•  

    Vous en êtes peut-être un, vous en connaissez sûrement dans votre entourage…

    Ce qui est sûr, c’est que le "bobo de gôche" est devenu en quelques années un élément incontournable de notre société. ...

     

    A quoi le reconnaît-on ? 

     

        C’est très simple :

     il est plutôt cultivé, ( mais souvent assez limité sur le plan intelligence ) dispose d’un revenu correct, vit dans les beaux quartiers, mange assez souvent bio, ..

    chie BIO...

    BAISE BIO,

    pense BIO

    .....lit BIO Axel Kahn, Marianne, Libé…, regarde Canal Plus,

    rit aux éclats comme Marie Sophie LAPIX.... rire hystérique....

      

      

      

      

    Bave d'envie devant leur HEROS....

    le plus grand philosophe interplanètaire

    B.H.L.

      

    rit aux éclats des "vannes" de HANOUNA...de BAFFIE....

    d'ARTUR !

     

     

      

      

    est encarté au PS ou (petite variante)

    au DEBOUT LA REPUBLIQUE

    ou UDI.. sans oublier le MODEM 

    "l'esprit le "cul entre deux chaises"

    souvent UMP...

    pour le BLING BLING...

    d'où

     

    UMPS

     

    voir l'image en taille réelle 

      

      

     

    et, bien sûr, déteste (le mot est faible) 

    les FRANCAIS de SOUCHEs !

      

    Le BOBO n'aime pas du tout

    les BLONDES

    DE SOUCHE  !

     

     

    Pas à une contradiction près, il collectionne les ambiguïtés :

     

     

    • Habillé de façon "cool", il achète ses fringues dans des magasins hors de prix ! dans le MARAIS.. le plus souvent.. ou dans les boutiques FASHION style CLOCHARD de LUXE...

    • très tendance... décoiffé, limite crade....crottes de nez éparses au coin des poils du nez. surtout le matin, renifle en se grattant au niveau de la braguette, à l'emplaçement des bourses..qu'il n'a jamais eues....

      

     


     

    • Il parcourt quelquefois le bitume de sa ville en vélo… mais transporte sa famille en 4x4 ou en grosse berline pour aller au marché du coin....

    • 400 mètres.

     

    • - Il dit que les étrangers sont des gens formidables… mais n’en fréquente pas !

    • mais ne baise que des belles étrangères, dont les parents sont friqués... où des "nymphes" de night club.. mais pas plus loin...

    • après une soirée arrosée...ou "lignée" 

     

    • Il pense que les logements sociaux sont indispensables… mais n’en veut pas dans son quartier !

    •  Fervent partisan de l’école publique… il inscrit fréquemment ses enfants dans le privé !

    •  Ecolo dans l’âme… il ne peut vivre sans clim', et habite un environnement hyper high-tech !

    • Loft parqueté, vernissé, vérandalisée.. haut de gamme.

     



     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pas à une contradiction près, il collectionne les ambiguïtés : 

     

    - Défenseur de la laïcité, FERVENT ANTI CATHO de BASE

      

    ( catho = FACHO = passé de son GRAND PERE sous l'occupation qui dénonçait des juifs à la Kommandantur et faisait du marché noir....

    ou ses grands parents étaient partis juste à temps en 40

    en Amérique, où dans des Iles lointaines?...

     

     

    Pour la plupart des planqués, et mamie a couché avec un VERT de GRIS....

    pour le MYSTERE  orgasmique  et les repas améliorés   )

     

      

    il défend avec acharnement l’Islam au nom de la liberté d’expression ! mais n'épousera jamais une musulmane, sauf si elle est de famille riche... cultivée et héritable... et très présentable.

     

    Ses Parents critiquent en permanence l'ISLAM sur Facebook, mais partent en vacances au Maroc, en Tunisie

    ( dans leurs vieilles colo du temps des côlons nantis )

     ils se lachent

    ( la mère a goûté à l'exotisme berbère sous un tente quand elle était baba cool )

     

     BELLE IMAGE

     

    - Toujours prêt à dénoncer une délocalisation…

      

    il achète souvent des produits fabriqués à l’étranger ! et les fait fabriquer dans les pays pauvres... pour ne pas payer les charges sociales.... !

      

    qu'il Revend à des prix exhorbitants...s'il est lui même commerçant...

