• ONE TWO TWO ( X ) Les filles

     

     

    Derrière les façades honnêtes, quel secret, quelle histoire ?

     

    Les filles

     

     

    "Les femmes du 122 n'auraient jamais mis les pieds rue de Lappe, au Panier Fleuri ou rue de Fourcy, et l'inverse était vrai, celles du Panier Fleuri n'auraient pas aimé travailler au One. Entre la femme d'abattage et la femme sélecte, il y avait une énorme différence.

     

    On aurait pu offrir à la première trois fois ce qu'elle gagnait rue de Lappe, elle ne serait jamais venue rue de Provence. La conversation, les poses ce n'était pas son truc, ça l'aurait emmerdée. Elle, ce qu'elle voulait, c'était : Hop ! envoyez-moi un client après l'autre.

    Tandis qu'au One Two Two qu'on monte ou qu'on ne monte pas, on se devait d'être aimable et de ne jamais montrer d'impatience.

    Comparé à la rue de Fourcy, où c'était toc, toc toc, on aurait dit le jour et la nuit. Dans les salons du One, on nous payait pour bavarder, un peu comme des geishas. Les passes avaient lieu surtout l'après-midi.

     

    Les gens bien arrivaient dans la soirée et n'avaient pas qu'une seule idée en tête. J'accueillais des hommes d'une classe extraordinaire. Je ne pourrais énumérer le nombre de comtes, ducs, rois, artistes célèbres, hommes politiques, avocats ou médecins que j'ai vus entrer au One. Et ils n'y venaient pas uniquement pour batifoler ou forniquer, mais souvent pour s'y retrouver, comme dans un club.

    [...]

    Tout y était aussi plus facile et plus sûr sur le plan de l'hygiène. Des filles ravissantes en robe du soir, des soubrettes qui étaient de pures merveilles, des femmes de chambre qui faisaient la couverture, des lavabos et des draps impeccables, avec dans le cabinet de toilette des petites bouteilles munies d'un écriteau : "Messieurs, voulez-vous avoir l'obligeance de vous désinfecter."

    Quand un client redescendait, il était toujours accueilli avec politesse :

    - Est-ce que vous avez été satisfait d'Arlette, monsieur ?

    Pas un bonhomme à qui on ne demandait s'il avait été content. Quand il lui arrivait de se plaindre, à juste titre, d'une fille, elle prenait la porte. De toute façon, on ne payait qu'à ce moment-là, jamais d'avance."

    p. 40-41.
     
    sources : http://www.insenses.org/chimeres/lieux/one_two_two_10.html
     

    ARTICLE "HISTORIQUE" et ne doit en aucune façon être la cible de

    commentaires doûteux...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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