• Le Chabanais.

    Une exposition insolite dans une rue et une galerie insolite.

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    Un nom très zolien :

    Au Bonheur du Jour

    Pour une exposition Paris Interlope

    11 rue Chabanais

    75002

    On peut y découvrir le Paris des cabarets, des maisons closes, des photographies en tirages originaux de Brassaï,Doisneau, Zucca, Umbo, Koruna, Serge Jacques, Jean-Marie Marcel, de Montmartre à Montparnasse en passant par Saint Germain des Prés, des archives inédites, des grands formats de trvestis célèbres dans le monde entier, les photos de la première «Rose Rouge » rue de la Harpe et la mémoire des maisons décrites par Maupassant (La Maison Tellier), les Goncourt (La Fille Elisa), Jean Lorrain dont on va célébrer le centenaire de la mort et rééditer sous peu (avec une préface de Noëlle Benhamou) La Maison Philibert, et, plus près de nous, Francis Carco(Jésus la Caille)le proxénète homosexuel et de Raymond Queneau : (Zazie dans le métro) Bref, le Paris interdit du XIX° siècle aux années 1960.

    Situé juste en face de l'ancien lupanar célèbre "Le Chabanais "

    La rue Chabanais

    L’ouverture de cette rue date de 1774, ouverte aux frais de Claude-Théophile-Gilbert de Colbert, marquis de Chabanais. Cette rue formait un rectangle en partant de la rue Neuve des Petits Champs pour rejoindre la rue Sainte Anne ; mais les propriétaires riverains ouvrirent une souscription en 1838 pour subvenir à la dépense d’un percement après qu’elle fut couverte. Ainsi se prolongea jusqu’à la place Louvois, l’une des deux branches de la rue en équerre pendant que l’autre entre les rues Chabanais et Sainte-Anne prenait le nom du compositeur Chérubini. Deux architectes Delescluse et Périac ont entrepris la construction de presque toute la rue Chabanais. Au numéro 2 Marie-Joseph Chénier fréquentait madame Vestris qui fut peinte par Delescluse qui habitait alors les numéros 1 et 4 de cette rue.

    Le boudoir de madame Vestris fut le cabinet de l’éditeur Ladvocat qui publia « le livre des Cent-et-Un » dont la liste des auteurs aujourd’hui immortels prendraient trop de place dans ce petit article.. Il fut aussi l’éditeur de Flora Tristan qui résida au numéro 7. Charles Fourier était même descendu là de sa mansarde du chevet de l’église Saint Pierre à Montmartre pour rencontrer la « Femme messie » qui malheureusement était absente ce jour là. C’est également à cette adresse que Sébastien-Roch-Nicholas dit Chamfort sur le point d’être arrêté, il se tira un coup de pistolet, bléssé grièvement, on le transporta à la prison des Madelonnettes où il mourut quelques jours plus tard le 13 avril 1794.

    Nous voici maintenant au numéro 11 où le général Pichegru chef de l'émigration fut arrêté le 26 février 1804. Il avait été vendu 100 000 écus par un ami qui l'hébergeait. Après un combat acharné avec les policiers venus l'interpeler, il est conduit à la prison du Temple, nu, et les pieds et poings liés. Il fut retrouvé mort le 6 avril 1804 dans sa cellule, étranglé par sa cravate de soie noire. La thèse officielle conclua au suicide...  

    A suivre....

      

    article écrit par Bernard VASSOR.

    sources :http://autourduperetanguy.blogspirit.com/au_bonheur_du_jour/

      

     

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