    ( a souvent DEUX NATIONALITES... très pratique pour les BANQUES …

    et en cas de coup dur...ou ses économies mises au vert....partira les feses en premier pour éviter les conflits... ANTI MILITARISTE ne pas oublier .... )

     



     



     

    Son problème est en fait très banal :

      

    il est de gauche en théorie, mais reste très conservateur en pratique. .. comme ses parents et surtout ses grand parents

     

    ( dont il attend l'héritage ) et qu'il "tape" pour ses fins de mois, où pour sa nouvelle commande Design ... pour son loft.

     

    Il a progressivement remplacé l’électorat ouvrier et populaire du PS, et s’affirme aujourd’hui comme le principal soutien aux idées  

    MAIS VIRE de BORD à la VITESSE "GRAND V"... a une nette préférence pour

    le BLING BLING, auquel il s'identifie... inconsciemment..

    adore les GROSSES MONTRES, les MARQUES DEMARQUEES..

    (un peu confuses) défendues par les socialistes.... mais s'en contrefiche royalement., mais leur bouée de secours, l'inéluctable "grandes oreilles" des Pyrénées...l'autre, "l'enfant de cœur" à la voix inaudible de Yerres.... tous les deux... les valets jockers de l'UMPS.....sont toujours de revue aux élections.

    ou le MODEM... UDI... s'en fiche... adore les demi-teintes...

     

     

     

    Pas vraiment méchant, le bobo est toujours prêt à manifester (calmement), s’exprimer (avec de jolis verbes), signer des pétitions (c’est son truc)…!!!

      

    se déplacer auprès des sans papiers...sans logement... s'habille comme les pauvres... mais avec des fringues de marque... pour faire Nature...

    coiffure grasse, rouge à lèvres dégoulinant, fume des "CLOPES" avec les

    S.D.F. pour faire VRAI...faire "PEUPLE"  mais hait les PAUVRES..

     

     LE PLUS. Nathalie Kosciusko-Morizet, cigarette à la bouche, entourée de sans abris. C'est le cliché publié dans "VSD" qui fait beaucoup parler de lui aujourd'hui. Un énième "moment de grâce" mal placé ? Un coup de com' totalement raté ? Pour Erwann Meriadec, engagé auprès des SDF, c'est surtout une démarche totalement déplacée.

     

     

    Je n’ai rien contre tirer sur une clope en compagnie de gars "sans domicile fixe". Je dirais même, "au contraire".

     

    Au détour de conversations sur les quais de gare, devant les grands magasins, aux Puces, lors de rencontres avec les amis de la rue, on offre des clopes et on en allume une aussi. Ils aiment bien.

     

    Un ange blond vénitien et son armada de photographes

     

    On cause de tout et de rien, mais surtout de ce qui les embête le plus, le lit du soir en foyer, s’il reste de la place, et de leurs  chiens qui n’entrent pas.

     

    Donc eux non plus. La rue, la rue, la rue, les cartons que donnent les commerçants compatissants, les nouveaux arrivants sur le trottoir, les disputes pour un endroit mieux abrité que d’autres, les rencontres avec les routards qui ne font que passer.

     

    Les vols et les bagarres, "les ceusses" qui picolent trop, "les ceusses" qui ont disparu de la rue, la famille qu’on ne voit pas ou qu’on a rejetée.

     

    Difficile d’entrer en contact les premières fois. Ils se méfient, à la limite vous êtes celui ou celle qui va donner "la pièce", point final. La société les a oubliés, faites en autant et pas de baratin ni de leçons ni de questions.

     

    Et puis voilà un ange blond vénitien qui descend sur les quais tirer sur une clope avec eux. Et avec une armada de photographes.

     

    Prénom : Nathalie.

    Profession : femme politique.

    Objectif : … ???

     

    Une envie subite de s'intéresser aux SDF ?

     

    Alors je vais vous dire, chère Nathalie, que votre subite envie de vous mêler à ce monde maillacé et flouté, à ce monde de crève-la-faim, semble aussi déplacé que de mettre des guêtres à un lapin.

     

    Je ne me souviens pas que vous ayez fait un geste quand les hautes instances ont confisqué une centaine de tentes mises à disposition pour les mêmes gus frigorifiés voici un an ou deux.

     

    Je n’ai pas de photo de vous en train de distribuer la soupe populaire, et je le regrette vraiment.

     

    Je vous imagine avec votre service com', à réfléchir sur la meilleure façon de sortir un scoop, "le choc des images", la grande dame pas fière ni orgueilleuse, qui descend sur les quais, qui se mélange (combien de minutes ?)

    avec les sans-abris, et qui remonte vite fait dans ses bureaux bien chauffés.

