa cigarette se communiqua à ses vêtements. Il mourut ainsi, brûlé, le 20 juillet 1966, dans sa maison, au Vésinet.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Raimu, avec Harry Baur était l'un des monstres sacrés du théâtre français et le cinéma en 30 ans.

    Son vrai nom était Jules César Auguste Muraire et il est né à Toulon le 18 Décembre 1883, le fils du tisserand Joseph Marie Antoine Mucius Scaevola Muraire et Élisabeth Gouzian. Comme un enfant, Jules Auguste était très heureux de jouer les héros, dont les aventures de sa mère lui a dit, se transformant en mousquetaire, roi des pirates ou quelques pièces d'or de faux et de morceaux de rideaux déchirés.

    Comme le garçon n'aimait pas étudier, son père a décidé qu'il allait travailler dans son atelier. Mais Jules ne veut pas devenir un tisserand. Il savait très bien ce que je voulais faire dans la vie. Il voulait être Mayol, c'est à dire, Félix Mayol, le célèbre chansonnier, son compatriote. Cependant, un détail l'inquiétait. Félix Mayol avait un atout: une voix merveilleuse. Ce n'était pas le cas. Mais il savait comment remédier à cet inconvénient: il serait le chanteur comique.

    Il ya quelques mois Polin, Polin grande, est arrivé à Toulon, pour faire un gala de présentation exceptionnelle. Le Muraire ne pouvais pas perdre l'événement. La famille entière a assisté: Papa, Maman, Valentin (le frère de Jules), Jules. Ce fut une soirée inoubliable!

    Polin était alors la plus grande star du music-hall et la chanson française, spécialisée dans le genre comique troupier , c'est à dire, un comédien-chanteur vêtu comme un rookie dans la comédie évoquant le jour de la caserne. Au Casino de Toulon, Polin, «dans la chair», et a chanté ses plus grands succès, terminant la séance, le public applaudit son idole debout plus de dix minutes. Jules n'oublierai jamais ce spectacle. Sa décision a été prise. Il a suivi la carrière de Mayol, en imitant Polin.

    Jules a commencé son itinéraire comique troupier exhibant devant les bistrots et tavernes subúrdios publics dans la ville et ses environs, jusqu'à ce qu'il soit employé par le Casino de Toulon, à l'occasion d'adopter le pseudonyme de Raimut (avec un t).

    En Janvier 1909, le jeune Jules Muraire, plus que jamais prêt à faire une carrière sur scène, allez à Marseille, où il y avait une quarantaine d'établissements de spectacles consacrés à des spectacles de vaudeville et de la chanson, y compris l'Alhambra. Pour faire face à cette nouvelle phase de son pseudonyme de carrière panoramique Jules changé, se faisant appeler Rallum. Mais pas Rallum débuté bien dans l'Alhambra et le propriétaire de la salle, Paulus (qui avait été une idole du public dans les années 1880 à 1890), désolé pour le garçon, lui a pris comme un point, cette scène auxiliaires, hors de la vue du public , les joueurs rappelant va tranquillement leurs lignes respectives.

    Un jour, l'occasion de faire un retour en tant qu'acteur est venue quand il, par la force des circonstances, a dû remplacer l'acteur principal de la société, Fortune Aîné. Le public a applaudi avec enthousiasme Rallum et il était heureux d'apprendre qu'il avait choisi la bonne profession.

    À ce stade, le destin est intervenu. Son père, accro au jeu, est mort enchaîné avec la dette. Tous leurs biens ont été hypothéqués et, sous la pression des créanciers, ont dû être vendus. Son frère Valentin a déclaré que son entreprise est allée de mal en pis et il ne pouvait s'empêcher de la mère. Jules qui a dû s'occuper d'elle. Le jeune homme travaillait comme courtier et comme son frère l'avait fait, s'est imposé comme une boutique de marchand de sel à Marseille.

    Jules Muraire, vendeur, ne voulait pas entendre parler de l'art, mais souvent à la fin de la journée, aurait un verre au Petit Noailles, où ils rencontrent les artistes. Un jour, il a été envoyé à une participation à un spectacle de charité. Ses amis ont insisté et il a accepté. Jules chante quatre chansons et a été un triomphe. Décidément, il ne pouvait pas vivre sans ce sentiment, sans que l'émotion.

    Le propriétaire du Palais de Cristal est venu en coulisses pour offrir un contrat. Partie après partie à son talent et il dit une fois de changer le surnom de Raimu (sans T). Son succès est énorme, sa renommée grandit. Ils parlent de lui dans toute la région. Un jour, le fameux Félix Mayol va au Palais de Cristal pour le saluer et se termine par l'utiliser sur votre propre théâtre à Paris du Concert Mayol. Jules débuts en 1910.

