• JACQUES-HENRI LARTIGUE, photographe de génie

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       JACQUES-HENRI LARTIGUE, photographe de génie

     

     

     

     

    C'est le but de Jacques-Henri Lartigue quand il photographie.

    Encore une exposition Lartigue, direz-vous ! Mais c'est d'abord que celle-ci est dans un joli musée de bord de mer, dû au libraire mécène Richard Anacréon, à Granvillle (jusqu'au 21 Septembre). C'est aussi qu'à côté des photos sagement encadrées, cette exposition présente -ce qui est plus rare- un diaporama des albums que l'amateur Lartigue aimait feuilleter avec ses amis le soir, un cognac à la main.

    lartigue_renee_biarritz.1211758661.jpgC'est surtout que Lartigue est la figure parfaite de l'amateur : riche héritier, peintre médiocre, dilettante de la photo, exposé pour la première fois à 69 ans à New York. Ses photos sont tellement plus intéressantes, plus fraîches que celles des humanistes professionnels, les Doisneau, Boubat et compagnie. Lartigue n'essaie pas de documenter le bonheur des autres, il est heureux et ça se voit, tout simplement. C'est de lui qu'il nous parle à chaque instant, de ses découvertes et de ses plaisirs, l'immense égoïste avide de bonheur. "Un bonheur ne vaut que par la capacité que l'on a de l'enregistrer".

    lartigue-aux-drags-a-auteuil-1911.1211758598.jpg Lartigue nous montre la modernité et la vitesse, voitures, avions et vélos, il nous montre le sport et le tourisme, et surtout il nous montre les femmes, celles qu'il suit dans la rue, qu'il admire, celles qui posent pour lui, celles qui pavanent au Bois ou aux courses et celles dont il vole la photo à la dérobée (ci-contre, aux drags à Auteuil, 23 juin 1911). Celles qu'il aime et qu'il épouse, aussi : on voit Bibi, la plus nature, Renée, la plus mystérieuse (photo ci-dessus, à Biarritz), Florette, la plus sensuelle (photo tout en haut, Paris, 1944); Coco est absente, je ne sais pourquoi.

    On croise aussi l'imposant Vuillard, l'élégant van Dongen, et même le petit Espagnol aux yeux de braise, mais Lartigue n'est pas reporter, les hommes illustres semblent l'ennuyer un peu, à moins d'être ses intimes comme Sacha Guitry. Et Lartigue passe à côté de l'histoire: deux guerres, le front populaire, la résistance, rien de tout cela ne s'inscrit vraiment dans sa mémoire photographique ou presque (aucune de ses photos de la Libération n'est montrée ici).

    lartigue-gerard-wilemetz-et-dani-royan-juillet-1926.1211758636.jpgDeux photos remarquables parmi tant d'autres : Lartigue aime les sauts, ceux des sportifs et ceux des enfants. Ici son fils Dani et un ami s'envolent au dessus d'un château de sable sur la plage à Royan (juillet 1926). C'est une photo magique, onirique, le rêve d'Icare réalisé.

    lartigue-grand-prix.1211758648.jpgEt cette fameuse photo loupée du Grand Prix Automobile de 1913 : les roues ovalisées, l'avant de la voiture hors cadre, les spectateurs inclinés. Elle est brillamment commentée ici et . "Loupée" en 1913, mise au rebut, la photo est récupérée par Lartigue et Szarkowski dans les années 50 et devient alors une image emblématique de la vitesse.

    Cette exposition n'apprendra sans doute pas grand chose aux experts, mais, passant par Granville, tout un chacun pourra aussi empailler un peu du bonheur communicatif de Lartigue.

     

     

    Jacques-Henri Lartigue, photographe d’un autre temps

     

    Jacques-Henri Lartigue est né en 1894 en région parisienne dans un milieu très aisé… Il ne va pas à l’école (trop vulgaire) il a un précepteur qui vient chez lui… Et oui! C’est toute une époque! Il aurait fait ses premières photos à 6 ans! Décidément ses « jouets » n’étaient pas ceux de monsieur tout le monde en 1900!! Qoi qu’il en soit j’aime beaucoup ses photos, elles me font imaginer la jeunesse de mes grand-mères. Elles me font voyager dans le temps et elles sont magnifiques.

    1912

    Entre 1900 et 1914. J’aime les photos de cette époque qui montre les gens en action, vivants et pas figés dans une pose solennelle. Même les femmes de cette époque avec leurs longues jupes, dévalaient les escaliers en riant :-)

     

    1928, comme j’aimerais voyager dans le temps et prendre un grand bateau pour traverser l’atlantique.

    Qu’elle est belle la sulfureuse Renée!

    Renée Perle manequin des années 30, modèle et compagne de Lartigue.

    Les accroches cœur… ma grand-mère me parlait souvent de ceux qu’elle se faisait. Elle me montrait d’un geste comment elle les faisait. Elle était née en 1904.

    C’est l’amour à la plage… Waou tcha tch tcha!

    Quel regard de braise! Renée était d’origine roumaine. Une beauté ensorcellante! :-)

    Admirez le maquillage de Solange!! Comme quoi la mode c’est encore plus que ce qu’on imagine, ma manière d’appliquer le rouge à lèvres a bien changé aussi…

    sources : http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2008/05/26/empailler-un-peu-de-bonheur/

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