     

    Il est indécent de se servir de ces pauvres hères

     

    Il y a presque de l’indécence à ne pas agir en faveur de ces pauvres gens, mais de se servir d’une image qui n’est pas la vôtre. Cela m’ennuie parce que vous êtes d’une grande famille, d’une très bonne famille, avec une excellente éducation, l'éducation hors France du Peuple.. alors Madame... pas de cinéma !

     

    Je pense que vous avez du cœur, chère Nathalie. Il ne fallait pas vous servir de ces pauvres hères pour mener à bien votre campagne politique. Ce n’était pas une bonne idée.

     

    Allez-y, foncez donc sur des thèmes que vous connaissez, mais si vous avez envie de faire quelque chose en faveur des SDF autrement que leur offrir des cigarettes sur un coin de quai, songez plutôt que c’est un abri décent et non-provisoire qu’il faut leur trouver.

     

    Les remettre en selle déjà par un toit, parce que le froid entre par la semelle usée et par les habits mouillés.

     

    Je sais bien que vous ne souhaitez pas de conseils.

    Songez seulement que lorsque vous êtes bien au chaud, ceux-là qui ont fumé cette clope en votre compagnie, se serrent sous une porte, sur une bouche d’air chaud, et qu’ils n’ont aucun espoir de s’en sortir si les politiques continuent à les traiter en hallebardiers du fond de la scène.

     

     Prénom : Nathalie.

    Profession : femme politique.

    Objectif : 50mm !

     

     

     

      

    Sans lui, pas de grèves des profs, pas de manifs pour soutenir

    les sans-papiers ou ceux qui ne disposent pas de logement (qui sont bien souvent les mêmes)...

     

    D'ailleurs, certains "professionnels" de "l'esprit malade" ... les psychologues...les "nouveaux curés" de l'écoute......pas tous catholiques pratiquants.. ( LOL )...dont certains, sont adeptes de la "fumette" du joint avant et après.....

     

    mais BOBO COMMUNISTE...

    j'ai connu aussi.

     

     Communiste "rouge" comme le nez de BOZO le Clown....

    ou  le dard du chien....en rut.

    Socialiste... en mangeant du chou-fleur..... pour le pet - post-prandial...

    à droite, mais pas trop...... ne se mouille pas.... veut rester neutre,

    pour son petit "commerce" ( encens, fantasmes )

     


     

    Très présents dans les médias (c’est un nid),

    dans l’Education nationale, rue de Solférino,

    dans les communautés gays ou lesbiennes...

    a eu des relations homo pour raconter à ses enfants plus tard...

     

      

      

    ils ne sont pas très nombreux, mais ont "la main longue".

    Adore parler de lui, d'elle, d'alles.....de la lune, des psychotiques, des NEVROSES, en fréquentent beaucoup, l'est d'ailleurs.... souvent Maitre étalon dans un groupe de PSY. de métier..CLUB BIO....

    j'ai connu.........

      

    Se dit diplômé en Psychanalyse, psychothérapeute, souvent... mais n'a jamais mis les pieds dans la Factulté de Médecine pour obtenir un diplôme de Psychiatre.

    Déteste les VRAIS DOCTEURS !! 

      

     

    Enumère les grands "frappadingues" psycholoques des plâteaux de télévision, fantasme beaucoup sur les mâles costarisés, chauves, adulés par les journalisssses à peau lisssse des chaines télévisées...

      

      

    bouche bée devant les écrits de FREUD...cocaïnomane fervent, usurpateur durant des décennies....

    Escroc aussi, mais oui....

    qui parle de l'orgasme féminin.... en pensant à sa MERE.....

    qu'il n'a que désirée en rêve..... 

      

     

    Donne des conseils pointus sur la maternité et/où la Paternité,  mais a toujours été incapable d'enfanter, ou d'élever ses propres enfants dans l'amour simple familial.

    Fervent ADEPTE des Mères Porteuses à l'étranger....

    L.G.B.T.

    A eu beaucoup de partenaires différents,  ses catalogues, n'a jamais réussi à faire jouir le maximum de ses amoureux..... souvent familles "recomposées" selon les allers-venues hasardeuses....

     

     

    Musée Picasso © D.R.

    Ici, c’est le boboland chic et cher.

     

     

    Alors, si vous en rencontrez un, quelques conseils de base :

     

    - ne parlez pas de colonialisme,

     

    - ne dites pas de mal des "éléphants", surtout pas de DSK... c'était un complot...!! le POV !

     

    - restez évasif sur l’immigration,

     

    - ne vous exprimez pas sur l’insécurité,

     

    - vantez les mérites des profs,

     

    - lâchez deux ou trois trucs anti-M

    ARINE... là il jouït.....jusqu'à l'orgasme..!!!!!  

    le seul qu'il peut avoir d'ailleurs....