    L'année suivante, Raimu est déjà dans la principale salle de musique à Paris, La Cigale Gaston Flateau. L'acteur formidable, la gloire du théâtre français, Lucien Guitry, assistera à l'exposition. Guitry Raimu applaudit longue et laisse un message dans sa loge, l'organisation pour répondre au théâtre, Sarah Bernhardt, où il a présenté. La première question qui fait Raimu Guitry: «Je me demande, monsieur Raimu, ce que vous faites dans la salle de musique ? ". Réponse Raimu: «Mais, monsieur ... Maître. Que voulez-vous que je fasse? ". Guitry dit: «Le théâtre, mon cher. Le théâtre. Vous devez représenter le théâtre .... "

    En automne, les Folies-Bergère "vole" Raimu La Cigale, en doublant son salaire. A trente ans, avait Raimu avenir devant. Mais seulement jusqu'à l'été. Le 2 août 1914, la France déclare la guerre à l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie. En tant que soldat de deuxième classe, qui fait partie Raimu à Orange afin de rejoindre son régiment. En Mars 1915, il a été renvoyé de l'armée pour cause de maladie.

    De retour à Paris, l'artiste poursuit sa carrière alternant comédies revues de théâtre (chasse VG Monsieur Georges Feydeau;. Plus ça change, avec sa maîtresse, la belle Spinelly; Faisons un rêve de Sacha Guitry, L ' Cocotte de l'Ecole des Armont et Gerbidon, un succès retentissant, Le Roi et de Flers Caillavet, Edith de Nantes Yves Mirande, d'Alphonse Daudet L'Arlésienne, Bonjour Paris! soutenus par le célèbre Mistinguett) jusqu'à ce qu'il y avait sa rencontre avec Marcel Marius Pagnol dans et comme une conséquence de la réussite de ce spectacle, son introduction dans les talkies.

    Raimu, qui avait participé (comme Rallum) dans sept films muets entre 1912 et 1917, a fait 46 films sonores, dont 22 que j'ai vu. Je ne sais pas: Blanc et le Noir / 1931, Mam'zelle Nitouche / 1931, La Chocolatière Petit / 1932, Charlemagne / 1933, J'Ai UNE Idée / 1934, Minuit, Place Pigalle / 1934, L'Ecole des Cocotte / 1935, Le Secret de Polichinelle / 1936, Les Rois aiment aussi / Le Roi / 1936, Les Jumeaux de Brighton / 1936; Rien à déclarer / Vous n'avez rien à déclarer? / 1937, A Casta Susanna / La Chaste Suzanne / 1937, Les Rois du Sport / 1937, Le Héros de la Marne / 1938, Farra Nuit / Nuit de Coco / 1939, monsieur Brotonneau / 1939, Addicted / Derniere Jeunesse / 1939, L'homme qui cherche la Vérité / 1940, L'Arlésienne / 1942, Le bienfaiteur / 1942, Les Petits Riens / 1942, du Paradis Les Gueux / 1946, L'éternel mari / L'Homme au Chapeau Rond / 1946.

    Parmi les Raimu films vous le savez, je vais mettre en évidence quelques-uns que j'aime beaucoup, à commencer par Marius , le premier exemplaire de la trilogie Marius, Fanny-César , qui a révélé au monde de Pagnol avec sa simple humanité et de chaleur, de sa Marseille le folklore, la taxe afficher le texte et les acteurs merveilleux.

    Dans le vieux port de Marseille, le Bar de la Marine est maintenu par César (Raimu), un bon gars, mais avec la colère pittoresque, vivant là avec son fils (Pierre Fresnay) Marius. Honorine (Alida Rouffe), voisin et commerçant, qui a une fille, Fanny (Orane Demazis), en amour avec Marius. Mais le gars a juste le rêve comme la mer et les grands voiliers qui va vous emmener dans des endroits lointains. Panisse (Fernand Charpin), un veuf et riche, quoique beaucoup plus âgés que Fanny, veut l'épouser. Fanny devient la maîtresse de Marius, mais l'amertume qu'il constate, contrecarré dans ses plans d'évasion, et lui demande instamment de s'engager comme marin sur un navire qui s'en va.

    Comme l'a noté Jacques Siclier, le film met en jeu des situations et des sentiments que nous pourrions décrire comme mélodramatique, si Pagnol n'a pas eu l'art de les humaniser, de les rendre naturelles. Dans les films de ce cinéaste raconte que la vérité et l'interprétation des acteurs humains. La scène dans laquelle Raimu tente de tricher aux cartes, disant à son partenaire »vous briser mon cœur», n'est qu'un des moments plusieurs anthologies du spectacle, filmé en extérieur très photogénique.

    Marius / 1931 et Fanny / 1932 respectivement, ont été réalisées par Marc Allégret et Alexander Korda, mais complété par Pagnol lui-même César / 1936 à «Trilogie Marseillaise», comédies imprégnée de beaucoup de chaleur, qui a assuré la gloire de son auteur et leurs interprètes (Raimu-César, Pierre Fresnay-Marius, Fanny-Demazis Orane, Fernand Charpin-Panisse).

    Un autre film préféré est La Femme du boulanger / La Femme du Boulanger / 1938. Aimable Castanet (Raimu), le nouveau boulanger dans le village de Sainte-Cécile, en Provence, n'a pas de rival pour faire un bon pain blanc. Sa femme (Ginette Leclerc) Aurélie, s'échappe avec Dominique (Charles Moulin), le berger du marquis de Monell (Fernand Charpin). Le malheur Baker abord amuse la communauté, mais Aimable n'a plus la force de travailler. Il s'enivre, sort du four et que vous voulez pour se pendre. Les villageois alors organisé pour ramener l'Aurélie infidèle.

    Ce paysan chronique, si plein de vérité humaine sur les autres films de Pagnol Provence, est une étude précise des réactions que provoque le malheur dans un simple homme de cœur. Le film est également sur la solidarité d'un groupe qui était caché et se manifeste en raison de l'inaction des padeiro.Toda désespoir l'intrigue tourne autour Raimu et il nous donne une de ses meilleures compositions: voir la longue scène d'ivresse il rit, chante en italien, dit des obscénités, des noyades et s'endort en larmes, lyriquement évoquant le parfum des bras de sa femme. Vous vous retrouvez à vouloir pleurer quand Aimable, n'osant pas l'adresse Aurélie en retour de leur vol, exprime sa douleur, abordant le chat, qui ont également fui.

    Dans L'Homme qui a vécu deux vies / L 'Etrange Monsieur Victor / 1938 Jean Grémillon et Les Inconnus dans la maison / 1941 Henri Decoin, Raimu avait une occasion de plus pour offrir aux téléspectateurs deux performances brillantes.

    L'homme qui a vécu deux vies vont à Toulon. Victor Agardanne (Raimu) mène une double vie: celle d'un homme d'affaires honnête et respecté durant la journée, qui la nuit devient chef d'un gang de voleurs. Victime d'une tentative de chantage, Victor tue l'un de ses complices avec un instrument pointu qui appartient à votre voisin, cordonnier Bastien Robineau (Pierre Blanche). Ceci est arrêté et condamné. Sept ans plus tard, Bastien s'échappe de prison et se réfugie dans la maison de Victor, qui propose de l'aider, jusqu'à ce qu'il soit démasqué et arrêté par la police sous les yeux incrédules de tout le quartier.

    L'aspect le plus intéressant de l'histoire est la relation psychologique entre Victor et son voisin M. Bastien. Victor est gras, plus prospère, débonnaire, marié à la belle Madeleine (Madeleine Renaud). Bastien est mince, pauvre, maussade, ridiculisé par une femme insatisfaite, Adrienne (Viviane Romance), qui astuces. Victor commet un crime et de laisser Bastien prendre le blâme. Dès son retour, Bastien est recueilli et caché par Victor et tombe amoureux de sa femme. La personne responsable de son malheur lui apparaît comme leur bienfaiteur est celui qui se sent coupable de le trahir au même endroit que le "juste" marchand lui donna asile. Raimu est magnifique, incarnant le personnage de Victor dans l'ambivalence de la nature humaine.

    Dans l'intrigue de Les Inconnus Plus de Dans la n avocat Hector Loursat (Raimu) est devenu un alcoolique après que sa femme l'a quitté pendant dix-huit ans, le laissant seul avec une fille, Nicole (Juliette Faber), dont il n'a jamais occupé . Un jour, après avoir entendu un coup, il trouve un cadavre dans sa maison. Pendant l'enquête, apprend que Nicole Loursat promenades avec un groupe de gars qui, pour conjurer l'ennui, avait fondé un «club de vols." Emile Manu (André Reybaz), le petit ami de Nicole, est chargé d'assassiner parce que la victime était un bandit, qui extorqué de l'argent au groupe. Loursat de sa léthargie habituelle, et Emile est de défendre au cours du procès, le processus d'une société.

    La première partie du film évoque l'atmosphère de la petite ville de caractère existants et les personnages. La seconde est consacrée au rôle d'un avocat alcoolique et décadent, jusque-là confinée à ses souvenirs et son amertume. Il n'a pas perdu de sa clarté et l'utilise pour défendre un jeune homme accusé d'assassiner. Raimu, regarde ivre, est presque endormi dans la cour, où les témoins opprimer son client. Enfin il se réveille et explose, disant quelques vérités dures à être digérée par les bourgeois provinciaux, qui écoutent avec admiration. Son long discours - avec cette voix tonitruante indubitable - le grand acteur offert la chance de montrer son extraordinaire talent.

    Raimu était, avant tout, un acteur instinctif et son immense popularité s'explique certainement par le fait que, grâce à sa personnalité désormais bonachã parfois colérique, chaque individu est facilement identifié avec lui. René Clair, qui l'admirait et vint l'inviter à travailler sur Le silence est d'or / Le Silence d'Est ou d' / 1947, voyaient en lui «une force vivante, que les pires journaux ne pouvaient pas détruire."

     

     

    Raimu caractères autres que moi et pas représenté hors de la mémoire sont les suivants: le capitaine de Hurluret Les Gaietés de l'Esquadron , l'escroc dans Gédéon Tafard Théodore et Cie / 1933, l'escroc dans Gédéon Tafard Ces Messieurs de la Santé / 1933, le Buck chasseur de lions et un menteur dans Tartarin de Tarascon, Tartarin / 1934, le mari cocu dans Rêvons / Faisons une Rêve 1935; Samplan de Gaspard de Besse / 1935, le riche industriel de Marseille, qui a acheté la dernière perle de la couronne de perles / Les Perles de la Couronnne / 1937, le professeur de gym dans Le Fauteuil 47 / 1937, le jury Camille Morestan de Femme Fatale / Gribouille / 1937, le maire François Patusset, qui se marie dans une Baile Carnet de / Un carnet de Bal / 1937; Legendre dans les nouveaux riches / Les Nouveaux Riches / 1938; Pascal Amoretti dans La Fille du Puisatier / 1941, le Père Bolen dans Le Duel / 1939, la Cure des Baux de Parade en septembre Nuits / 1941; professeur de musique ancienne qui devient un mendiant dans Monsieur La Souris, Hyacinthe, l'ancien soldat de l'armée de Napoléon connu comme Chabert dans La Trahison Grande / Le colonel Chabert / 1942; oncle Hector en France éternelle / Untel père et fils / 1945.

    À la fin de Novembre 1937, Raimu est décerné la Légion d'honneur. Il était rare pour un acteur à recevoir cette récompense. Jusqu'à cette date, seuls trois ont été honorés: Cécile Sorel, Le Bargy et Drane (pour son dévouement aux causes humanitaires). Raimu était quatrième.

     

     

    En 1943, Raimu, parrainé par Marie Bell, se joint à la Comédie-Française, le point culminant de sa carrière, et joue, entre autres, des morceaux classiques, Le Bourgeois gentilhomme et Le Malade Imaginaire de Molière. Mais ne vous détournez pas de caméras.

     

    Le grand acteur fait ses adieux aux fans de film seulement en 1946 et décédé le 20 Décembre de la même année, à Neuilly-sur-Seine, à 63 ans (par coïncidence, le même âge qui sont morts Harry Baur), en raison d'une crise cardiaque causée par une dose d'anesthésie, il ne pouvait pas tenir debout après une opération chirurgicale bénigne à la jambe, qui s'est tenue en raison d'un accident d'automobile.

    Sa femme et sa fille Esther, Paulette, organisé ses funérailles, qui a été suivie par des milliers de personnes... du jamais vu ! . A cette occasion, Marcel Pagnol a dit: "Vous ne pouvez pas faire un discours sur la tombe d'un père, un frère ou un fils. Vous étiez tous trois à la fois: je ne parlerai pas sur sa tombe ".

    Je vais finir cet article, en jouant le texte final de l'excellent livre de Raymond Castans, L'Impossible Monsieur Raimu (Fallois, 1999), dont nous extrayons beaucoup d'informations.

    Durant la semaine qui suit l'enterrement de son ami Marcel Pagnol est recherchée par une grande américaine, il est dit: «Je viens des États-Unis et que vous voulez connaître l'adresse de l'acteur Rai-Miou. J'ai vu plusieurs fois le film La Femme du Boulanger et je voudrais avoir l'honneur de le saluer.

    Il lui répond - cela ne va pas être possible. Il est mort la semaine dernière. "

    À ces mots, le visage du visiteur était triste et il a été profondément ému: «. Je ne peux pas croire qu'il murmurait"

    Pagnol lui raconte ce qui s'est passé. L'inconnu a voulu tout savoir. Enfin, il se lève, cherche une image-Raimu longamenta photographique et dit alors à Pagnol: «C'est un grand malheur pour notre art, dit-il, était le plus grand acteur dans le monde."

    En ce moment, le visiteur se rend compte que Pagnol n'est pas reconnu. Puis il regarde: "Je suis Orson Welles."

     

     

    sources - Le Cinéma Français

    avec son Autorisation

      

      

     

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