     

    - demandez-lui l’adresse d’une boutique BIO… il a une liste entière....

     

    va au marché le samedi avec son petit panier et son vélo.

     

     

    Batignolles © Rob Marquenie

    Les Batignolles, quartier du XVIIe arrondissement niché entre la rue de Rome et les voies ferrées de Saint-Lazare, l’avenue de Clichy, la rue Cardinet et le boulevard des Batignolles (avec son marché bio chaque samedi), c’est le quartier des bobos bien propres sur eux. Un petit coin plein de charme mais pas subversif.

     

     

     

    Pour les Bobos, partir en Afrique c’est?

     

     

    Un bobo ne mord pas, certes, mais il parle beaucoup.

     

    Alors, en suivant les conseils énumérés ci-dessus, vous éviterez les grandes tirades soporifiques, confuses, démagos, et complètement contre-productives.

     

    Son problème est en fait très banal : il est de gauche en théorie, mais reste très conservateur en pratique.

     

    Il a progressivement remplacé l’électorat ouvrier et populaire du PS, et s’affirme aujourd’hui comme le principal soutien aux idées (un peu confuses) défendues par les socialistes. 

      

    Très présents dans les médias (c’est un nid), dans l’Education nationale, rue de Solférino, dans les communautés gays ou lesbiennes... ils ne sont pas très nombreux, mais ont "la main longue". 

     

    Alors, si vous en rencontrez un, quelques conseils de base : 

     

    - ne parlez pas de colonialisme, il part en vacances toujours dans les pays EX colonie....en souvenir de sa JEUNESSE.... 

    Un bobo ne mord pas, certes, mais il parle beaucoup. 

     

    ADORE le FEU d'ARTIFICE à la ROCHELLE

    fief du SOCIALISME EMBOURGEGOISE

     

     

    feu d'artifice..

     

     

    Alors, en suivant les conseils énumérés ci-dessus, vous éviterez les grandes tirades soporifiques, confuses, démagos, et complètement contre-productives.

     

    VOUS SEREZ MIEUX, mais un CONSEIL...

     

    PERSONNAGES à EVITER... vous serez en PLEINE FORME !!

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Delicious Pin It

    3 commentaires
  •  

     

     

     

    La grande lessive de printemps...

    Si chacun connaît cette expression, il est fort probable que nombre d'entre nous, et pas seulement les plus jeunes, en ignore le sens premier.
      
    Remontons de quelques décennies dans le temps, au moins jusqu'au début du XXè s., voire davantage.


    Dans nos campagnes, dès les premiers beaux jours, au printemps (ou dans certaines régions deux fois l'an), les femmes se réunissent :
     
    tout le linge est porté par charretées entières à la rivière.
     
      
      
    Tout le linge sale de tout un village , que l'on a empilé dans les grenier depuis des mois : draps, nappes, serviettes, chemises, se retrouve mêlé sur la rive pour être lavé dans l'eau de la rivière par les commères.
     
      
    Ensemble, dans un esprit communautaire, elles lavent, brossent, frottent, savonnent, rincent et étendent sur l'herbe tendre et non encore souillée par les pâtures le linge soumis à l'action blanchissante du soleil.
      
     
     
     
    Rassemblées autour des plus âgées, elles participent ainsi au contrôle social.
      
      
    Il vaut mieux "laver son linge en famille", car tout apparaît alors :
      
    l'état de fortune à l'abondance du linge, l'état de santé physique, de grossesse, de propreté morale sous-entendue par la propreté physique, bref, toute l'histoire d'une famille ou du village se lit dans les taches et salissures, et lors de cette "cérémonie de la grande buée",
    on fête un peu chaque année la victoire du propre sur le sale,
    du jour sur la nuit, du printemps sur la mort, bref, de la vie sur la mort.

     

     


    Mais pourquoi tant de linge, lavé une fois l'an seulement ?
      
    Il faut se remémorer les conditions de confort de l'époque - je parle bien sur du monde paysan. Il est difficile de faire des lessives en hiver, l'eau des rivière est glacée, ou même gelée, et tout le linge ne sècherait pas dans les petites maisons où seule une
    cheminée procure un peu de chaleur.
      
    Les autres saisons, tous les travaux agraires ou domestiques prennent le temps et l'énergie de chacune, puisque la lessive reste toujours une affaire de femme.
      
    Il faut donc avoir suffisament de linge pour pouvoir tenir une année, exception faite de petites lessives intermédiaires pour quelques vêtements, surtout si l'on en a peu.
     
    Même si les habitudes d'hygiène de l'époque ne sont pas les nôtres (changer de linge de corps tous les huit jours était se changer très fréquemment), il faut toujours une belle quantité de torchons et de paires de draps pour une maisonnée.
      
    Les jeunes filles - en fonction de leur moyens - s'attacheront donc à se constituer un trousseau suffisant pour maintenir le train de vie auquel elles sont socialement destinées.
     
     
      
     
     
     
     
     
    Les plus pauvres, logeant chez leur patrons, ne sont pas concernées et se contentent - malgré elles - de peu de pièces.
      
    Dans les villes, les ouvrières, souvent pauvres également, ont peu de linge et le lavent plus régulièrement, une fois par semaine (le lundi ?) près des rivières ou dans des bateaux- lavoirs, près des lavandières de métier et des bonnes qui travaillent pour les plus riches.

     

     


    Et lorsque toutes les villageoises oeuvrent ensemble à la grande buée, comment reconnaître le linge de chacune ?
      
    On comprend donc l'utilité du monogramme brodé, qui, comme tout ce qui se fait traditionnellement, résulte au départ d'une réponse à un besoin, ce qui n'empêche pas par la suite une fonction décorative.
      
    Draps, torchons, sont marqués aux initiales de la jeune fille ou, si les fiançailles ont été assez longues, à celles des deux familles liées, la plupart du temps par la fiancée elle-même, qui trouve là moyen de prouver ses talents et sa bonne éducation... ménagère.
     
    Les chemises, les vêtements sont marqués à l'intérieur du col, ou pour les plus riches, sur la poche de poitrine gauche.

     

     


    Eh oui, à l'origine, ce n'est pas le fabriquant qui marque la poche d'une chemise, mais son propriétaire. Et pourquoi cela a-t-il changé, me direz-vous ?
      
    C'est à cause de lui : Lui, René Lacoste, que la presse américaine a surnommé "Le Crocodile", à la suite d'un pari qu'il avait fait avec le
    Capitaine de l'Equipe de France de COUPE DAVIS.
      
    Il lui avait promis une valise en crocodile si Lacoste remportait un match important pour leur équipe. Le public américain a retenu ce surnom qui soulignait la ténacité dont il faisait preuve sur les courts de tennis, en ne lâchant jamais ma proie !
      
    Son ami Robert GEORGE lui dessina alors un crocodile qui fut brodé sur le blazer qu'il portait sur les courts. Mais, me direz-vous, on est bien toujours dans le cas de figure où le propriétaire de la chemise porte sa propre marque sur son vêtement, même si ce n'est pas un monogramme. Vous faîtes les bêtes, vous répondrais-je...
      
    En 1933, René LACOSTE et André GILLIER, le propriétaire et Président de la plus grande compagnie française de bonneterie de l'époque, fondent une société pour exploiter la chemise brodée d'un logo que le champion avait créée pour son usage personnel sur les courts de tennis, ainsi qu'un certain nombre d'autres modèles de chemises conçues pour le tennis, le golf et la voile, comme en témoigne le premier catalogue édité en 1933.
     
    C'était la première fois, à ma connaissance, qu'une marque était visible à l'extérieur d'un vêtement, une idée qui a, depuis, fait son chemin.

     




    Je retiens :


    La grande lessive de printemps, également appalée "cérémonie de la grande buée", était autrefois l'occasion d'une grande fête villageoise qui célèbrait le renouveau printannier.

     

    Tout le linge de maison était alors lavé ensemble, et ces éléments du trousseau étaient brodés d'un monogramme pour en marquer l'appartenance.


    Aujourd'hui que chacun lave son linge chez soi régulièrement, cette nécéssité de marquage a disparu.

      

    Elle a cependant été reprise par les marques de prêt-à-porter, suite à l'initiative de Lacoste.

     


    Vocabulaire :

    Trousseau : Habits et linges de maison que l'on donnait à une fille pour la marier. Selon la classe sociale, celui pouvait comporter sous vêtements, draps, serviettes et torchons, mais également vêtements des domestiques.

      

    Le trousseau était généralement brodé pendant le temps de fiançailles par la jeune fille au chiffre (= blason, monogramme) des deux familles qui s'unissaient.

    Marque : signe ou nom apposé sur les produits d'un même fabriquant.

     

    Par extension, logo.


    Documents associés :

    Faire suivre du cours et de l'exercice

    Le monogramme

     

     

     

     

    Delicious Pin It

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires