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    Le moulin de la galette est le seul moulin à vent en état de marche de la butte Montmartre dans le 18e arrondissement de Paris. Il est visible depuis la rue Lepic. Il fut jadis une célèbre guinguette. Aujourd'hui intégré à une résidence privée il est inaccessible au public.
     

      

    Dans l'enceinte de la résidence privée qui comprend la partie sud de l'impasse des Deux-Frères se trouve la Mire du nord.

     

     

      

      

    Le moulin de la galette est en réalité constitué de deux moulins : le « Blute-fin » et le « Radet ». Le nom de « moulin de la galette » est mentionné pour la première fois en 1622 sous le nom de « moulin du palais »

      

     

      

    Le moulin BLUTE FIN

      

    .La famille Debray acquiert les deux moulins en 1809 et y produit de la farine. Il ne servait pas uniquement à moudre le blé : il était utilisé pour presser les vendanges ou concasser les matériaux nécessaires aux manufactures.

    Le nom de « Blute-fin » vient du verbe « bluter » qui signifie tamiser la farine pour la séparer du son. Le moulin construit en 1622, a souvent été retapé. Il se trouve actuellement au sein d'une propriété privée.

      

    En le visitant, on a l'agréable surprise de constater qu'il n'est pas en trop mauvais état et que les pièces importantes du mécanisme, dont les meules existent toujours.

      

     

     Fichier:Vincent Willem van Gogh 066.jpg

     

    Le Moulin de la Galette - Van Gogh

      

    En 1870, Nicolas-Charles Debray, propriétaire du moulin Blute-Fin, y ajouta une guinguette et un bal et baptisa le tout « Moulin de la Galette » en 1895. La Galette était ce petit pain de seigle que les meuniers Debray débitaient, accompagné d'un verre de lait, aux amateurs de pittoresque.
     

    Miracle Montmartrois, ces habiles commerçants transformèrent vers 1830 le lait en vin et leur moulin en cabaret.

      

    Qui n'a escaladé la célèbre Butte pour aller « gambiller » au Moulin ?

      

    Après avoir servi de Music-hall, puis de salle d'émissions publiques, de radio et de télévision, la salle, fermée en 1966, devint studio de ORTF et disparut avec l'Office en question en 1974.

    Le « Radet » a été construit en 1717. Dans les années 1760 il est entièrement reconstruit.

      

    En 1834, il est transformé en guinguette les dimanches et jours fériés et prend alors le nom de « Moulin de la Galette », victime du progrès (il n'était pas équipé d'ailes Berton) et de la concurrence.

    Cette enseigne sera transférée vers son proche voisin Le Blute-Fin. Une association Les Amis du Vieux Montmartre le sauve de la destruction en 1915. En 1924, son propriétaire le déplace à l'angle des rues Girardon et Lepic. Le moulin et les terrains qui l'entourent ont été inscrits au titre des monuments historiques par un arrêté du 5 juillet 1958[2].

      

    Il est restauré en 1978, mais ne tourne pas. En octobre 2001, Lucien Poupeau, charpentier, avec les conseils techniques de Marcel Charron, charpentier-amoulangeur en retraite, est chargé de la rénovation des ailes, il accomplira son travail en 4 jours.

     

      

    Le Bal :

    Au début du XIXe siècle, en 1810, on dénombre à Montmartre seize bals "régis" c'est-à-dire autorisés, pouvant annoncer leur ouverture, et quantité d'autres bals ou guinguettes. Ils sont ouverts les dimanches, lundis et jours fériés. La population ne comptant que 636 habitants en 1806, la clientèle ne pouvait venir en grande majorité que de la ville de Paris. À cette époque, la commune de Montmartre n'est pas encore rattachée à la capitale : le Mur des Fermiers Généraux forme une frontière entre la ville et la commune de Montmartre.
      
    Pour les Parisiens, la Butte est un coin de campagne où poussent des vignes, avec des coins ombragés et où jaillissent des nombreuses sources. Quel plaisir de venir pour se divertir dans ces nombreux lieux de réjouissances. Le plus célèbre est le Poirier-sans-Pareil, situé à l'emplacement de l'actuelle place Émile-Goudeau mais il doit fermer en 1830, le sous-sol étant miné par des carrières de plâtre.
     
      
    En 1834, l'un des fils de la famille Debray, propriétaire des moulins le Radetet le Blute-Fin, guéri de sa blessure suite à un coup de lance reçu en 1814 lors de la Défense de Paris, ouvre une guinguette près du Radet. On y déguste des galettes, confectionnées par sa femme, accompagnées d'un vin aigrelet cultivé sur les flancs de la Butte. Le succès est immédiat et la clientèle populaire. La création de la rue Lepic permet d'accéder plus facilement au haut de la Butte en évitant d'emprunter les chemins boueux très mal entretenus.
      
     
     
    1878
     
    La population augmente passant en 1861 à 57.000 habitants, en grande partie chassés de la ville suite aux travaux du baron Haussmann.
     
      Fichier:Moulin de la Galette foto.jpg
     
     
    1885
      
      
    Très vite le Bal Debray devient le Moulin de la Galette. Il ne prendra son nom "officiellement" qu'en 1895. L'entrée est au 3 rue Girardon à l'angle de la rue Lepic. Au cours des années le bal se transforme. De bal en plein-air, il devient une grande salle fermée. À l'extérieur de celle-ci se trouvent les jeux, les escarpolettes. Les écrivains qui ont fréquenté cet établissement distinguent le Moulin de la Galetteet le Bal Debray.
      
    En 1899, Rodolphe Darzens, biographe de Arthur Rimbaud en fait la description: La porte, peinte en rose et en vert cru, est surmontée dans un cercle de globes blancs de ces deux mots : Bal Debray. Un couloir qui monte et tout de suite la vaste salle lumineuse, avec un pourtour semé de tables et de bancs. L'espace où l'on danse est entouré d'une balustrade de bois rouge ; au bout sur une estrade, l'orchestre. Avant la danse c'est quatre sous par couple. La plupart du temps c'est la danseuse qui paie son cavalier .
      
    Cet orchestre est ainsi décrit quelques années auparavant par André Gill dans son Moulin de la Gallette :
      
    Un orchestre d'estropiés
    / Donne le branle à cette foule
    / On s'écrase les pieds
    / On chahute, on hurle, on se soûle.
      
    De nouvelles danses apparaissent et il faut faire appel à un orchestre plus professionnel pour remplacer les "estropiés". La polka est toujours dansée mais le quadrille, le chahut puis le cancan et plus tard le french-cancan vont prendre de l'importance. Les propriétaires recrutent le compositeur Auguste Bosc qui va faire vibrer son orchestre et soulever l'ardeur des danseurs.
      
     
      
      
    La carte postale ancienne indique Moulin de la Galette, dans le 18ème arrondissement. Mais cette appellation regroupe en fait deux moulins. Celui au premier plan date de 1717 et s’appelle le Radet, il échappe à la destruction en 1915 pour se voir transformé en guinguette dans les années 1930. Il est déplacé de quelques dizaines de mètres en 1924, rénové en 1978 et ses ailes sont refaites en 2001. Le second s’appelle le Blute-Fin, on le voit à l’arrière plan sur le cliché ancien. Il existe toujours, mais se trouve caché par les bâtiments élevés derrière le Radet.
      
      
     

    Et Le Bal du Moulin de la Galette...

     

    800px_Renoir21

     

      
    Auguste Bosc deviendra propriétaire en 1904 du Bal Tabarin où il ponctue de coups de feu les quadrilles avec un revolver à six coups. Les futures vedettes du french-cancan, la Goulue et Valentin le Désossé on fait leurs débuts au Moulin. Les peintres, les dessinateurs sont des clients attitrés.
      
    La majeure partie de la clientèle est populaire et il est fréquent qu'une petite montmartroise y fasse une halte pour danser. Sa mère vient la chercher et la foule crie : Marie, v'la ta mère et toutes les Marie quittent rapidement leurs partenaires. La pauvre petite se prend deux gifles et la foule conspue la mère.
     
    La direction est très stricte, éloigne la clientèle trop crapuleuse et repousse les filles de
    mauvaise vie et leurs souteneurs, mais on raconte que certaines louaient de belles robes pour le dimanche, soulevaient un client, et rendaient les habits le lendemain. Depuis 1900, le "Tout Paris", acteurs et actrices connus, monte à l'assaut de Montmartre le mardi et déguste les galettes avec un verre de muscat. De 1900 à 1914, le bal était ouvert quatre jours par semaine.

     

      

    Épisode sanglant ou légende ?

    La légende :

    Le 30 mars 1814, lors du siège de Paris, l'armée impériale russe est à Paris, à la porte de Pantin. Le maréchal Marmont, responsable de la défense de Paris, entame des pourparlers pour un armistice. Celui-ci est signé le 31 et les troupes françaises se replient vers le sud de la capitale.

      

    La Butte Montmartre n'est alors plus défendue. De nombreux montmartrois ont fui mais il reste un noyau d'irréductibles parmi lesquels la famille Debray, meuniers de pères en fils, qui décident de tenir tête aux envahisseurs.

      

    Se préparant à investir l'ilot de résistance, ceux-ci sont accueillis par le tir d'un boulet tiré par l'aîné des Debray couchant plusieurs assaillants. L'officier russe demande que celui qui a tiré se livre. Pour toute réponse, Debray fait feu sur l'officier qui s'écroule, et Debray est abattu. Son fils, Nicolas-Charles Debray, qui était à son côté, est transpercé par une lance (il survivra, et c'est lui qui sous la Restauration transformera le moulin en guinguette).

      

    En représailles, les Russes découpent le corps en quatre morceaux qu'ils attachent sur les ailes du moulin. À la nuit tombée, la femme de Debray va récupérer les restes du supplicié, les met dans des sacs de farine, et les emporte au cimetière du Calvaire.

     

    Réexamen de la légende :

    L'historien André Maillard, dans ses travaux sur les moulins de Montmartre, fait table rase de la légende qui voulait qu'au cours des combats trois des quatre frères Debray auraient été tués en défendant leur moulin et que le quatrième ait été découpé, les morceaux accrochés aux ailes du moulin et les restes, recueillis par sa femme, et inhumés au cimetière du Calvaire.

      

    On ne trouve trace du décès que de l'aîné des Debray. De plus il n'eut que deux frères et il était veuf depuis deux années.

      

      Sources WIKIPDIA

      

     

     

     

     

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    Edmond-Georges Grandjean

     

    1844-1908

     

     

    Boulevard des Italiens. Paris, ca. 1890

     

     

    Boulevard des Italiens. Paris

     

    Boulevard des Italiens. Paris, ca.1885

     

     

     

     

     

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    PASSAGES et GALERIES - 2ème partie

     

     

    2ème partie : DE LA GARE DU NORD À BEAUBOURG

     


     

    Départ rue de Dunkerque, devant la Gare du Nord

    18 : Gare du Nord
    L’arrivée triomphale de Victor Hugo à la gare du Nord, revenant en train de son exil anglo-normand dès le 5 septembre 1870, constitue l’acte fondateur de la 3ème République.
    La gare du Nord est transformée en atelier de fabrication et en aire de départ de ballons postaux, à l’initiative de Rampon, directeur des Postes, et de Nadar, à partir du 22 septembre 1870, pendant le siège de Paris.
    Prise par les versaillais le 23 mai 1871, elle abritera pendant la Semaine sanglante une cour prévôtale qui fera fusiller des milliers de Fédérés.
    Une foule immense y accueille Louis Blériot, le 28 juillet 1909, de retour de Londres après sa traversée de la Manche.
    En 1910, Lénine vient y récupérer son courrier qui lui est acheminé clandestinement, depuis Saint Petersbourg, par les employés du wagon postal.

     

     

    Rue du Fbg St Denis à droite

    159 : Emplacement de la Clôture St Denis, installée là en 1765, sous Louis XV ; poste d’octroi remplacé en 1786 par la barrière St Denis du mur des Fermiers généraux.
    148 : Passage Delanos ; grande cour typique du Fbg St Denis.
    138 : Demeure, en 1854, de Paul Féval père, auteur du feuilleton de cape et d’épée "Le Bossu ou le Petit parisien", écrit en 1857, et de 90 autres romans. Son fils prendra la relève en publiant une suite : Le fils de Lagardère.
    137 : Cour et bâtiment remarquables. Belle charpente.
    132 : Maison natale de Victor Schœlcher, né le 22 juillet 1804, deux ans après que notre "grand homme", le bandit Bonaparte, assisté de son complice Cambacérès, aient rétabli l’esclavage aboli par la Convention en 1794. Lui le fera abolir définitivement, en 1848.
    En 1930 s’installa ici le Centre de diffusion du livre et de la presse, maison d’édition liée au PCF. La revue les "Cahiers du bolchévisme" y avait son siège, ainsi que "Scène ouvrière". On y diffusait entre autres des bustes de Marx et de Lénine.
    125 : Une importante barricade dressée par les Insurgés à l’angle de la rue de Chabrol et dirigée par Benjamin Laroque, opposa une résistance héroïque aux troupes du général Lamoricière, du 23 au 25 juin 1848. Le chantier de l’hôpital Lariboisière, alors en construction, était l’un des principaux bastions de l’insurrection.

     

    Rue de Chabrol

    C’est du nom de cette rue que vient l’expression "c’est un fort Chabrol" — employée dans les situations où un individu assiégé et armé oppose une forte résistance — suite au siège par la police du local de la Ligue antijuive, situé au 51, après une rixe entre dreyfusards et anti-dreyfusards dans laquelle Jules Guérin, directeur du journal "L’Antijuif", était impliqué. Cela se passait pendant le procès en révision d’Alfred Dreyfus à Rennes, en 1899.

     

    En 1822 la rue Chabrol ouvre ses portes et relie la rue faubourg Saint-Denis et la rue du fauourg-Poisonnière. Ceci a été possible grâce à l'ordonnance du Comte Charpentier qui était propriétaire de ces terres. Entre 1830 et 1935 la rue s'appelait rue de Laborde, qui est le nom du préfet de la Seine à la même période (1830 et 1835).

    Puis elle a reçut son nom actuel rue Chabrol qui est le nom du préfet de la Seine qui a précédé Monsieur Laborde, donc de 1812 à 1830. Le préfet Chabrol a été nommé par Napoléon 1er, avant d'occuper ce rang il était Comte Gilbert Gaspard de Chabrol de Volvic, (né en 1773 et décédé en 1843).

    Comte de Chabrol a apporté beaucoup de choses à la ville de Paris notamment le pavage des boulevards et des rues de la capitale, mais aussi la création des trottoirs, la mise en place d'éclairage public au gaz dans les rues de Paris. Il créa des ponts, des abattoirs, la bourse de Paris, il a aussi restauré la Sorbonne, et créer de nombreuses écoles.

    Au numéro 2 de la rue on peut y voir le marché Saint-Quentin créer en 1854 qui remplaça le marché Saint-Laurent qui fut détruit lors de la création du boulevard 

     

     

    Passage de la Ferme St Lazare

    Un vieux puits y est encore visible. Malheureusement sa margelle a été enduite de ciment.

     moulin tour des dames grande pinte ferme 05 sepia largeur.jpg

    Cour de la Ferme St Lazare

    C’est ici que Vincent Depaul, dit St Vincent de Paul, avait installé la congrégation de la mission dite des lazaristes, en 1632.
    Elle fut par la suite transformée en prison. Eustache Dauger de Cavoye, candidat en tant que demi-frère de Louis XIV à l’identité du "Masque de Fer", y aurait été enfermé en 1668 et y serait mort vers 1680 ; ce qui contredirait la thèse de sa candidature au rôle du célèbre prisonnier, décédé lui à la Bastille en 1709.
    Saint-Simon y aurait également été enfermé pour refus de faire sa première communion en 1773. Le chevalier de la Barre n’avait-il pas été torturé à mort quelques années plus tôt pour ne s’être pas découvert devant une procession ?...
    En 1784, Beaumarchais y fut incarcéré trois jours sur un ordre de Louis XVI écrit au dos d’une carte à jouer, pour avoir fait jouer son "Mariage de Figaro".
    Et en janvier 1788, Sylvain Maréchal, futur membre de la Conjuration des Égaux de Gracchus Babeuf, y fut enfermé pour avoir publié son "Almanach des Honnêtes Gens", ainsi qu’un dictionnaire.
    Comment s’étonner que cette "maison St Lazare" ait été, avant même la Bastille, la cible du peuple parisien qui la pilla le 13 juillet 1789 dans l’espoir d’y trouver des armes et qui, faute de celles-ci, récupéra 52 voitures de grains qui y étaient stockées.
    Elle resta une prison pendant la Terreur. André Chénier y fut détenu jusqu’à son exécution, le 25 juillet 1794.
    Donatien Alphonse François, marquis de Sade, y fit un séjour en 1793, après avoir échappé à la guillotine grâce à une erreur administrative. Le 15 octobre 1794, il était transféré à la maison Coignard, à Picpus.
    De 1794 à 1932, la Maison de St Lazare deviendra une prison pour femmes, puis une infirmerie spéciale pour prostituées.
    Marguerite Zelle, alias Mata Hari, arrêtée et exécutée pour espionnage, y sera détenue en 1917.
    Aristide Bruant consacrera à ce sinistre lieu une chanson qu’interprèteront Eugénie Buffet, Germaine Montero et Patachou : "À Saint-Lazare"

     

    Rue du Fbg St Denis à droite

    107 : Emplacement de la maladrerie St Ladre. Elle avait là sa propre échelle de justice.
    La chapelle de la Maison St Lazare fut le siège de la Section du Fbg Poissonnière, animée par Jean Léonard Faro, François Pelletier et un certain Renard, à partir du 21 mai 1790.

     

    Passage du Désir à gauche

    On ira jusqu’au bout — pas forcément de son désir, mais au moins du passage — après avoir traversé le boulevard de Strasbourg.
    Son joli nom, qui évoque malheureusement une activité peu reluisante qui y a longtemps tenu "boutique", lui a été donné par ses habitants en 1789...
    Le puits qui lui avait valu son premier nom — passage du Puits — existe toujours dans la cave du n° 40.

     

    Rue du Fbg St Martin à droite

    86 : Demeure de l’économiste et industriel Jean-Baptiste Say, mis à l’index par Napoléon pour avoir refusé de mettre en valeur l’économie de guerre, qui développa par la suite des théories sur l’économie de l’offre, s’opposant à l’économie de la demande de Malthus et Keynes. Il mourut ici le 14 novembre 1832.
    85-87 : Magasin "Aux classes laborieuses", anciens établissements Lévitan. Construit en 1900 par les architectes Jacques Hermant et Edmond Coigné, il porte encore en façade son enseigne en mosaïque.
    Réquisitionné pendant la dernière guerre, il devint d’abord un dépôt d’objets spoliés, puis, en juillet 1943, un camp annexe de celui de Drancy pour la déportation des juifs conjoints d’aryens.
    72 : La caserne de la garde municipale qui se trouvait à l’emplacement de la mairie du 10ème fut prise d’assaut le 23 février 1848 par les insurgés qui cherchaient à se procurer des armes.
    Le 11 avril 1871, Élisabeth Dmitrieff, Nathalie Le Mel, Blanche Lefebvre et Marie Leloup, toutes membres de l’Association Internationale des Travailleurs, installèrent dans la nouvelle mairie du 10ème arrondissement le siège de l’"Union des Femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés".
    63 : Emplacement de la Grille St Martin, encore appelée Fausse porte St Martin ; poste d’octroi installé en 1722 et repoussé plus tard au débouché de la rue Eugène Varlin.
    65-67 : Magasin "Au Tapis Rouge", qui fut l’ancêtre des magasins à bon marché du 10ème arrondissement de 1784 à 1892.
    Il fut incendié le 24 mai 1871 par le général Antoine Brunel, membre du premier Comité central de la Garde nationale puis de la Commune, pour couvrir sa retraite pendant la Semaine sanglante.

     

    Rue du Château d’Eau à gauche

    39 : Maison la plus étroite de Paris. Largeur : 1,20 m. Hauteur : 5 m.
    36 : Local du Parti Communiste Internationaliste (PCI), dirigé par Pierre Frank, Raymond Molinier, Gérard Rosenthal, à la fin des années 30.
    31-33 : Marché du Château d’Eau dit marché St martin ou de la Porte St Martin, construit en 1854 pour remplacer l’antique marché St Laurent. Il fut transformé par les Fédérés en un parc d’artillerie qui fut pris par les troupes versaillaises du général Garnier le 25 mai 1871.

     

    Rue Bouchardon

    15 : Section Rive droite du Club athlétique socialiste, qui réunissait les sportifs ouvriers avant la guerre de 14.

     

    Passage du Marché

    Le passage du Marché fut construit en 1866.
    Passage typique du faubourg, menant au Marché St Martin.

     

    Rue du Fbg St Martin à droite

    47 : Le 20 février 1894, Amédée Pauwels, alias Rabardy, anarchiste belge, attire la police dans une chambre de l’hôtel de la Renaissance pour faire sauter une bombe fournie par Émile Henri. Celle-ci n’explose pas. Rabardy avait laissé une lettre de suicide.
    59 : Demeure de Gaston Montéhus, chanteur socialiste converti à l’Union sacrée, interprète, en 1919, de "Gloire au 17ème".

     

    Rue du Château d’Eau à gauche

    52 : Barricade abandonnée par les Fédérés et défendue par des femmes, dirigées par Mme Bonnefoy, le 25 mai 1871. Après la défaite, 52 survivantes furent fusillées par les versaillais.
    54 : Siège, à partir de 1929, des revues "la Révolution Prolétarienne", fondée par Fernand Loriot, Boris Souvarine, Alfred Rosmer, Amédée Dunois, exclus ou démissionnaires du PCF… et "le Cri du Peuple" nouvelle version, en 1929.

     

    On traverse le Bd de Strasbourg

    30 : Salle du Club des Montagnards où se tinrent des réunions politiques publiques à la fin du Second Empire.

     

    Rue du Fbg St Denis à gauche

    54 : Passage Reilhac. Vieux passage typique du faubourg.
    Juste en face, on emprunte la :
    7 : Brasserie Flo, ouverte en 1896, qui a gardé son décor "Belle époque" — mais pour qui ?...

     

    Cour des Petites Écuries

    Elle tient son nom des petites écuries de Louis XV — que devaient être les grandes ? — installées là de 1755 à 1796. Il en subsisterait des vestiges au n° 5.

     

    Rue d’Enghien à gauche

    20 : Siège du journal "L’Exelsior", filiale du "Petit Parisien", à la rédaction duquel Albert Londres fait ses premières armes, de 1919 à 1922.
    Philippe Soupault y est chef de l’information de 1932 à 1936.
    Georges Simenon collabore également à ce journal qui cesse de paraître en juin 1940.
    18 : Siège du journal "L’Humanité", dirigé par Marcel Cachin, lors de sa reparution au grand jour après la Libération de Paris, le 21 août 1944.
    16 : Siège du "Petit Parisien", journal sous tutelle allemande à partir du 10 février 1941, auquel collaborent Abel Bonnard, Robert Brasillach, Georges Simenon, Pierre Benoit, Sacha Guitry, Jean de La Varende, Colette... Claude Jeantet en est le directeur. Il tire à 500 000 exemplaires.
    À la Libération, il deviendra le "Parisien libéré". On retraverse la rue du Fbg St Denis.

     

    Passage Brady

    Le passage Brady a été construit en 1828.
    C’est dans le restaurant l’Os à Moelle, chez Cabouret, que se déroulaient, de 1890 à 1896, les dîners des Nabis, instaurés par Maurice Denis. S’y tenaient des discussions sur une icône apportée par l’un des participants.

     

    Bd de Strasbourg à droite

     

     

    Passage de l’Industrie

     

     

    Rue du Fbg St Denis à gauche

    48 : Bureau général des fiacres, puis des diligences, dirigé par Laffite et Caillard, créé en 1799.
    23 : Demeure de Sixte-Casse Henry, dit Fortuné, membre de la Commune de 1871, délégué aux Subsistances.
    16 : Brasserie "Julien" de style Art Nouveau. Décor remarquable par le verrier Charles Buffet et par le peintre sur verre Louis Trézel à partir de dessins d’Alfons Mucha. Ancien "bouillon" Duval — chaîne de restaurants bon marché du 19ème siècle — fondé en 1850.
    14 : Bureau d’inscription de la Compagnie des Guetteurs parisiens du 10ème, créée par le citoyen Bellavoine le 27 octobre 1870, composée d’hommes âgés et d’enfants de 12 à 14 ans ; destinée à assurer la surveillance du quartier pendant le siège de Paris. À l’entrée de la rue du Fbg St Denis, une barricade fut érigée par les ouvriers des Chemins de fer du Nord et défendue âprement le 24 juin 1848. C’est là que se déroulèrent les derniers combats de l’insurrection de Juin.
    Dans cette même rue se déroula une manifestation communiste encadrée par les FTP, dirigés par Claudine Petit des Jeunesses communistes et Jean Marrane pour le Front uni. Manifestation antinazie ; démonstration de force du PCF à la veille de la Libération, le 1er juillet 1944.

     

    Passage du Prado

    Le passage du Prado fut construit en 1830 et re-décoré dans le style Art déco en 1925.

     

    Bd St Denis à gauche

     

     

    Bd de Strasbourg aller-retour

    On peut faire une brève incursion vers les premiers numéros du bd de Strasbourg.
    4 : C’est dans la salle de l’Eldorado, aujourd’hui appelée Comédia théâtre, à l’occasion d’un gala des "chanteurs rouges", qu’Antoine Renard créa, le 30 septembre 1867, sur un air de sa composition, une chanson écrite par Jean Baptiste Clément qui allait devenir le tube de la Commune ; elle s’intitulait "Le Temps des Cerises"…
    8 : Salle du Globe, chez Favre. C’est là qu’eurent lieu le premier congrès de la Chambre consultative des Associations ouvrières de production, les 8, 9 et 10 juillet 1900 ; et le congrès d’unification du Parti Socialiste (SFIO), réuni à l’initiative de Jules Guesde (Parti Socialiste de France), Jean Jaurès (Parti Socialiste Français) et Jean Allemane (Parti Ouvrier Socialiste Révolutionnaire), qui se déroula les 23, 24 et 25 avril 1905. Le nouveau parti ainsi constitué comptait 35 000 membres.
    Dans la même salle eut lieu, le 27 mai 1919, un Comité confédéral national de la CGT qui, en accord avec les syndicats britanniques et italiens, décida d’une action internationale contre l’intervention alliée en URSS.

     

    Bd de Sébastopol

     

     

    Passage Lemoine

    Hôtel de St Chaumond, construit en 1734 par Jacques Hardouin-Mansart et décoré par le sculpteur Nicolas Pineau. Magnifique Hôtel de style rocaille, aujourd’hui dans un état avancé de délabrement.

     

    Rue St Denis à gauche

    C’est par cette rue que les rois de France, venant de St Denis, faisaient leur entrée triomphale dans la capitale, ce qui donnait lieu à de somptueuses festivités.
    Au milieu du boulevard se trouve la porte St Denis : en fait un arc de triomphe, construit sous Louis XIV sur le “Nouveau Cours”, emplacement de l’enceinte de Louis XIII qui venait d’être rasée. Elle laissa cependant le nom militaire de son large chemin de ronde, le "boulevart", aux avenues plantées d’arbres qui la remplacèrent.
    Les bas-reliefs du décor représentent la victoire de Maastricht, bataille au cours de laquelle mourut d’Artagnan (le vrai).
    307 : Demeure de Jacques Durand, ouvrier coupeur en chaussures, membre du Comité central de la Garde nationale, membre de la Commune, délégué à la commission de la Justice, fusillé pendant la Semaine sanglante derrière l’église Notre-Dame des Victoires.
    271 : Bureau de la Confrérie des Brodeurs coffretiers passementiers boutonniers en 1596.
    248 : Emplacement de la porte St Denis de l’enceinte de Charles V.
    Étienne Marcel tente de la faire ouvrir pour faire entrer les troupes de Charles le Mauvais, le 31 juillet 1358, au cours de la guerre de cent ans.
    Combats entre les partisans du duc de Guise et le maréchal de Montgomery, le 8 janvier 1564.
    Exposition des morceaux de la dépouille de Poltrot de Méré, l’assassin du duc de Guise, en 1588.
    Première pendaison de femme à Paris (auparavant, on les enterrait vivantes ; ce qui était considéré comme plus “décent”…)
    224 : Emplacement de la maison natale de l’historien Jules Michelet.

     

    Passage Ste Foy

    Il s’ouvre au n° 261-263 de la rue St Denis.
    Il traverse l’ancienne enceinte de Carles V. Son dénivelé nous donne en quelque sorte la configuration en coupe de ce rempart qui constitua la limite de la ville de 1364 à 1634.

     

    Rue Ste Foy à gauche

    Sur la petite place que forme la rue St Spire, dans ce qui était alors l’impasse de la Grosse Tête, se tenaient pendant la révolution de 1848 les réunions du Comité Typographique ; club révolutionnaire animé par Barraud, son président, et Debock, Mirguet, Petit, Forget, Guillemettz, Antoine…

     

    Passage du Caire

    Le passage du Caire est le plus long de Paris, et aussi le plus ancien encore existant. Il a été construit en 1798, c’est-à-dire au moment de la campagne d’Égypte, ce qui explique non seulement son nom mais aussi celui de la plupart des rues du quartier : Aboukir, Damiette, Alexandrie, rue du Nil...
    87- 89 : Imprimerie Lefèbvre, qui éditait les affiches du Comité central de la Garde nationale en 1871.

     

    Place du Caire

    2 : Façade de style égyptomaniaque. La frise au sommet de la façade porte, suite à un canular de mauvais goût, une représentation du nez du peintre Bouginier, qu’un petit jeu stupide consistait à dessiner sur les murs de la capitale.
    Cette place fut le théâtre de violents affrontements entre les insurgés et les gardes municipaux (les "cipaux") qui y tenaient un poste le 23 février 1848.

     

    Rue du Caire à droite

     

     

    Rue de Damiette à gauche

    C’est là que se trouvait la Cour des Miracles de la rue Neuve St Sauveur, la plus importante des douze que comptait Paris, celle dont Hugo s’est inspiré pour son roman "Notre-Dame de Paris" ; royaume du Ragot (qui a donné l’Argot) et du Grand Coëstre.

     

    Rue des Forges

    9 : Imprimerie du “Père Duchêne”, de Jacques-René Hébert, où il fut arrêté en 1794.

     

    Rue du Caire à droite

     

     

    Passage du Caire tout de suite à gauche puis à droite dans le passage

     

     

    Rue St Denis à gauche

     

     

    Passage du Ponceau

    Premier égout couvert à Paris sous Henri IV

     

    Bd de Sébastopol à droite

     

     

    Rue du Caire

    12 : Demeure de Weil, membre du Comité central de Garde Nationale en 1871.
    17 : Siège du journal "La Femme libre, brochure éditée en 1832-33 par des saint-simoniennes exclues lors de la scission de Ménilmontant ; Marie-Reine Guindorf et Jeanne-Désirée Véret Gay. Premier journal féministe français, réalisé et publié uniquement par des femmes..

     

    Rue St Denis à gauche

    237 : Emplacement du couvent des Filles-Dieu, où les condamnés à la pendaison recevaient traditionnellement, sur le chemin de Montfaucon, trois pains et un verre de vin.
    C’est là que se tinrent, de 1792 à 1794, les réunions de la Section Bonne Nouvelle, auxquelles participait Hébert.

     

    Passage Basfour

     

     

    Rue de Palestro à droite

    22 : Un des fleurons de la première “chaîne” de magasins Félix Potin.
    Emplacement de la poterne du Bourg l’Abbé de l’enceinte de Philippe Auguste.

     

    Passage de la Trinité

     

     

    Rue St Denis à gauche

    144-146 : Emplacement de l’église de la Trinité. Elle jouxtait un hospice dans lequel les voyageurs restés hors les murs de l’enceinte de Philippe Auguste pouvaient s’abriter la nuit.
    Elle hébergea dans une de ses salles, à partir de 1402 sous Charles VI le fou, les Confrères de la Passion ; première troupe de théâtre autorisée à jouer uniquement mystères religieux et sotties. Elle fut le siège de la Section du Ponceau, puis des Section des Amis de la Patrie, animée par Chrétien, Renouard, Tombe… à partir du 21 mai 1790.
    138 : Fontaine de la Seraine (la sirène) ou de la Reine, encore appelée fontaine Greneta, très fréquentée au Moyen Âge.

     

    Rue Greneta à droite

    Des barricades y furent dressées le 12 mai 1839, lors de l’insurection de la Société des Saisons, suite à laquelle Auguste Blanqui et Armand Barbès furent condamnés à mort puis graciés mais enfermés au Mont St Michel.

     

    Rue Dussoubs à gauche

    23 : Demeure de Savinien Hercule Cyrano de Bergerac (le vrai) en 1619.
    22 : Siège, en 1972, de l’Agence de presse Libération (APL), dirigée par Jean-Claude Vernier, Maurice Clavel, Christophe Schimmel. Agence liée à la Gauche Prolétarienne.
    21 : Demeure et mort, le 27 novembre 1793, de Carlo Goldoni ; le réformateur de la Commedia dell’arte. Il avait, entre autres, supprimé les masques. Il était considéré comme le "Molière italien".

     

    Passage du Grand Cerf

    Le passage du Grand Cerf fut construit en 1825, sur l’emplacement des anciennes Messageries royales de l’Est. Il est le plus haut de Paris. Il a été sauvé in extremis de la pioche des promoteurs en 1994.

     

    On traverse encore une fois la rue St Denis

    151 : Maison natale de Léon Blum.

     

    Passage du Bourg l’Abbé

    Le passage du Bourg-l’Abbé a été construit en 1828.
    Il abritait l’armurerie Lepage, succursale de celle de la rue de Richelieu, à ce qui était alors le n° 22 de la rue du Bourg l’Abbé. Celle-ci fut pillée, comme sa maison mère, à plusieurs reprises, par les Insurgés de 1832 d’abord, puis par ceux de Février 1848. Ce dernier épisode est relaté par Victor Hugo dans "Choses vues".
    On traverse le bd de Sébastopol

     

    Rue de Turbigo à gauche

     

     

    Passage de l’Ancre

    Le passage de l’Ancre a été construit avant la Révolution. Il s’appelait alors passage de l’Ancre royale.

     

    Rue St Martin à gauche

     

     

    Rue des Gravilliers

    Très ancienne rue hors les murs.
    88 : Arrestation des complices de Georges Cadoudal, suite au complot fomenté contre Bonaparte, le 4 mars 1804.
    44 : Premier siège, du 8 janvier 1865 à 1868, de l’[Association Internationale des Travailleurs (AIT), fondée en France par Henri Tolain, Ernest-Edouard Fribourg et Charles Limousin, et regroupant Eugène Varlin, Benoît Malon, Zéphirin Camélinat, André Murât, Chemalé… Un doute subsiste sur le local où se tenait ce bureau. Il semble qu’il s’agisse du dernier au fond de la cour à gauche, loué par le décorateur Fribourg, et qui aurait été l’ancienne écurie de d’Artagnan.
    29 : Siège de la coopérative ouvrière "L’Économie parisienne", qui participa à la fusion de 1919.
    26 : Passage pittoresque et remarquable faisant communiquer les rues au Maire et des Gravilliers.
    9 : Passage Barrois, typique des rues du Moyen Âge. Le 13 mai 1849, une barricade fut dressée dans la rue des Gravilliers contre la déclaration de guerre par Louis-Napoléon Bonaparte, alors encore président de la Seconde République, à la République Romaine. 7 manifestants furent tués dans les affrontements.

     

    Passage des Gravilliers

    8 : Imprimerie des journaux de la Résistance dirigée par Henri Chevessier en 1944.

     

    Rue Chapon à droite

    Une autre barricade y fut élevée le 13 mai 1849.
    19 : Second siège de l’Association Internationale des Travailleurs (AIT), de 1868 à 1869, après les procès — 15 membres sont condamnés à 100 francs d’amende chacun pour "constitution interdite d’association de plus de vingt personnes" — et l’éclatement entre "mutuellistes" influencés par Proudhon et représentés par Tolain qui démissionne, et "collectivistes" menés par Eugène Varlin.

     

    Rue Beaubourg à gauche

    81 : Ancienne boutique "Au Cotillon du Prolétariat", tenue par Henri Audouin, dédiée aux insignes et drapeaux du mouvement ouvrier en 1910.
    79 : Inscription "rue Transnonain" à l’angle de la rue Chapon. C’était une section de la rue Beaubourg actuelle, dont tous les immeubles du côté impair ont été rasés.
    71 : Le 14 décembre 1941, deux groupes de Résistants des Bataillons de la Jeunesse et de l’Organisation spéciale, ayant à leur tête Pierre Tourette, montent une opération contre l’hôtel Impérator, transformé en cantine de la Wehrmacht.
    62 : Emplacement du 12 rue Transnonain où les troupes du 25ème de ligne, commandées par Bugeaud, massacrèrent le 14 avril 1834 tous les habitants de l’immeuble en représailles à un coup de feu qui aurait été tiré de ses fenêtres. Celui qui chapeautait l’opération était un jeune ministre de l’Intérieur qui avait pour nom Adolphe Thiers ; déjà !...
    54 : Demeure d’Albert Theisz, directeur des Postes sous la Commune, dont il était membre, après son retour d’exil en 1880.

     

    Rue du Grenier St Lazare à droite

    Nous sommes sur le tracé de l’enceinte de Philippe Auguste.

     

    Rue Brantôme

     

     

    Rue Bernard de Clairvaux

     

     

    Rue St Martin à gauche

    168-170 : Emplacement de l’hôpital de la chapelle St Julien, qui abritait au Moyen âge la Confrérie des Ménétriers — les musiciens — où l’on venait louer des artistes pour organiser des fêtes, de 1329 à 1776.
    Cet établissement fut remplacé par des immeubles dont un fut, en 1808, la maison natale de Gérard Labrunie, le futur Gérard de Nerval, à l’ex 96 rue St Martin.
    159 : Passage Molière, de 1791, qui fut rebaptisé "des Sans-culottes" pendant la Révolution, en 1793.
    C’est là que se trouvait la Salle Molière, où se tinrent les réunion du "Club des clubs" pour les élections à l’Assemblée constituante, autour d’Armand Barbès et de Joseph-Marie Sobrier, en mars 1848.
    Une autre société s’y réunissait : le Club patriotique du 7ème arrondissement, connu sous le nom de "Club du passage Molière". Il participa activement à la journée du 15 mai 1848. Pendant la Commune également, il y eut là de nombreuses réunions.
    157 : Théâtre Molière s’installa ici en 1791, remplaçant l’ex bureau des nourrices. En 1793, il prit le nom de Théâtre des Sans-culottes. Il fonctionna jusqu’en 1807 et devint ensuite une école d’art dramatique où Rachel fit ses études en 1835, à 14 ans, dans la classe de Pierre-Jacques de Saint-Aulaire, dit Aulaire.

     

    Passage Molière

    Le passage Molière a été construit en 1791 et rebaptisé "passage des Sans-culottes" pendant la Révolution, en 1793.

     

    Rue Quincampoix à gauche

    90 : Emplacement de la cloche annonçant la fin des séances de la Bourse de Law en 1718 et 1719.
    65 : Hôtel de Beaufort, à l’ex n° 47 de la rue, dans lequel s’installa, pendant la Régence, en 1719-1720, la banque de Jean Law de Lauriston.
    54 : Cabaret de l’Épée de Bois, qui fut à l’origine de l’Opéra de Paris. En effet, en 1658, Mazarin avait créé une communauté de maîtres à danser et de maîtres de violon. En 1661, il transforma cette communauté en Académie royale de danse, dont le but était de perfectionner cet art et de régler les ballets. En 1669, cette Académie fusionna avec l’Académie royale de musique pour constituer l’Opéra. Marivaux, Racine, Mme de Tencin, les Mississipiens — nom que l’on donnait aux agioteurs sur les actions du Mississipi —fréquentaient ce cabaret.
    43 : Échoppe d’un savetier louée aux agioteurs ligués contre Law — les frères Pâris et Antoine Crozat — en janvier 1720.
    C’est dans cette rue qu’évolue le héros du roman de Paul Féval : Le Bossu.

     

    Rue de Venise

    La rue de Venise est la plus étroite de Paris. Elle doit son nom à l’enseigne de financiers Lombards qui s’y étaient installés au début du 16ème siècle, à "l’Écu de Venise".
    À son extrémité se trouve la fontaine Maubué ou Maubuée, du 13ème siècle, alimentée à l’époque par les eaux de Belleville. C’était la fontaine la plus fréquentée de Paris au Moyen âge.

     

    Place Georges Pompidou

     

     

    Fin du parcours

     

     

    sources :  

    Superbe blog

    http://www.parisrevolutionnaire.com/spip.php?article193

     

     

     

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    Eugène Atget 1912
    Zoniers. Porte d'Italie (13e arrondissement)

     

    Les fortifs et la zone

    No man's land inconstructible, la zone est un anneau de 300 mètres de large qui entoure Paris au-delà des fortifications de Thiers laissées à l'abandon.
    C'est dans cette zone que se regroupent les chiffonniers pour y vivre et trier leur butin.
    Eugène Atget, photographe infatigable de Paris, est un des rares photographes à s'être intéressé à la zone au tournant du XXème siècle.

    Les habitants
    par Guillaume Le Gall


    Petits métiers et habitants

    Sur la scène de ce théâtre urbain, Atget photographie l'activité du commerce de la rue (petits métiers, boutiques, étalages, etc.).
    La série des petits métiers d’Atget, commencée en 1897, s’inscrit dans une longue tradition iconographique qui s’affirme comme un genre, et à l’intérieur duquel nous distinguons deux types de productions différentes. L’une est d’origine populaire (la production des graveurs de la rue Saint-Jacques par exemple), l’autre relève davantage des grandes suites d’auteurs (Abraham Bosse, Bouchardon, etc.).
     
     
       
    Eugène Atget 1912
    Zoniers. Porte d'Italie (13e arrondissement)
     
     
    Certaines photographies de petits métiers d’Atget présentent des analogies formelles et structurelles avec ces dernières. Seulement, le photographe ne se contente pas de réinterpréter cette tradition, il réussit à inventer un nouveau style documentaire.
     
     
     
     
    Eugène Atget
     
    Zoniers. Poterne des Peupliers (13e arrondissement)
     
     
     
    Chez Atget, en effet, le petit métier ne se réduit pas au seul motif pittoresque que le folklore du XIXe siècle avait mis à la mode, mais intègre celui-ci dans son environnement proche.
     
     
     
     
    Eugène Atget
    Zoniers. Poterne des Peupliers (13e arrondissement) 1912
     
    Après avoir photographié les petits métiers, Atget s'intéresse aux étalages, aux boutiques et aux marchés. Ces activités présentent pour lui des aspects qui participent à la morphologie générale du vieux Paris. Ainsi, les marchandises exposées sortent du cadre strict de la boutique, débordent sur les trottoirs.
     
     
    Eugène Atget
     
    Zoniers. Porte d'Italie (13e arrondissement)
    Les kiosques, notamment, deviennent chez Atget des formes anthropomorphiques qui rappellent les marchands ambulants photographiés quelques années plus tôt, et s'opposent au nouveau développement du commerce que sont les grands magasins de la ville haussmannienne.
     

    Zoniers et populations marginales

    Le vieux Paris n'est pas seulement une nouvelle catégorie de l'histoire urbaine inventée par des personnalités attachées au souvenir d'un passé, il est l'une des conséquences majeures de l'haussmannisation. Les grands travaux de rénovation urbaine ont fait apparaître, par contraste, le vieux tissu urbain comme une trace de l'ancienne ville. Dans une certaine mesure, Atget rend compte de ce processus. Mais le photographe ne s'arrête pas à la seule description de la ville comme artefact, il élargit son champ d'intérêt à la population marginalisée par les transformations urbaines. Ainsi, les habitants de la zone, périphérie du centre haussmannien, constituent pour lui un sujet qu'il va traiter sous la forme d'un album : Les Zoniers.
     
     
    Eugène Atget
    Porte d'Ivry, 18 et 20 impasse Masséna, sur les fortifications (13e arrondissement), 1913
     
    Propriété de l'armée, cette zone était non aedificandi, c'est-à-dire qu'aucune habitation fixe ne devait s'y construire. Dans cet album, Atget fait le portrait d'une population démunie qui vit sur une zone située entre les fortifications et la banlieue. Il dresse une typologie des constructions éphémères et, souvent, photographie les zoniers dans leur environnement immédiat.
     
      
    Eugène Atget
    Marchande de mouron 1899
     
     
    Le propos d'Atget est assez clair. Alors que le centre de Paris se modernise et offre un certain confort, les marges de la ville sont habitées par une population laborieuse. Atget fait le constat de cette configuration urbaine et invente une nouvelle approche documentaire en photographie. C'est en partie pour son nouveau style documentaire que de nombreux photographes des années vingt vont le tenir pour le précurseur de la photographie moderne.

     
      
     
     
     
    Eugène Atget
     
    Zoniers. Poterne des Peupliers (13e arrondissement)
     
     
     
     
     
     
    Eugène Atget
    Zoniers. Porte de Choisy (13e arrondissement)
     
     
     
     
     
     
     
     
    Eugène Atget
    Chiffonniers. Boulevard Masséna (13e arrondissement
     
     
     
     
     
     
     
    Eugène Atget
    Zoniers. Porte d'Ivry (13e arrondissement)
     
     
     
     
     
     
     
    Eugène Atget
    Chiffonnier. Cité Trébert, porte d'Asnières (17e arrondissement)
     
     
     
     
     
     
     
    Eugène Atget
    Intérieur d'un chiffonnier. Boulevard Masséna (13e arrondissement)
     
     
     
     
     
     
     
    SOURCES
      
      
      
      
     
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    Eugène Atget : cour du Dragon

    Cour du Dragon, vers 1900
    quartier Saint-Germain-des-Prés, Paris VIè

    Belle composition dynamique servie par des perspectives et courbes harmonieuses,
    contrariées par le chaos des voitures à bras du premier plan.
    On remarque sur la gauche l'enseigne de l'atelier de ferronnerie "Aux Fabriques St
    Germain Maison Anglade, ancienne maison Julien". Des lits en fer s'entassent sur la
    droite. Il est intéressant de souligner que Man Ray a acquis une variante de cette image.

    Très belle épreuve qui a conservé ses tonalités d'origine.

    La cour du Dragon fut connue sous cette dénomination avant que la rue y prît part ; mais elle ne servait pas encore de passage au beau milieu du règne de Louis XIV. C'était alors l'ancienne Académie, dite bientôt l'académie Royale, sous la direction de Longpré et de Bernardy. Elle comptait autant de pensionnaires que la nouvelle, ouverte rue des Canettes. L'une et l'autre suivaient à l'envi les traditions de la première institution de ce genre, fondée par Pluvinel, sous la régence de Marie de Médicis. Les jeunes gens y apprenaient surtout ce dont un gentilhomme se passe le plus difficilement l'équitation, les armes, les mathématiques et la danse. En cette cour du Dragon, rue du Sépulcre, demeurait vers l'année 1770 Mlle Dubois, de la Comédie-Française, chez laquelle M. de Sarral avait ses grandes entrées, dans le même temps que Dorat ses petites.

    Eugène Atget : Cour de Rohan 2

    Cour de Rohan, 1915
    quartier de la Monnaie, Paris VIè

    Cette image met en valeur la richesse du décor floral qui donne à ce lieu secret une
    atmosphère doucereuse, malgré des façades modestes.
    Belle épreuve aux tonalités bien conservées

    L'hôtel de Rohan a été construit en 1705 par l'architecte Delamair pour le comte du fils du prince et de la princesse de Soubise, d'abord évêque de Strasbourg avant d'être nommé cardinal de Rohan.

    L'hôtel a accueilli quatre cardinaux de Rohan. Napoléon Ier en fit le siège de l'Imprimerie impériale et du dépôt des Archives nationales. L'hôtel de Rohan abrite aujourd'hui une partie des archives nationales. A voir Le bâtiment en lui-même Les Chevaux du soleil sculptés par Robert Le Lorrain. Le cabinet des Singes.

    A faire Visiter ce superbe hôtel particulier A proximité Le musée Picasso L'hôtel de Soubise

    Eugène Atget : Cour de Rohan

    Cour de Rohan, 1915
    quartier de la Monnaie, Paris VIè

    Remarquons sur la gauche au premier étage le couple à la fenêtre ainsi que les cages à
    oiseaux.
    Epreuve aux tonalités homogènes. Fente de 2 cm dans la partie supérieure gauche de
    l'épreuve. Petit fente et pli dans la partie supérieure droite. Traces de punaise dans la
    partiie intérieure droite

     

    Eugène Atget : rue de la Huchette

    Rue Xavier Privas vue depuis le croisement avec la rue de la Huchette, vers 1900
    quartier de la Sorbonne, Paris Vè

    Le renfoncement sur la droite avec les vitrines en biais et le balcon existent toujours. Les
    affiches collées sur le pignon de l'hôtel de Vannes vantent les bains de mer àFouras et
    aux Sables d'Olonne. Les commerces en vis à vis sont des débits de boissons...

    « Son appellation vient d'une enseigne attestée à la fin du XIIIe siècle : la Huchette d'or. Célèbre dès la fin du Moyen Âge pour ses auberges, et au XVIIe siècle pour ses rôtisseurs et ses cabarets, elle était aussi malfamée, et ses coupeurs de bourses renommés. Les maisons anciennes y sont nombreuses. Au no 14, à l'angle de la rue du Chat qui pêche, un médaillon plaqué sur la façade est orné d'un Y, rébus pour « lie-grègues », lacets de fixation entre culottes et hauts-de-chausse. La rue a retrouvé son activité bourdonnante du Moyen Âge avec l'implantation de nombreux restaurants méditerranéens ou exotiques
     

    Eugène Atget : Le château Rouge

    Le Château Rouge, rue Galande, 1899
    quartier de la Sorbonne, Paris Vè

    Il est intéressant de rappeller la réputation de traquenard du Château Rouge, où gueux et
    alcooliques se retrouvaient au XIXè siècle. Au dessus du porche "Ancienne Maison
    Cadoux", "vins, cafés, bières...".

    .

    LE CHATEAU ROUGE RUE GALANDE

    Par Bernard Vassor
    medium_Château_rouge_rue_galande_tondeur_010_sepia.jpg
    medium_CHATEAU_ROUGE_RUE_GALANDe_11.jpg
    Son nom, le Château Rouge, lui vient de la façade peinte en rouge "sang-de-boeuf 3

    57 rue Galande*

    Certains historiographes prétendent que ce fut la demeure de Gabrielle d'Estrée, la favorite d'Henri IV ????

    Sur les gravures du XIX° siècle, nous voyons que le prédécesseur de Pierre Trolliet, était un nommé Cadiou.

    Le Château-Rouge était le tapis-franc le plus infâme du quartier de la place Maubert. entre l'allée d'un hôtel louche et la porte d'un "assommoir" s'ouvrait un long couloir étroit. L'entrée du cabaret, était une vaste et close chambrée, de sordides buveurs attablés, hommes en blouses et filles crottées, abrutis par l'alcool. L'arrière -boutique était réservée aux riches souteneurs en vestes de velours et casquettes à pont. Le raide, la verte et le gros-rouge étaient les seules boissons consommées dans ce lieu. C’était un asile de nuit pour vagabonds qui moyennant quelques centimes, étaient admis à « dormir à la corde», c’est-à-dire assis sur un banc, la tête appuyée contre une corde qu’on lâchait à deux heures du matin. Les pauvres bougres étaient alors jetés à la rue par le patron armé d’un nerf de bœuf, aidé dans sa triste besogne par des garçons qu’il a recruté parmi des lutteurs.

     

     

    Eugène Atget : Saint séverin

    Saint Séverin, vers 1900
    quartier de la Sorbonne, Paris Vè

     

     

     

    Eugène Atget : impasse des Boeufs

     

     

    Impasse des boeufs, rue Valette, 1898
    quartier de la Sorbonne, Paris Vè

    Dans cette image où les façades délabrées s'imbriquent en trompe l'oeil, on aperçoit sur la
    droite une échope de cordonnier "Ressemelage hommes dames, talons hommes dames" et
    une enseigne peinte de fabrique d'appareils photographiques "Ancienne maison Misoir".
    Fente de 1 cm en haut à gauche de l'image.

     

    Eugène Atget : Saint Julien Le Pauvre

     

    Saint-Julien-le-Pauvre, 1898
    quartier de la Sorbonne, Paris Vè

    Jolie vue dans laquelle le vieil homme assis devant l'entrée permet d'établir une échelle.

     

    D'abord modeste chapelle d'un hospice élevé au carrefour de deux grandes voies romaines partant de Lutèce, elle fut détruite lors de l'invasion des Normands en 886. En ruine, Henri Ier en fit ensuite don à l'évêque de Paris vers 1030. L'église actuelle ne fut ensuite commencée que vers 1170 et terminée vers 1240, ce qui en fait l'une des plus anciennes de Paris.

    En 1655, elle est cédée à l’Hôtel-Dieu de Paris. Durant la Révolution française elle est déclarée bien national et devient grenier à sel en 1790. Elle retrouve sa vocation religieuse en 1826 et est consacrée au rite byzantin en 1889[2].

    Une iconostase réalisée en 1900 sépare le chœur de la nef.

    Une dalle de l'ancienne voie romaine de Lutèce à Orléans se trouve en bas et à droite de la façade

    Eugène Atget : Saint Julien le Pauvre

    Saint-Julien-le-Pauvre, 1898
    quartier de la Sorbonne, Paris Vè

    Remarquons au premier plan sur la droite la femme près du puits et les vestiges de
    colonnes ouvragées dans les restes du ramparts.

     

    Eugène Atget : Saint Julien le Pauvre

    Saint-Julien-le-Pauvre, 1898
    quartier de la Sorbonne, Paris Vè


    Remarquons au fond de la cour, un réduit contenant bombonnes de vin, tonneaux et
    divers objets.

     

    Eugène Atget : Rue laplace et MOntagne Sainte Geneviève

     

    Angle de la rue Laplace et de la rue de la Montagne-Sainte-
    Geneviève, 1898

    quartier de la Sorbonne, Paris Vè


    Cette prise de vue vers l'église Saint-Etienne-du-Mont met en valeur le premier plan, où
    l'on aperçoit une exceptionnelle enseigne "Lecture" en forme de livre ouvert.
    A l'angle des rues, se trouve l'épicerie "F. Morlé" surmontée d'une enseigne "Ancienne maison
    Audois, fruits et primeurs, salaisons d'Auvergne, Chocolat Vinay".
    Sur la devanture de droite, la presse parisienne côtoie des bêches et des balles pour enfants.

     

     

    Eugène Atget : auberge du Cheval Banc

     


    Auberge du Cheval Blanc, 4 rue André Mazet, 1908
    quartier de la Monnaie, Paris VIè

    L'Auberge du Cheval Blanc est un ancien relais de Poste, d'où partaient, sous le règne de
    Louis XIV, les diligences pour Orléans. Remarquons les rideaux du rez-de-chaussée, qui
    contrastent avec la façade décrépie de l'édifice.

     

    Image

    Paris
    Cour de l'Auberge du Cheval Blanc, rue Mazet


    Un magnifique coupe-gorge à la Louis XIII !

     

    Eugène Atget : Auberge du Cheval Blanc

    Auberge du Cheval Blanc, 4 rue André Mazet, 1908
    quartier de la Monnaie, Paris VIè

    L'Auberge du Cheval Blanc est un ancien relais de Poste, d'où partaient, sous le règne de
    Louis XIV, les diligences pour Orléans.

    Déchirures sur le bord supérieur et le côté gauche, ainsi que deux traces de
    manipulations. Pli à l'angle inférieur droit.

     

    Eugène Atget : Rue Saint André des Arts

    27 rue Saint-André-des-Arts, depuis la rue Gît-le-Coeur. 1899
    quartier de la Monnaie, Paris VIè

    Au n° 27 rue Saint-André-des-Arts, se trouve le bel Hôtel Duchesne (dit également
    Maison des Trois Chapelets) dont l'actuelle façade ornée d'un élégant balcon date de
    1748. Au rez-de-chaussée de l'hôtel particulier se trouvent, sur la gauche, une boutique
    "d'éclairage" et "transformation de lampes en tout genre" et, sur la droite, la "Boucherie
    St André des Arts L. Duval". L'hôtel abrite également la "Clinique des Yeux du Dr
    Landolt" ainsi que l'établissement "M. Gabriel, Peinture Vitrerie".
    Remarquons au premier la réclame du marchand de vin de la rue Gît-le-Coeur "[...]des vins sans eaux".

     

    Image

    Rue de Buci PARIS 6è

     

    Cette voie fut ouverte au XIIIe siècle. Elle prit le nom de Buci dès 1352 en l'honneur de Simon de Buci, premier Président au Parlement de Paris en 1341 qui acheta en 1350 la porte Saint-Germain sur laquelle donnait cette rue. Elle fut également appelée : « rue qui tend du Pilori à la Porte de Buci », car un pilori existait à côté de l'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés en vertu d'une charte accordée par Philippe-le-Hardi à cette abbaye.

     

    À l'angle de la rue de Buci et de la rue Dauphine, chez le traiteur Nicolas Landelle, de 1729 à 1739, se réunissait la célèbre goguette du Caveau, première du nom. La salle basse où elle se réunissait donna son nom à la société. Il se perpétuera jusqu'en 1939, à travers quatre sociétés successives différentes.

     

    • Le Café de Buci, situé à l'angle des rues de Buci, Mazarine et Dauphine, classé aux monuments historiques
    • Le Molière, situé au 12 rue de Buci est classé monument historique. En effet, à quelque mètres se tenait le jeu de paume de la Croix Blanche,de plus, ce fut le lieu où Jean-Baptiste Poquelin pris son célèbre pseudonyme, Molière.

     

     

     

    lien intéressant

     

    http://www.eugene-atget.com/atget-3-decembre-2011-yvesdimaria.pdf

     

    http://www.eugene-atget.com/pages/fiches/chateau-rouge.html

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    PASSAGES et GALERIES - 1ère partie

    Mercredi 25 août 2010, par Webmestre // PASSAGES ET GALERIES

     

    1ère partie :DES GRANDS BOULEVARDS AUX HALLES

     


    En cliquant sur les photos marquées du signe ►, vous obtiendrez un agrandissement, un détail ou une autre vue se rapportant au même lieu.

    embout10.jpg 

    Nous partirons du métro Cadet

    C’est ici que fut arrêté, le 28 mai 1871, dénoncé par un prêtre, Eugène Varlin, ouvrier relieur, membre de la Commune de Paris, membre de l’Association Internationale des Travailleurs ; “l’honneur du prolétariat” comme l’avaient surnommé ses compagnons.
    Ramené à Montmartre sous les coups de la foule vengeresse des bourgeois parisiens, il est fusillé par les troupes d’Adolphe Thiers à l’emplacement même où avaient été exécutés les généraux Leconte et Thomas ; lui qui était intervenu à plusieurs reprises pour épargner les otages.
    Les versaillais pouvaient, après cela, "déverser sur nos charniers des flots d’ignominies"...

     

     

    Eugène VARLIN
    Son exécution à Montmartre, peinte par Maximilien Luce

     

    Prendre la rue Cadet vers le Sud

    42 : Emplacement de la clôture Cadet de la barrière d’octroi établie sous Louis XV. Elle fut remplacée en 1785 par le mur des Fermiers généraux ; ce mur murant Paris qui rendit Paris murmurant...
    21 : Siège du "Populaire", journal communiste chrétien fondé par Étienne Cabet, et auquel collabora Théodore Dézamy qui devait organiser en 1840 à Belleville un banquet fondateur du communisme néo-babouviste.

    Etienne CABET

    Ce fut par la suite le siège du "Petit Journal" dit "le journal à 1 sou", qui fut interdit pendant la Commune.
    18 : Emplacement de la salle du Casino, où se tinrent des réunions politiques publiques à la fin du Second Empire.
    Jules Vallès y donna une conférence sur Balzac le 15 janvier 1865.

     

    jules VALLÈS

    Pendant la Commune elle abrita les réunions du club des Amis du Peuple.
    16-24 : Siège du Grand Orient de France depuis 1857.
    Le maréchal Magnan, qui avait réprimé l’insurrection lyonnaise de 1830, grand “massacreur de rebelles” durant la conquête de l’Algérie... en fut nommé Grand maître en 1860 par Napoléon III pour damer le pion au prince Murat.
    Dans une de ses salles se tinrent plusieurs réunions politiques à la fin du Second Empire.
    Y fut également présenté, le 10 mars 1933, le premier spectacle complet du Groupe Octobre, écrit par Jacques Prévert et mis en scène par Lou Tchimoukow, en soutien à deux jeunes noirs de Scottsborough, USA, condamnés à tort pour le viol d’une femme blanche.

    9-11 : Emplacement de l’Hôtel Cromot du Bourg. Ignace Pleyel y avait sa demeure et sa première salle de concerts.
    C’est dans cette dernière que Frédéric Chopin donna son premier récital à Paris.

     

    Rue du Fbg Montmartre à gauche

    35 : Confiserie “À la mère de famille” créée en 1761.
    33 : Belle cour typique du quartier.

    Confiserie " A la mère de Famille"

    32 : Demeure d’Isidore Ducasse, alias comte de Lautréamont, l’auteur des "Chants de Maldoror", en 1869. Il devait bientôt déménager au 7 de la même rue, pour y mourir prématurément le 24 novembre 1870.

     

     

    Passage Verdeau 

     

    Le passage Verdeau a été construit en 1847.
    14-16 : Boutique "Photo Verdeau", fréquentée par Robert Doisneau et Agnès Varda.
    8 : "Au Bonheur des Dames" ;

      

    boutique typique du passage à l’enseigne remarquable.
    6 : Boutique de Roland Buret, très tintinophile.

      

     Angle rue du Faubourg Montmartre et rue de la Grange Batelière

    Traverser la rue de la Grange Batelière

    Son nom vient d’une ferme fortifiée (bataillée) à laquelle elle menait.
    26 : Demeure de l’égyptologue Auguste Mariette, conservateur du Louvre et fondateur du musée du Caire, "inventeur" du "Scribe accroupi" et du "Serapeum de Memphis".
    21 : Siège du journal "Le Bonnet rouge" de Miguel Almereyda, ouvrier photographe anarchiste qui, accusé d’intelligence avec l’ennemi, fut retrouvé étranglé dans sa cellule après son arrestation en 1917. De son vrai nom Eugène Bonaventure Jean-Baptiste Vigo, il était le père du cinéaste Jean Vigo.
    18 : Demeure du journaliste républicain Armand Carrel, ramené mourant à son domicile après un duel avec Émile de Girardin.
    13-15 : Caserne des gardes-suisses sous Louis XVI.
    10 : Cénacle romantique d’Alfred Tattet, réunissant Victor Hugo, Alfred de Musset, Alfred de Vigny, Sainte-Beuve, Émile de Girardin, Alfred Arago…

     

     

    Passage Jouffroy

    Le passage Jouffroy a été construit en 1846. Il s’y trouvait une boutique de fruits artificiels où le dermatologue Charles Lailler rencontra le sculpteur sur cire Jules Baretta à qui il demanda de confectionner les représentations de maladies de peau qui se trouvent aujourd’hui au musée de l’hôpital St Louis.
    C’est ce même docteur Lailler qui jeta sa croix de la Légion d’honneur à l’officier qui venait chercher dans son service les Fédérés blessés pendant la Semaine sanglante pour les fusiller.

    Ce passage vit en 1848, juste après sa construction, une floraison de clubs plus ou moins révolutionnaires, dont celui de la Garde nationale, celui des Artistes dramatiques et celui des Publicistes.
    Il communique avec le Musée Grévin, fondé en 1882, où furent présentés pour la première fois à Paris le téléphone, le phonographe, les rayons X, les dessins animés…
    C’est sur la scène du Grévin que Georges Méliès fit ses débuts d’illusionniste en 1886.
    On y trouve, entre autres curiosités, le Palais des mirages : kaléidoscope géant créé par Eugène Hénard pour l’exposition universelle de 1900.
    L’entrée principale se trouve sur le boulevard.

    Passage Jouffroy
    Le salon des miroirs

     

    On traverse le bd Montmartre

    Lieu de nombreuses manifestations, dont celle contre l’exécution de Sacco et Vanzetti en 1927, et celle des algériens contre le couvre-feu, le 17 octobre 1961, qui se termina par un carnage perpétré par une police parisienne dirigée par un certain Maurice Papon, nommé par un certain Charles de Gaulle...

      

    Manifestation sur le Bd Montmartre

    2 : Un kiosque-signal avait été installé en 1912 au centre du “carrefour des écrasés”. Il fut rapidement supprimé car il empirait plutôt les embarras de circulation.
    6 : Café “Le Madrid”, où se rencontraient Léon Gambetta, Charles Baudelaire… Mais aussi les contestataires du Second Empire : Henri Rochefort, Jules Vallès, Étienne Carjat, Gustave Courbet...

    Le théâtre des Variétés
    et les Panoramas

      

    7 : Le théâtre des Variétés fut créé par la Montansier après qu’elle ait été chassée du Palais Royal.
    C’est dans ce théâtre qu’eut lieu la première des "Scènes de la Vie de Bohème" d’Henri Murger.
    9 : Au café des Variétés, se retrouvaient Villiers de l’Isle-Adam, Catulle Mendès, Léon Dierx...
    10 : Demeure des compositeurs Gioacchino Rossini et François Adrien Boieldieu.
    C’est là que se réunissait, en 1848, le Comité central électoral pour la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte.
    12 : Ce fut également le siège du Club des Amis de la Constitution sous l’éphémère Seconde République.
    Le 13 juin 1849, les amis du général Eugène Cavaignac, celui qui avait réprimé l’insurrection de Juin 1848, saluaient du balcon une manifestation du mouvement contre l’expédition de Rome. Comme quoi on peut être à la fois un bon républicain et un massacreur d’ouvriers...

     

     

    Passage des Panoramas

    Le passage des Panoramas est un des plus anciens passages parisiens. Il a été construit en 1800. Son nom vient de deux panoramas (grandes toiles peintes représentant des scènes historiques) imaginés par Robert Fulton, venu à Paris présenter ses torpilles et son sous-marin en 1800. Il fera naviguer son bateau à vapeur sur la Seine le 9 août 1803.

     Le passage des Panoramas
    Escalier à double révolution au 55

    Georges Méliès débutera comme peintre des panneaux présentés dans deux rotondes qui constituaient ces fameux panoramas.
    C’est dans ce passage qu’eurent lieu les premiers essais d’éclairage public au gaz, en 1817, par Philippe Lebon, après la chapelle de l’hôpital St Louis.
    57 : Maison “Marquis”, au décor d’origine de 1846.
    47 : Boutique du graveur Stern au décor typique de la Monarchie de juillet.

     

    Enseigne du graveur Stern
    L’arbre à canelle

    Galerie Montmartre à gauche

    27 : Emplacement de l’académie de peinture de Rodolphe Julian. L’académie Julian dispensait le même enseignement qu’aux Beaux-Arts, avec la particularité d’être ouverte aux femmes, ce qui était exceptionnel à l’époque, surtout pour peindre des "académies" masculines.

    L’académie Julian

     

    Galerie St Marc à gauche

     

     

    Galerie des Variétés à gauche

     

     

    Galerie Feydeau aller-retour

     

     

    Rue Vivienne à droite

    36 : Salle de rédaction du journal le "Corsaire-Satan", rue Neuve Vivienne à l’époque ; journal issu de la fusion du Corsaire et du Satan en 1846, et auquel collaborèrent Charles Baudelaire, Théodore de Banville, Théophile Gautier, Gérard de Nerval, Henri Murger, Privat d’Anglemont, Pierre Dupont
    46 : Demeure d’Alphonse Karr en 1840.
    51 : Autre local de l’académie Julian, école de peinture ouverte aux femmes à partir de 1880.

     Académie Julian de la rue Vivienne
    la seule ouverte aux femmes

    Bd Montmartre à gauche

    14 : Siège de “La Libre Parole”, journal populiste violemment antisémite d’Édouard Drumont, auteur de “La France Juive”. Il fut le théâtre de bagarres violentes pendant l’affaire Dreyfus.
    Demeure de Caroline Rémy, dite Line, puis Séverine, secrétaire de Jules Vallès puis journaliste de renom.

    SÉVERINE

    Rédaction de la revue "l’Avant-Garde" animée par Paul Vaillant-Couturier, Charles Tillon et André Marty, revue des Jeunesses Communistes.
    19 : Galerie Boussod et Valadon, ex galerie Goupil, dirigée par Théo Van Gogh en 1890.
    20 : Siège du journal “Le Gaulois” d’Arthur Meyer, ennemi de Drumont, mais qui rejoindra curieusement ses positions antisémites quelques années plus tard.
    23 : Honoré de Balzac demeure au dessus du café Frascati en 1840.
    27 : Demeure du général révolutionnaire Charles-Philippe Ronsin, chef de l’Armée révolutionnaire de Paris, guillotiné avec les Hébertistes.

    Général Charles-Philippe RONSIN

      

    Bd des Italiens

    Il tient son nom de la présence, à l’emplacement de l’Opéra comique actuel, du Théâtre des Italiens construit en 1783 et détruit par un incendie en 1838.
    Les émigrés de retour s’y rassemblaient après la Révolution ; d’où le surnom qu’il pris alors de "Petit Coblence".
    Sous la Restauration, il s’appela boulevard de Gand, du nom de la ville belge où s’était réfugié Louis XVIII pendant les Cent Jours. D’où le nom de "gandins" que l’on donna aux fils de riches (on ne disait pas encore "fils à papa") qui le fréquentaient.

    Le petit Coblence
    La salle des Italiens vers 1840

    2 : Emplacement de l’entrée du passage de l’Opéra, qui comprenait deux galeries, celle de l’Horloge et celle du Thermomètre. Elles débouchaient à l’autre extrémité sur une troisième qui menait à la salle de l’Opéra. Celle-ci se trouvait entre les numéros 6 et 18 de la rue Le Peletier, de 1821 à 1873 ; date à laquelle elle disparut dans un incendie.
    Le passage de l’Opéra fut lui-même détruit lors du percement du Bd Haussmann, en 1925.
    Il s’y tint des réunions en plein air après la fermeture des clubs par le général Vinoy, le 24 janvier 1871.
    Les Surréalistes s’y réunirent, au Café Certà, de 1919 à 1923. S’y retrouvaient Louis Aragon, André Breton, Philippe Soupault, Tristan Tzara… C’est là que se tinrent les assises du mouvement Dada en décembre 1919.
    C’est dans un autre café du passage, le Petit Grillon, qu’Aragon et Breton travaillaient à la rédaction de la revue "Littérature" dans laquelle ils publièrent leur fameuse "Lettre ouverte au Comité Lautréamont", le 1er mars 1922.

    Le passage de l’Opéra
    Carrefour Richelieu-Drouot avant le Bd Haussmann

    3 : Demeure du compositeur Louis-Ferdinand Hérold, compositeur de Zampa en 1829. Siège du journal "Le Soir", en 1910.
    5 : Siège du journal "Le Temps", de 1884 à 1911.
    8 : Estaminet Mulhouse, où se réunissait la Société démocratique Allemande en mars 1848. Réunions auxquelles participaient Georg Herwegh, Ludwig Feuerbach, Karl Marx, Arnold Ruge, Max Stirner, Hermann Ewerbeck
    Entre 1900 et 1914, ce fut l’emplacement du Théâtre de l’illusionniste Jean-Eugène Robert-Houdin, racheté par Georges Méliès en 1888. Il sera fermé en 1914 sur décision de police.
    9 : Demeure, entre 1795 et 1813, du compositeur André Grétry qui avait été soutenu à ses débuts par Voltaire.
    Le café Poccardi est devenu un restaurant italien, mais il a conservé son décor typique du 19ème siècle.
    Pendant l’occupation se tint à cette adresse l’"Office de placement des travailleurs français en Allemagne", en application de la politique de recrutement de volontaires, qui fut un échec. Du coup, le gouvernement de Vichy instaura le STO.
    Après la Libération, ce fut le siège du journal "la Dépêche de Paris".

     

    Passage des Princes

    Entrée au 5 bis bd de Italiens.

     Le passage des Princes

    Le dernier passage réalisé à Paris, en 1860.
    36 : Maison d’édition d’Auguste Poulet-Malassis, éditeur de Charles Baudelaire et de Lautréamont.
    C’est dans ce passage que se trouvait le restaurant Peter’s, où la légende veut que fut inventé le homard à l’américaine). Ce qui est avéré, par contre, c’est l’arrestation, dans cet établissement, d’officiers de l’état-major de la Garde nationale, le 17 mai 1871, pour avoir "négligé leur service et fait ripaille avec des femmes de mauvaise vie".

     

    Rue de Richelieu à droite

    112 : Alexandre Dumas père demeurait, en 1864, au dessus de ce qui avait été le café Frascati, très en vogue pendant le Directoire et le Premier Empire.
    110 : Premier siège du journal socialiste "L’Humanité", fondé par Jean Jaurès, et auquel collaborèrent Anatole France, Octave Mirbeau, Jules Renard… Le premier numéro sortit le 18 avril 1904.

    Jean JAURÈS par Nadar
    Le premier siège du journal l’Humanité

    109 : Dumas père descendait à l’hôtel de Paris lors des séjours qu’il faisait dans la capitale en 1841-1842.
    108 : Honoré de Balzac, qui habitait par ailleurs rue Raynouard, se faisait héberger ici par le tailleur Buisson dans les années 1840 afin d’échapper à ses créanciers.
    103 : Demeure de l’auteur dramatique Jean-François Regnard en 1696.
    102 : Maison ayant appartenu à Voltaire et léguée à sa nièce, Mme Denis.
    101 : Imprimerie du journal "Le Temps", dont Baude était le rédacteur en chef. La saisie de ses presses par le commissaire Deroste provoqua l’insurrection du 27 juillet 1830, début des Trois Glorieuses.

    Saisie des presses du journal "Le Temps"

    100 : Siège du journal "Le Journal", créé en 1892, auquel collaborèrent Colette, Blaise Cendrars, Philippe Soupault, Claude Farrère, François Mauriac (qui admirait alors un certain Mussolini). Quotidien qui défendit les accords de Munich et disparut à la Libération.
    À la Libération, siège du journal "Paris Presse", fondé par Philippe Barrès.
    Siège également de la revue hebdomadaire "Travail et Liberté", fondée en 1947 par Raymond Doubre et Émile Ganne, d’origine vichyste. Organe de la "CGT indépendante, libre et démocratique" du RPF
    80 : Porte de Richelieu de l’enceinte de Louis XIII.
    79 : Emplacement de l’Hôtel de Grancey, où est mort René Duguay-Trouain, corsaire puis lieutenant général des armées navales, en 1736.

     

    Rue Feydeau

    Elle s’est appelée, pendant la Révolution, rue des Fossés Montmarat.
    Jean-Jacques-Régis de Cambacérès, un des futurs Directeurs, puis 2ème Consul, puis archichancelier d’Empire, principal rédacteur du Code civil et prototype de l’opportuniste, y demeura à l’hôtel du Béarn en 1793.
    En 1818, la Bourse des valeurs s’y installe dans une ancienne dépendance du couvent des Filles St Thomas transformée en magasin de décors de l’Opéra, en attendant la construction du palais Brongniart.

     

    Rue des Colonnes

    Un des seuls ensembles architecturaux à Paris de la période révolutionnaire, construit en 1792. Sont style est représentatif de l’époque, avec ses colonnes et son décor de palmettes.

     

     

    Rue de la Bourse à gauche

     

     

    Place de la Bourse

    Installation de la Bourse des valeurs en 1827 dans le palais Brongniart.
    Banquet offert par la chambre de commerce au général Bugeaud, le 17 mars 1845, pour le beau travail de "pacification" accompli en Algérie...
    En mars 1848, la salle des faillites du palais Brongniart servit de salle de réunions au Club des Intérêts populaires et de la Garde mobile. Cette Garde mobile venait d’être créée pour contenir le peuple. Le bourgeoisie la considérait comme peu sûre. Elle prouva le contraire en Juin. C’est à propos de son recrutement que Karl Marx inventa le terme "lumpenprolétariat".
    En 1870-1871, la Bourse fut transformée en atelier de confection de vareuses, tuniques et pantalons pour la Garde nationale.
    Elle fut un des quartiers généraux des Amis de l’Ordre contre la Commune.
    Des Communards furent massacrés, attachés aux grilles, le 25 mai 1871.
    Attentat manqué de l’anarchiste Charles Gallo en 1886.
    Explosion d’une charge de plastic posée par l’OAS en 1961. Il y eut 14 blessés.
    La Bourse fut prise d’assaut et en partie incendiée par les militants d’extrême gauche le 24 mai 1968.

    Incendie de la Bourse le 24 mai 1968

    Sur la place on trouvait :

    La librairie Sautelet, siège du journal périodique "Le Producteur", fondé par Olinde Rodrigues après la mort de Saint-Simon, en 1825-1826.
    Le théâtre du Vaudeville s’installa, sous la direction de Jacques Ancelot, dans l’ex théâtre des Nouveautés, au 27 rue Vivienne, de 1840 à 1868, avant d’émigrer sur le Bd des Capucines.

     

    Théâtre du Vaudeville de la rue Vivienne

    12 : Siège du Club de la Révolution Sociale, créé pendant la Révolution de 1848.
    17 : Attentat à la bombe contre le siège du Club Méditerranée, le 11 juin 1978.
    Siège de la Section de la Bibliothèque puis Section Lepeletier, dirigée par Bertrand Arnaud, Joigny et Vergne, dans l’ancien couvent des Filles St Thomas. C’est de celle-ci que partit l’insurrection du 13 Vendémiaire (5 octobre 1795), pas forcément aussi "royaliste" qu’on veut bien le dire, réprimée violemment par un petit général d’artillerie dégotté par Barras, un certain Buonaparte… La façade de l’église St Roch, rue St Honoré, porte encore les traces de la canonnade qui mitrailla les insurgés.
    C’est là aussi que tomba, le 27 juillet, le premier mort de la Révolution de 1830.

     

    On traverse la rue du Quatre Septembre

    Ainsi nommée en souvenir de la journée de 1870 qui vit, à l’annonce de la défaite de Sedan, la chute du Second Empire et l’Instauration de la Troisième République.

     

    Rue des Filles St Thomas

    5 : Hôtel meublé de la Tranquillité. Salon de Mme Permon. Cachette de Christophe Salicetti, conventionnel, auteur du décret de rattachement de la Corse à la France. Hôtel fréquenté par Bonaparte, Jean-Andoche Junot, Pierre Bourbotte… en 1794.
    11 : Hôtel de Brouilly, demeure de Jean Anthelme Brillat-Savarin, l’auteur de "Physiologie de goût", en 1826.

     

    Rue St Augustin

    3 : Demeure de Pierre-Jean Garat, le chanteur qui lança le costume des Inc’oyables, en 1795. La mode était alors à ne pas prononcer la lettre "R", qui rappelait la Révolution.
    12 : Demeure de Sophie Gay. Elle y tenait un salon fréquenté par Mme de Staël, François-René de Chateaubriand, Alphonse de Lamartine
    21 : Pompe à eau à balancier sur la gauche dans la cour.
    22 : Demeure de Mme de Tencin, la mère présumée de l’encyclopédiste Jean le Rond d’Alembert, qu’elle aurait conçu avec le Chevalier Destouches et abandonné sur les marches de la chapelle qui jouxtait Notre-Dame. Rien que du beau, du très beau monde…
    Demeure aussi de Melle Mars, célèbre comédienne qui tenait également un salon, fréquenté par Eugène Delacroix, Charles Nodier, Henri Heine, Honoré de Balzac, Victor Hugo, Alphonse de Lamartine, Frédéric Chopin... en 1842.
    23 : Emplacement de l’Hôtel Seiglière de Boisfranc, demeure du lieutenant général de police Antoine de Sartine de 1766 à 1774.

     

    Passage Choiseul

    Le passage Choiseul fut construit entre 1823 et 1825.
    23 : Boutique de l’éditeur Alphonse Lemerre, où naît le mouvement littéraire du Parnasse et où sont éditées les premières œuvres de Paul Verlaine.
    52 : Papeterie Lavrut, dont Jacques Prévert était un habitué.
    64 : Demeure d’enfance de Louis-Ferdinand Céline, ou sa mère tient une boutique de "dentelles et antiquités". Écrivain de génie, certes, mais antisémite et collabo jusqu’à suivre Pétain à Sigmaringen. C’est ce passage qu’il décrit comme un cloaque infâme, qu’il appelle le "passage des bérésinas", dans "Mort à crédit".

    Le passage Choiseul
    La boutique des parents de Louis-Ferdinand CÉLINE

     

    On laisse sur la gauche le passage Ste Anne

     

     

    Rue des Petits Champs à gauche

    46 : Demeure de Paul Barras, un des fossoyeurs de la Révolution française, "inventeur" du général Buonaparte, le sabre — ou plutôt le canon — dont il avait besoin pour en finir avec le mouvement sans-culotte.
    51 : Bureaux de la revue prussienne "Vorwärts" (En avant), prêtés en 1844 par son directeur Börnstein pour la réalisation du projet des "Annales franco-allemandes". L’entrée de l’immeuble est au 14 rue des Moulins. Le local est à l’entresol. Karl Marx et Friedrich Engels qui viennent de s’installer à Paris et d’y faire pratiquement connaissance — ils ne s’étaient rencontrés qu’une fois auparavant à Cologne — y rencontrent Pierre-Joseph Proudhon, Mikhaïl Bakounine, Louis Blanc et jusqu’à Lamartine… Les Annales étaient destinées à faire la synthèse entre les avancées théoriques du mouvement allemand et l’expérience pratique de la classe ouvrière française. Elle ne connaîtra qu’un numéro double, faute d’enthousiasme de la part de la "gauche" française — le terme était déjà aussi flou à cette époque qu’à la nôtre...

    Les bureaux du Vorwärts
    Marx et Engels à Paris

    45-47 : Hôtel construit pour Jean-Baptiste Lully. Il y demeure de 1671 à 1683. C’est Molière qui lui avait prêté la somme nécessaire à sa construction. Il est décoré de bas-reliefs représentant des instruments de musique.
    C’est ici qu’est arrêtée Marie-Jeanne Bécu, comtesse du Barry, ex maîtresse de Louis XV qui sera guillotinée le 8 décembre 1793.

     

    42 : Emplacement de l’Hôtel de Lionne-Pontchartrain. Mme Necker y tient, de 1776 à 1781, un salon fréquenté par l’intelligentsia de l’époque.
    En 1787, c’est la résidence de Calonne, ministre de l’Intérieur de Louis XVI contre qui s’est déclenchée, cette même année, une insurrection réprimée de façon sanglante sur le Pont-Neuf, signe avant coureur d’une Révolution qui éclatera deux ans plus tard.
    35 : Siège du journal saint-simonien "L’Algérie". Courrier d’Afrique, d’Orient et de Méditerranée", créé par Prosper Enfantin, entre 1843 et 1846.
    11 : Maison dans laquelle fut arrêté le général Jean-Charles Pichegru pour sa participation au complot de Georges Cadoudal contre Bonaparte en 1804.
    8-12 : Hôtel Tubeuf où Jules Mazarin installe en 1643 sa bibliothèque qu’il est le premier à ouvrir au public. Elle constituera l’embryon de la Bibliothèque Nationale. C’est dans cet Hôtel, devenu palais Mazarin, que s’installe la Compagnie des Indes, de 1720 à 1769.
    Mme Récamier y meurt du choléra chez son neveu Lenormand, le 4 juillet 1849.

     Jules MAZARIN
    Hôtel Tubeuf, devenu palais Mazarin

     

    Rue Vivienne à gauche

    2 : Emplacement de l’Hôtel Vanel, demeure de Jean-Baptiste Colbert où il mourut le 6 octobre 1683.

      

    Jean-Baptiste COLBERT

    2 bis : Emplacement de l’Hôtel Bautru de Serrant qui fut le foyer d’un complot contre le régent chez la marquise de la Carte en 1718.
    Demeure de Simon Bolivar, libérateur des colonies espagnoles d’Amérique, en 1804.
    Siège, en 1845, de la maison d’édition des frères Lévy (Michel, Nathan et Calman) qui publièrent les œuvres de Sand, Dumas, Stendhal, Balzac, Flaubert…

    Simon BOLIVAR

    On peut jeter un œil sur le "Grand Colbert", un ancien "bouillon" de 1832 au décor remarquable. Les bouillons étaient au 19ème siècle des restaurants bon marché.

     

    Galerie Colbert

    La galerie Colbert a été construite en 1826 pour concurrencer sa voisine, la galerie Vivienne. Elle s’est d’abord appelée passage du Trésor.
    Elle a failli disparaître sous la pioche de promoteurs, avant de devenir en 1990 une annexe de la Bibliothèque nationale.
    9 rotonde Colbert : Siège du journal "politique, satirique et financier" de Maurice Lagarde "La Silhouette" dans les années 1880.

    Galerie Colbert
    La rotonde

     

    Galerie Vivienne

    La galerie Vivienne a été construite en 1823.
    13 : Demeure et bureaux d’Eugène-François Vidocq après sa disgrâce. Il avait installé là son agence de renseignements privée. Il y fut arrêté le 17 août 1842. L’escalier qui y mène est appelé "escalier de Vidocq".
    47 : Emplacement du Cosmorama de la galerie Vivienne, inventé par l’abbé Gazzara ; miroir grossissant présentant des paysages qui fit fureur à lépoque.
    55-59 : Exposition universelle des Arts incohérents, organisée par Jules Lévy, l’illustre Sapeck, Émile Cohl, Alphonse Allais, en 1882. Un énorme canular, comme on peut s’en douter.

    Galerie Vivienne
    L’escalier de Vidocq

     

    Rue des Petits Champs

    On ne fait que la traverser.

     

    Passage des Deux Pavillons

     

    Le passage des Deux Pavillons a été construit en 1820. Il conduit au jardin du Palais Royal.

    Passage des Deux Pavillons  

    Le Palais Royal

    Le Palais Royal, son jardin et ses abords font l’objet d’un autre parcours.
    Mentionnons tout de même le premier passage couvert parisien, construit en 1784.
    C’était une galerie en bois, recouverte de vitrages, comportant trois rangées de boutiques et d’attractions foraines réparties le long de deux allées. Elle se trouvait à l’emplacement des deux rangées de colonnes qui séparent la cour du jardin.
    Lieu particulièrement mal famé, que décrit Balzac dans ses "Illusions perdues", auquel on donna le nom de "Camp des Tartares".
    En 1828, cette construction provisoire fut remplacée par la galerie d’Orléans, couverte de verrières, dont il ne reste aujourd’hui que les colonnes.

    La galerie d’Orléans
    Les galeries de bois qui l’avaient précédée

    Nous ne ferons donc que traverser le jardin et la cour pour en ressortir par le passage qui se trouve au centre de la Galerie des Proues, passant sous le ministère de la Culture.

     

    Traverser la rue de Valois

    À l’entrée de la rue de Valois fut dressée, en 1848, une importante barricade qui faisait face au château d’eau situé sur la place, abritant un corps de garde que les Insurgés prirent de haute lutte le 23 février.

    La prise du château d’eau du Palais Royal

    1 : Emplacement du Théâtre du Petit Cardinal, créé par Richelieu en 1641.
    C’est sur cette scène que Molière eut une attaque alors qu’il jouait le “Malade imaginaire”, le 17 février 1673.
    La salle du Petit Cardinal devint Académie royale de musique, c’est-à-dire Opéra de Paris, le 15 juin de la même année et jusqu’à son incendie, en 1763. C’était la troisième salle parisienne à le recevoir.

    Incendie du Palais Royal

    2 : Emplacement du "Musée de Monsieur et de Monseigneur le comte d’Artois" ; lycée créé en 1786 par les frères du roi. Il compta jusqu’à 700 inscrits. Venaient y enseigner des savants réputés tels que Monge, Chaptal ou Condorcet.
    8 : Restaurant du "Bœuf à la mode". Établissement très couru sous le Directoire, tenu par un certain Tissot qui habillait son enseigne, représentant un bœuf, d’un costume d’Incroyable bleu-blanc-rouge. Autant dire que cela lui posa quelques problèmes sous la Restauration…
    11 : Restaurant Méot, fréquenté par les Jacobins : Barère de Vieuzac, Saint-Just, Barras, Maximilien Robespierre… C’est sur le coin d’une de ses tables que fut élaborée la Constitution de l’An II, en 1794.
    Emplacement du "Théâtre des Soirées Fantastiques" : première salle du célèbre illusionniste Jean-Eugène Robert-Houdin, automaticien, rénovateur de la prestidigitation, de 1845 à 1852.
    18 : Siège du journal "Le Rappel", que fondèrent les fils de Victor Hugo, Charles et François-Victor, avec l’appui de leur père et la collaboration d’Auguste Vacquerie et de Paul Meurice. Il tira jusqu’à 30 000 exemplaires en 1880, après avoir été suspendu et saisi en 1869.
    20 : Emplacement de l’Hôtel de Fontaine Martel, où Voltaire fut hébergé de 1731 à 1733.

     

    Place de Valois

     

     

    Passage Vérité

     

     

    Traverser la rue des Bons Enfants

    1 : Demeure, au début du 17ème siècle, d’Armand Duplessis, futur cardinal de Richelieu.
    5-7 : Emplacement de la caserne des Monsquetaires de Richelieu, où demeurait la famille Dauger de Cavoye, dont un des fils, Eustache Dauger de Cavoye, pourrait être par son père, François de Cavoye, le demi-frère de Louis XIV et, en conséquence du dérèglement de ses mœurs et de sa ressemblance frappante avec le roi soleil, le "Masque de fer"…
    13 : Hôtel de Normandie ; demeure du poète Gérard de Nerval en 1854.
    14 : Demeure de Jean-Philippe Rameau et de Jean Anthelme Brillat-Savarin, l’auteur de "Physiologie de goût", en 1791.
    17 : Hôtel Mélusine, où l’Académie française, alors itinérante, tint un certain nombre de ses séances, du 14 juin 1638 au 16 février 1643, chez l’abbé François Le Métel de Boisrobert, poète à ses heures et lui-même académicien hébergé par Richelieu dont il était le favori.
    20 : Café Scherger ; lieu de réunions de la Ligue des Justes, créée par des ouvriers allemands en 1836. Karl Marx y participa lors de ses séjours à Paris.

    Karl MARX

    21 : Emplacement d’un commissariat de police détruit, le 8 novembre 1892, par une bombe a renversement qui avait été déposée au siège des Mines de Carmaux par Émile Henry, ouvrier cordonnier anarchiste. Elle avait été imprudemment ramenée au commissariat... Cet épisode inspira une chanson écrite par Guy Debord en 1973 et attribuée abusivement à Raymond la Science, membre de la Bande à Bonnot.
    29 : Siège de "La Voix des Femmes", journal "socialiste et politique, organe des intérêts de toutes et tous", créé par Eugénie Niboyet le 10 mars 1848.

    Eugénie NIBOYET
    Jeton du "Club des Dames"

    44 : Demeure de Jean-François Reubell, ou Rewbell, un des 5 premiers "Directeurs", en 1795. Demeure également d’Antoine Christophe Salicetti, Conventionnel envoyé en mission en Corse.
    C’est également dans cette rue des Bons Enfants qu’est né, le 15 décembre 1613, François, duc de La Rochefoucauld, célèbre moraliste, auteur des "Maximes".
    C’est là enfin qu’est mort, en 1764, l’auteur lyrique Jean-Philippe Rameau, qui composa "Castor et Pollux" et les "Indes galantes".

    Jean-Philippe RAMEAU

     

    Rue Montesquieu

    4-6 : Emplacement de la salle Montesquieu, qui abritait en février 1848 le Club des socialistes Icariens ; une succursale de la Société Fraternelle centrale, dont le journal s’intitulait "Le Populaire". Cabet en était président, Robillard vice-président, et Krollikowski secrétaire.
    Se tint aussi dans cette salle le Club des Travailleurs et Commerçants, présidé par Lefebvre. Cottard en était le secrétaire. Club révolutionnaire créé pendant la révolution de 1848.
    Et encore le Club des Amis du Peuple, présidé par François-Vincent Raspail avec ses fils Benjamin et Camille. Il joua un rôle important dans le déclenchement de l’insurrection de Juin 1848.
    En juin, précisément, cette salle de concerts abrita le Club central de l’Organisation du Travail, présidé par Jules Lechevallier. Celui-ci fut fermé fin juillet et rouvert en septembre rue de Charonne.
    C’est là que se déroula le "Congrès national électoral" qui eut un rôle majeur dans les événements de Juin 1849. Il était animé par André, Duverdier, Ledru-Rollin, Charles Delescluze, Jules Lechevalier. Ce dernier prononça un discours mémorable présentant le socialisme comme un "communisme de transition", et le communisme comme "la fin logique et nécessaire", en novembre 1848.
    6 : Bouillon Montesquieu, maison mère des "bouillons" d’Alexandre Duval, fondés en 1855. Son fils se prénommait comme il se doit "Godefroy"… C’est lui qui introduisit le fameux bonnet blanc des cuisiniers.

     

    Traverser la rue Croix des Petits Camps

     

     

    Rue du Bouloi

     

     

    Galerie Véro-Dodat

    La galerie Véro-Dodat fut construite en 1826.
    Sans doute le plus authentique des passages parisiens.
    38 : Demeure de la tragédienne Rachel, dite “la divine”, sous la Monarchie de juillet, de 1838 à 1842.
    Maison d’édition d’Aubert, qui publia "La Caricature", puis "Le Charivari", journaux auxquels collaborèrent Charles Philipon (l’auteur de la tête en poire de Louis-Philippe), Traviès, JJ Grandville, Paul Gavarni, Honoré Daumier, Henry Monnier, le créateur de "Monsieur Prudhomme"… entre 1830 et 1834.
    33 : Café de l’Époque, ou Gérard de Nerval aurait bu pour la dernière fois avant d’aller se suicider dans la rue de la Vieille Lanterne, près de la place du Châtelet, le 26 janvier 1855.
    24-26 : Boutique de Robert Capia : plus célèbre magasin de poupées de Paris, ouvert en 1960.

    Galerie Véro-Dodat

     

    Rue Jean Jacques Rousseau

    Anciennes rues Plâtrière et de Grenelle-Saint-Honoré.
    C’est dans cette rue que se produisit, le 12 avril 1834, à l’annonce de l’insurrection Lyonnaise, le rassemblement qui débuta une des nombreuses révoltes contre la Monarchie de Juillet. Celle-ci donna lieu à une répression féroce, ordonnée par Adolphe Thiers (déjà lui !) et dirigée par Bugeaud, le fameux "général à la casquette en peau de chameau", qui appliqua à cette occasion ses talents de “pacificateur” acquis en Algérie... Entre autres faits d’armes, lors de cette répression, eut lieu le massacre de la rue Transnonain (tronçon de la rue Rambuteau) : tous les habitants d’un immeuble, hommes, femmes, vieillards, furent massacrés par vengeance de la troupe.
    C’est aussi dans cette rue que fut créée la première Bourse du travail, en 1887.
    3 : Emplacement de l’Hôtel du Languedoc, alors au 3 rue de Grenelle St Honoré, où demeurèrent Jean-Jacques Rousseau et Thérèse Levasseur, au 4ème étage, de la fin 1749 à 1756.
    13 : Siège de la "Coalition des tailleurs", créée en 1833 par Grignon, membre de la Société des Droits de l’homme, et André Troncin. Ils élaborent un programme revendicatif auquel on donnera le nom de "Programme de la rue de Grenelle"… Rien à voir avec les fameux accords ; autre époque, autre rue… En 1840, la profession déclenche une grève très dure. Le comité de grève se réunit au 13 rue Grenelle St Honoré. Il est dirigé par André Troncin, Suireau, Delarue, Delorme, Deroy, Wilhelm Weitling, Antoine Müller... Les tailleurs ouvrent une cuisine communautaire pour les grèvistes. La répression est féroce. Troncin et Delorme mourront en prison.
    14 : Siège du "Journal de Paris entre 1779 et 1789._ Hôtel meublé d’Aligre puis de Rennes, pendant la Révolution, demeure du Conventionnel Girondin Pierre Victurnien Vergniaud, qui affirme : "L’égalité, pour l’homme social, n’est que celle des droits" ; le principal étant celui de propriété, bien sûr ; tout un programme…
    Demeure d’Étienne Cabet, où il organise des réunions chaque dimanche soir à partir de 1840. C’est aussi le siège de son journal, "Le Populaire" créé pendant la Révolution de 1848.
    19 : Siège du Cercle-club de la Liberté, présidé par Désévaux, ayant Guichard comme secrétaire ; club réactionnaire fondé pendant la Révolution de 1848.
    25 : Restaurant de l’Épi d’Or, où se tenaient les réunions du Collège de Pataphysique auxquelles participent Raymond Queneau, Eugène Ionesco, Jacques Prévert, Joan Miró, Boris Vian... de 1948 à 1975.

     

    Place des Deux Écus

     

     

    Rue Adolphe Jullien

     

     

    Rue de Viarmes

    Bourse du Commerce. Fresque de la coupole symbolisant l’impérialisme français triomphant sur les cinq continents.
    Ancienne Halle au blé.
    À l’opposé de l’entrée, se trouve un escalier à double révolution, malheureusement inaccessible, qui permettait de monter et de descendre les sacs de grains sans se croiser.

    Coupole de la Bourse de Commerce
    Escalier à double sens montée-descente

     

      

      

     

    SOURCES

    SUPER BLOG

    http://www.parisrevolutionnaire.com/spip.php?article192

    Contact :parisrevolutionnaire@laposte.net

      

      

      

     

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    Une ville transformée

    Avec les travaux d’urbanisme du second Empire, le visage de Paris se modifie profondément : pour construire les infrastructures nécessaires à une capitale européenne moderne (gares, halles, parcs, voirie, canaux, égouts, adductions d’eau…) des quartiers entiers sont démolis ou considérablement remaniés.

     

      

     

      

    Les grands boulevards percent un tissu urbain dense de demeures imbriquées et de petites ruelles ; les immeubles haussmanniens remplacent les vieilles habitations ; les parcs réintroduisent des espaces verts dans la ville ; les rues étroites et sombres en terre encombrées d’immondices s’effacent au profit d’avenues pavées et arborées propices à la promenade et éclairée la nuit…

     

     

     

      

      

    De telles transformations ont des conséquences sur les modes de vie même des Parisiens et sur le type de population résidant à Paris. Tandis que les plus pauvres se trouvent repoussés à la périphérie, dans les faubourgs, la culture communautaire parisienne disparaît.

     

     

    Place du Tertre

      

    Quelques quartiers conservent néanmoins la physionomie du vieux Paris. La butte Montmartre, notamment, non remaniée par les grands chantiers de la seconde moitié du 19e siècle, à l’exception de l’ensemble monumental du Sacré-Cœur, possède alors un aspect particulier, à la fois citadin, provincial et rural.

     

      

    Place Blanche

    Un quartier provincial et rural

    Les photographies du 18e arrondissement prises par Atget au tournant du 20e siècle, témoignent bien de la spécificité de l’environnement montmartrois à cette époque.

    Montmartre XVIè siècle

    Peu d’éléments permettent de reconnaître, sur ces clichés, la capitale de la modernité que les écrivains célèbrent et que d’autres photographes, comme Marville, immortalisent. Montmartre garde les rues étroites, les maisons et les immeubles modestes, les petites places qui font la particularité du Paris pré-haussmannien.

       

    Rue Saint Vincent

      

    Ces images restituent également l‘atmosphère villageoise du site : certaines rues sont encore en terre, comme la rue Saint Vincent ; des palissades, des murs délimitent de petits jardins ; les habitations à deux ou trois étages ont un caractère rural ; la place du Tertre, selon Pierre Mac Orlan, ressemble « à une place de petite ville de province ».

     

      

    Celle-ci, bordée de demeures humbles et de petits commerces, non pavée, accueillant les marchands ambulants sous ses rangées d’arbres, ne possède en effet aucune des caractéristiques d’un grand centre urbain.

    Montmartre

    Des signes d’une activité agricole étaient encore visibles sur la pente nord de la butte où se côtoient, selon un aménagement quelque peu anarchique, des moulins, des champs, des petits jardins cultivés.

     

     


     

    Les terrains vagues à l’arrière du Moulin de la Galette, les chemins de terre, les palissades irrégulières enserrant vergers et potagers, confèrent à Montmartre une apparence champêtre, bien éloignée de l’urbanisme parisien. 

      

     

      

    L’un des clichés accentue d’ailleurs la présence de la nature dans le quartier : pris sous l’ombre d’arbres, il joue exceptionnellement de la lumière du soleil et donne ainsi l’impression d’une atmosphère boisée, comme si ce quartier était envahi par la végétation.

     

    La maison de Musette (Eugène Atget )

    Interprétation

    Montmartre, une enclave dans Paris

    A la lisière de Paris, entre campagne cultivée et friche, Montmartre était un lieu favorable à la préservation de manières traditionnelles de vivre et d’occuper l’espace public.

      

    Le Chat Noir - Cabaret

      

    Une culture communautaire populaire subsistait, dans laquelle le quartier, la rue, faisaient à la fois office de lieu de travail et de délassement.

      

      

    La vie quotidienne s’y déroulait autant à l’extérieur qu’à l’intérieur favorisant les échanges et la sociabilité collective.

     

     

    La rue du Mont-Cenis descendant de Montmartre dans une direction nord, au croisement avec la rue Saint Vincent.

      

    Moulin de la Galette

      

    Des traditions d’autosubsistances paysannes et ouvrières anciennes semblent également avoir été poursuivies. La présence de petits champs, de jardins cultivés et aménagés, sur la butte Montmartre pourrait signifier la persistance d’une existence en partie autarcique : les menues cultures, qui étaient associées à l’élevage de quelques animaux domestiques, étaient sans doute dédiés à la consommation familiale.

     

    Rue de la Barre 

    Il n’est donc pas étonnant qu’Atget ait photographié la butte Montmartre et que ses clichés reflètent bien l’atmosphère particulière qui y régnait : il y retrouvait le Paris pittoresque et la vie de quartier populaire qu’il recherchait.

     

      

    Rue Cortot

    Celui-ci s’attachait en effet à décrire, selon une démarche documentaire, ce qui restait de l’ancienne morphologie de Paris et les activités en voie de disparition qui s’y déroulaient.

    Rue de la Barre

    Deux des albums qu’il réalisa, Les petits métiers de Paris et Vie et métiers à Paris, dépeignent notamment les mécanismes d’appropriation de l’espace public à travers des scènes de la vie quotidienne et des usages professionnels de la rue.

    Rue Saint Vincent

      

    Ses clichés du XVIIIe arrondissement s’attachent essentiellement aux bâtiments, d’où le choix d’un cadrage large, prenant le point de vue du piéton, qui exprime au mieux la sensation architecturale, et d’une luminosité diffuse, peu contrastée.

     

    Place Blanche

    Celle-ci n’élimine pas les détails et autorise un rendu précis qui correspond à la qualité de document qu’Atget conférait à ses images. Il montrait alors une ville à l’opposé de l’urbanisme moderne, hygiéniste et grandiose mis en place par le second Empire, un cadre urbain et un milieu social encore préservés des bouleversements engendrés par la seconde révolution industrielle, ce qu’était précisément Montmartre à l’aube du XXe siècle.

    Rue de l'Abreuvoir

    Il faut cependant nuancer cette image nostalgique. Comme toute photographie, ses prises de vue sont conditionnées par un regard qui sélectionne ce qu’il veut montrer. Ainsi, le XVIII e arrondissement, secteur à la périphérie de Paris, proche des usines de la banlieue nord, était concerné par l’afflux migratoire ouvrier et la misère qui en résultait, phénomène urbain contemporain par excellence.

      

    Place du Tertre

      

    Montmartre était donc un quartier particulièrement singulier, renfermant dans un espace restreint des réalités très contrastées et ce fut justement cette hétérogénéité marginale qui attira les avant-gardes artistiques.

      

    Auteur : Claire LE THOMAS

     

    Bibliographie

    • Alain CORBIN (dir.), L’avènement des loisirs 1850-1960, Paris, Rome, Editions Aubier, Laterza, 1995.
    • Guillaume LE GALL, Atget, Paris pittoresque, Paris, Editions Hazan, 1998.
    • Pierre MAC ORLAN, Montmartre, mémoires, Paris, Arcadia Editions, 2003.

     

     

    Sources :

    http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=839&d=1&a=109&id_sel=1517

     

    Photographies

    Eugène ATGUET ( google ) divers

      

    Rue de l'Abreuvoir et Rue des Saules  

    Le Lapin Agile  

     

    Rue de Clignancourt

      

      

    Montmartre l'hiver

      

    Rue du Mont Cenis

      

      

      

    Rue Norvins  

     

    Rue du Mont Cenis 

     

     

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  • Le LOUVRE

     

     
    Le Louvre sous Charles VII, dans le Livre d'Heures du Duc de Berry.

      

     

    Le Louvre

     

     
    Le Palais du Louvre, à Paris (Ier'arrondissement) est un vaste ensemble de constructions monumentales, situées sur la rive droite de la Seine, dans le Ier arrondissement de Paris, et dont les plus anciennes remontent à 1546, et les plus récentes, pour l'essentiel, à 1993. Depuis la destruction des Tuileries en mai 1871, le nom de Louvre s'étend au nouveau Louvre et à la « jonction du Louvre aux Tuileries ». De l'Est à l'Ouest, on rencontre le Louvre proprement dit, qui renferme la cour carrée (122 m du Nord au Sud; 124 de l'Est à l'Ouest). Derrière cette cour, au Nord et au Sud, se dirigent vers l'Ouest deux longues ailes et en retour deux grandes galeries qui allaient rejoindre les pavillons extrêmes des Tuileries; elles forment maintenant les parties latérales de la cour du Carrousel et du jardin planté sur les ruines de ce dernier palais. A partir de la façade Ouest de la cour du Louvre, chaque aile est accompagnée à l'intérieur d'une deuxième galerie de 220 m, jusqu'à la place du Carrousel. Le périmètre ainsi circonscrit forme la cour Napoléon, au centre de laquelle se trouve la pyramide de verre qui sert aujourd'hui d'entrée principale

      

     

    Primitivement, le Louvre a pu être un rendez-vous de chasse en forêt (roboretum = chênaie), ou une louverie (lupara). On y éleva ensuite une forteresse. Lorsque Philippe-Auguste donna une nouvelle enceinte à sa capitale, le Louvre prit une grande importance : la grosse tour fut construite à la fin du XIIe siècle. Une douzaine d'autres tours y furent ajoutées par Charles V. En 1866, des fouilles ont permis de reconstituer le plan sommaire, reproduit sur le sol de la cour carrée au moyen de lignes de pavés blancs : le tout ne correspondait même pas à l'étendue de cette cour. En 1885, en établissant des caves sous le musée des antiques, on a retrouvé les vestiges des fondations de la grosse tour. Des vestiges encore plus anciens ont été dégagés, et rendus accessibles au public lors des travaux du Grand Louvre. On connaît le nom de l'architecte Raymond du Temple, qui construisit l'escalier d'une des tours en 1365 (la grande vis).

    Le Louvre restait un château fort et une prison politique du même genre que la Bastille, mais les rois vinrent parfois y habiter. Charles V y fit déposer son trésor et placer ses livres (tour de la Librairie), origine de la Bibliothèque nationale. Au XVIe siècle, le Louvre, depuis longtemps abandonné pour d'autres résidences, était dans un état déplorable, et, pour y recevoir Charles-Quint, François Ier, avait été forcé d'y faire d'onéreuses réparations. Il prit bientôt le parti de démolir la grosse tour (1527). Pierre Lescot lui soumit le projet de reconstruction en 1539; le même architecte commença l'aile occidentale en 1546, acheva la salle des Caryatides en 1548, le pavillon Sud-Ouest (dit pavillon du Roi) en 1556, et bâtit la moitié de l'aile méridionale de 1558 à 1564. Pour la sculpture et l'ornementation, il s'était adjoint Jean Goujon et l'Italien Paul Ponce, élève de Michel-Ange 

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    Casque royal de CHARLES V 

     



    Ancien plan du Louvre (la Pyramide se trouve entre les pavillons Denon et Richelieu).

     

    La Cour Carrée


    Le palais du Louvre, résidence de rois de France jusqu’à Louis XIV, s’étire sur 700 mètres au cœur de Paris. Détruit, reconstruit, modifié depuis le XIIe siècle, il mêle la Renaissance, le Classicisme, le Premier et le Second Empire jusqu’à l’architecture contemporaine avec la Pyramide de verre.

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    Le Louvre sous Charles X (1380)


    Construit par Philippe Auguste en 1190, le premier château du Louvre n’avait rien d’un palais, forteresse conçue pour protéger la cité du danger anglo-normand. Quadrilatère flanqué de tours, entouré de fossés, au centre duquel se dressait la « grosse tour », un donjon de trente mètres de haut. Au milieu du XIVe siècle Paris se développe et le Louvre, englobé au centre de la ville, perd son rôle protecteur. En 1527 François 1er décide de s’installer à Paris, détruit la grosse tour devenue obsolète et transforme la forteresse en résidence luxueuse. Une nouvelle aile réalisée par Pierre Lescot remplace la partie ouest de l’enceinte, le Louvre médiéval laisse place à celui de la Renaissance.

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    Dans la seconde moitié du XVIe siècle, le Louvre présente un aspect hétéroclite avec des parties neuves, d’autres ruinées ou en travaux. Catherine de Médicis, veuve d’Henri II, supporte mal l’inconfort et la proximité de la ville et décide la construction du palais des Tuileries. En 1594, Henri IV entreprend le « Grand Dessein », qui consiste à relier le palais du Louvre aux Tuileries, et fait édifier la grande galerie. Sous le règne de Louis XIII les architectes Lemercier et le Vau dessinent la Cour Carrée, entraînant la démolition du reste de l’enceinte médiévale.

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    Le Louvre sous Louis XIII


    En choisissant de déplacer la Cour à Versailles, Louis XIV abandonne les transformations du Louvre qui reste en l’état jusqu’au XVIIIe siècle.
    Le projet de transformer le Louvre en musée prend forme sous Louis XV mais n’aboutira véritablement qu’avec la Révolution. La disparition des Tuileries, incendiées sous la Commune puis démolies en 1882, marque l'acte de naissance du Louvre moderne qui se voue dès lors entièrement à l’art. Seul le ministère des finances reste encore un siècle dans l’aile Richelieu, jusqu’au projet « Grand Louvre » qui permettra enfin au musée de gagner la totalité du palais.

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    Le Louvre sous Louis XV


    L’histoire du plus grand musée d’Europe commence en 1750, avec l’exposition des plus beaux tableaux de la collection royale au palais du Luxembourg. Devant le succès de cette exposition qui durera 15 ans le marquis de Marigny, directeur général des Bâtiments du Roi, élabore le projet de faire du Louvre un musée permanent. En 1793 le nouveau musée est inauguré, tout d’abord réservé aux artistes, le public n’étant admis que le dimanche. Une nouvelle impulsion est donnée sous l’Empire quand le musée prend le nom de « musée Napoléon », sous la direction de Dominique Vivant Denon qui en fait le plus grand musée du monde. Tout d’abord constitué des collections royales principalement rassemblées par François 1er et Louis XIV, on y ajoute les joyaux de la couronne et des saisies révolutionnaires. Les guerres napoléoniennes, ainsi que les fouilles menées au Caire et au Moyen-Orient continuent d’enrichir le fonds.

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    Sous Napoléon III le musée s’agrandit par la galerie le reliant au Tuileries et par d’autres bâtiment complétant la symétrie de cet immense ensemble. Mais un gigantesque incendie détruit une partie du musée sous la Commune en 1871, et les Tuileries ne seront jamais reconstruites.
    En 1981 le président François Mitterrand annonce que l’aile Richelieu, qui abritait le Ministère des finances, sera entièrement dévolue au musée dont la rénovation apparaît comme nécessité. Le projet « Grand Louvre » est lancé, le musée entièrement rénové et considérablement agrandi, et l’entrée déplacée sous une pyramide de verre qui dévoile un immense sous-sol. Ces travaux permettent de libérer 60 000 m2 pour les collections permanentes, faisant du Louvre le troisième plus grand musée au monde après le Metropolitan Museum of Art de New York et le musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg, et le plus visité au monde. Pourtant, sur les 300 000 œuvres conservées par le musée du Louvre, seules 35 000 sont exposées au public.

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    Commandée par François Mitterrand en 1983, la pyramide du Louvre a été conçue par l’architecte sino-américain Ioeh Ming Pei. La structure s’élève à 20,6 mètres sur une base carrée de 35 mètres de côté. Elle est composée de 603 losanges et 70 triangles de verre montés sur une armature métallique de plus de 95 tonnes. Erigée au centre de la cour Napoléon, la pyramide conduit en sous-sol à un vaste hall d’accueil d’où l’on accède aux espaces d’exposition et de services. Située sous le Carrousel du Louvre, une pyramide inversée est construite suivant la même logique, comme un écho miniature.
    Inaugurée le 30 mars 1989, la pyramide a été l’objet de débats passionnés. Ses détracteurs craignaient notamment que le classicisme du Louvre soit défiguré par cette création contemporaine. Vingt ans après, la pyramide fait partie du paysage parisien et s’avère une réussite esthétique. Selon les couleurs du temps, elle reflète les nuages et les façades, ou se fait transparente pour souligner la majesté de l’ensemble qui l’encadre.

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    Photo Klem


    Anecdote amusante, l’idée d’une pyramide dans la cour du Louvre avait été initiée dans un petit fascicule édité en 1809, intitulé : « Mémoires sur deux grandes obligations à remplir par les Français ». Une de ces obligations était d'élever, dans la cour du Louvre, une pyramide qui serait un monument national de reconnaissance à L'Empereur, et plus secrètement un emblème maçonnique. L'auteur de ce fascicule était Bernard François Balssa. Il avait un fils, Honoré, qui prendra le nom de Balzac.

    Source texte Urban Trip

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    Photo Arnaud Frich

     

     
     
     SOURCES
      
      
      
      
     
     

     

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    Tourisme et histoire - Paris - Mystères et rites religieux -
     

      

     

    Paris naît de l’installation de la tribu celtique des Parisii venue de Germanie dans une île de la Seine.

     


    Avant leur arrivée, ce lieu était nommé Lucoticia qui deviendra Lutèce. Entouré de forêts et de marécages, ce village, Lutèce, tombe en 52 avant J.-C. aux mains des Romains. Il s’étend sur la rive gauche et prend l’aspect d’une ville gallo-romaine.

     


    Le christianisme apparaît vers le milieu du IIIe s.

      

    Lors de l’invasion des Huns d’Attila, la population veut fuir, mais sainte Geneviève l’en empêche. Lutèce s’appelle alors Paris.

     

     
    L’élément religieux joue un rôle essentiel dans le développement topographique de Paris, les monastères donnant naissance à des bourgs ensuite intégrés dans le réseau des voies : bourgs Saint-Germain-des-Prés, Sainte-Geneviève, Saint-Victor et Saint-Marcel, Saint-Germain-l’Auxerrois et du Temple. Le centre religieux reste cependant l’île de la Cité, avec la cathédrale Notre-Dame, reconstruite à partir de 1163.

     


      

    De fait, Paris a incontestablement deux histoires. Celle que l'on apprend dans les manuels ou les guides touristiques et l'autre, aussi vieille que la ville et toute de ténèbres, celle des événements insolites, des sortilèges et des messes noires.

     

     

     


      

      

    Architecture 

     

     

    Le culte d’Isis

     

     

     

    L'érection de l'obélisque - François Dubois
    En 1835 la place est modifiée par l’ajout de deux fontaines monumentales, inspirées de celles de Saint-Pierre de Rome, la « Fontaine des Mers » et la « Fontaine des Fleuves ». C’est à cette époque également que sont ajoutés les lampadaires qui ceinturent la Concorde et qu’elle adopte son visage actuel.

     

     

     

    Les amateurs de l’Egypte ancienne connaissent bien Isis qui joue un rôle très important dans le culte des morts en surveillant les cérémonies de momification.

     


    Plus tard, Isis a été considérée comme la protectrice des navigateurs. Elle est représentée sous l’aspect d’une femme portant sur la tête le hiéroglyphe de son nom qui signifie « siège » et par extension « trône royal ».

     


     

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    Isis et Horus. Image Gerry Vandermaesen

     

    Les touristes curieux seront donc étonnés de trouver dans une cour de la rue du Cherche-Midi, un sphinx verdâtre à tête de femme.
    C’est l’un des vestiges du culte d’Isis pratiqué à Paris.

     

     

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    Un des sphinx de la fontaine du Châtelet. Image Happy A

     


     

      
    En fait, la présence de cultes d’origine égyptienne est attestée par de nombreux monuments de Paris.

     

     

     

    La mystérieuse Dame noire de l'île de la Cité a fait naître une autre hypothèse sur les origines initiatiques de Paris. Cette déesse ne serait autre qu'Isis, figure pratiquement universelle de la Grande Mère, dont les noms et les attributs diffèrent d'ailleurs selon temps et lieux et dont le culte aurait été apporté jusqu'à l'emplacement de Paris par les navigateurs phéniciens.

      

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    Image Netieret men-Nefer

      

    Le nom de la capitale viendrait de cette grande figure du panthéon égyptien et, par extension, universelle. « Paris » découlerait de Bar-Isis (la barque d'Isis), parce que la première représentation de la Dame noire serait arrivée sur un navire remontant la Seine jusqu'à l'île de la Cité. Cela expliquerait, de plus, pourquoi le blason de la ville porte un bateau dans ses armes.

     


    On a pu mettre en doute cette théorie «L'on ne peut raisonnablement douter, écrit pourtant l'Encyclopédie, qu'il n'y eut à Paris ou dans son voisinage un fameux temple dédié à la grande déesse des Égyptiens. Les anciennes chartes de Sainte-Geneviève et de Saint-Germain-des-Prés en font mention elles disent que Clovis et Childebert, leurs fondateurs, leur ont assigné les dépouilles d'Isis et de son temple... »

     

     

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    L'Egyptien de la fontaine de la rue de Sèvres. image Happy A

      

    Il est souvent signifié, dans les chroniques les plus anciennes de la capitale, qu'Isis, maîtresse de la doctrine ésotérique et de tous les arts de la magie, a été vénérée à Paris soit d'abord dans l'île de la Cité même, à l'emplacement de Notre-Dame, soit sur les lieux où fut édifiée par la suite l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Le moine Abbon, de ce cloître, considère Isis comme la première protectrice des Parisiens dans un poème écrit au lXe siècle sur le siège de la ville par les Normands. D'ailleurs, le maître d'oeuvre de la cathédrale n'omettra point par la suite de la représenter en bonne place, au portail Sainte-Anne, sous les traits d'une femme portant le thyrse. La Vierge, autre Grande Mère mythique, n'aurait donc fait que remplacer la magicienne de la vallée du Nil.

      

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    Animal mythique apparenté au dragon sur une porte de Parisdans la rue de Rennes. image Claudecf

    Passage du Caire à Paris 

     
    Il se pourrait aussi que les cultes isiaques aient été apportés bien après la fondation de la ville dans le sillage des armées romaines, qui véhiculèrent dans leurs bagages, comme on le sait, nombre de croyances et de rites en provenance de tout le Bassin méditerranéen.

      

     

    Quoi qu'il en soit, cette vénération pour Isis se retrouve périodiquement d'un siècle à l'autre tout au long de l'histoire insolite de la capitale. En 1643, on arrêta deux sorcières en train de pratiquer nuitamment des envoûtements dans le cimetière Saint-Sulpice, à l'aide d'une figurine représentant la déesse pourvue de tous ses attributs occultes. En 1720, il existait une chapelle mortuaire au cimetière des Innocents, dans laquelle se réunissaient les sectateurs d'un culte isiaque pratiquant la nécromancie. Après 1850, sans doute à cause du décryptage des hiéroglyphes par Champollion et des nombreuses campagnes de fouilles organisées dans la vallée du Nil, une véritable mode d'égyptologie sacrée s'empara de l'occultisme parisien.

     

     
    Paris : un lieu sacré ?

     

     
    Plusieurs historiens ont écrit que l'île de la Cité avait été spécifiquement choisie par les druides gaulois comme emplacement privilégié de célébration de leurs cultes. L'exhumation, entre autres, de plusieurs représentations du dieu Cernunnos vient à l'appui de cette thèse.

     


     
    On sait que les prêtres du celtisme déterminaient les lieux sacrés en fonction d'une géographie secrète qui tenait grand compte de certaines lois telluriques, aujourd'hui perdues. Il est tentant de penser que l'emplacement du futur Paris a ainsi fait l'objet d'une sorte de triangulation magique lui assurant gloire et pérennité.

     

     
    Par la suite, le christianisme réduisit les croyances druidiques à la clandestinité. Elles survécurent cependant sous forme de sorcellerie et de rites dont certains ont traversé les siècles jusqu'à nous. Il y a aujourd'hui dans la capitale près d'une dizaine d'associations religieuses celtisantes qui ne sont pas toutes fantaisistes. Deux ou trois d'entre elles célèbrent à Vincennes ou dans le bois de Meudon les grandes fêtes annuelles du calendrier druidique, dans la plus stricte tradition de la Gaule antique.

     


     

     

     

    Le diable à Paris

      

    A Paris, le Satan traditionnel, avec ses cornes et ses pieds fourchus, n’apparaît pas avant le XIe siècle.
    Afin de combattre l’influence des anciens rites et de la faire disparaître, le christianisme a tenté d’en assimiler les éléments principaux chaque fois qu’ils pouvaient s’accorder avec ses propres conceptions.

    Il a bâti ses églises sur les vieux temples. Il a également transformé Esus, Pan ou Cerrunnos en une seule image, celle du Diable.

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    image Prescott

     
    Le Diable est d’ailleurs partout présent à Paris et notamment sur la Cathédrale de Notre-Dame. La légende raconte que les chanoines commandèrent la ferronnerie à un artisan du nom de Biscornet.

    Le travail était colossal et le serrurier se rendit dans une officine d’un suppôt de Satan.
    Il signa un pacte avec le sang de son index et le Diable l’assura de son assistance.

    La veille du jour où il devait rendre son œuvre, il tomba en syncope. Pourtant, tous purent admirer les ferronneries grandioses qu’il n’avait pas façonné.
    Satan avait œuvré pour lui.

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    Travail de serrurerie des portes de Notre-Dame. image Claudecf

     
    Gargouilles et diables sculptés ornent les murs de la cathédrale. Ces monstres païens deviennent l’incarnation du Diable. Au Moyen-Âge, ces créatures cauchemardesques sont là pour effrayer et non comme ornement.

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    Gargouille de Notre Dame de Paris. image pierre pouliquin

     
     
    C’est en Egypte que la métempsycose est née. Selon cette croyance, l’homme et l’animal se confondent. A la mort, l’esprit quitte le corps et redevient libre. Il peut alors entrer dans un nouvel être, quel qu’il soit.

    Cette croyance n’avait aucun rapport avec les notions de bien ou de mal. Il a fallu environ deux siècles pour que la mythologie païenne s’émancipe de l’enfer.

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    Image Bdesveaux

     
     
    Cependant, une foule de croyances ont subsisté. Ces rites sont, pour beaucoup, à l’origine de l’histoire mystérieuse de Paris.
    Il y a eu véritablement un règne du Satan parisien. Ce passé n’est d’ailleurs pas révolu puisque Paris compte le plus grand nombre de sorciers, pythonisses ou thaumaturges.

     
    En ce qui concerne la sorcellerie celtique proprement dite, on sera étonné d'apprendre que, pour être fort discrète, et donc très peu connue, elle a traversé les siècles jusqu'à nos jours. Aujourd'hui, il existe toujours un groupement ésotérique de la capitale qui affirme être en possession du savoir druidique depuis les premières décennies de notre ère. A dates fixes, ses membres, par ailleurs gens en place et hauts responsables, se réunissent dans la crypte de Notre-Dame, où l'on a jadis adoré les dieux celtes.

     
    De plus, de nos jours, il y a plusieurs groupements initiatiques à Paris qui se réclament de la magicienne (Isis), qui fut peut-être la déesse tutélaire de la ville.
      
      
      
      
     
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    Paris autrefois - gravures et illustrations - Monuments -

    Les Cordelières au faubourg Saint-Marceau
    Rue Léon-Maurice-Nordmann

     

     

     

     

    Paris. Église de la Madeleine

     

     

     

     

    Restes de l'Église des Bernardins à Paris en 1801

     

     

     

     

    Le pont au double à l'Hôtel Dieu de Paris

     

     

     

     

    Le Pont Neuf

     

     

     

     

    Le Pont Neuf. Fête pour l'érection de la statue d'Henri IV

     

     

     

     

    Le Pont Neuf et l'Hôtel des Monnaies

     

     

     

     

    Le Pont Notre-Dame, l'Hôtel-Dieu et le Petit Châtelet

     

     

     

     

    Le Pont Royal

     

     

     

     

    Le Pont Royal et la terrasse du bord de l'eau

     

     

     

     

    Le Pont d'Arcole

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    Paris autrefois - Photos anciennes -

     

     

    Une belle époque pour la vie parisienne (partie 1)

     

      
      

     

    La série de photos éditées par les frères Berthaud entre 1902 et 1904 illustre l'ambiance des rues parisiennes à la Belle Epoque. Ici, le Pont des Arts offre à ses badauds une vue plongeante sur la Seine. Les péniches qui la parcourent ont un usage plus pratique que touristique.

     

     
    La Place Vendôme

      

      

    Quittant la déjà trés élégante Place Vendôme construite sous le règne de Louis XIV, des calèches encombrent la rue de Castiglione qui mène aux Tuileries.

      

    La Gare Montparnasse

     

     

     

     

    D'après cette vue paisible du parvis de la gare Montparnasse, les passants semblent avoir oublié qu'à peine dix ans auparavant, en 1895, un terrible accident avait endommagé cette façade : une locomotive s'était projetée à pleine vitesse sur les vitres de la gare

     

     
    La Place du Palais Royal

     

      

     

     
    Aujourd'hui, les concours sur bitume des patineurs en tout genre ont remplacé les jeux de mains des enfants de la Belle Epoque qui se divertissaient dans les jardins de la place du Palais Royal.

     

     
    La passerelle de l'Estacade

     

      

     

      
    La passerelle de l'estacade était une digue pour piétons construite en 1818, entre la pointe de l'île de Saint-Louis et le quai Henri IV. Incendiée plusieurs fois, elle disparut vers 1838

      

    La place de la République

     

     

      

    Hommes et calèches se partagent la rue du Temple, sous le regard de la statue de bronze qui les domine depuis son piedestal de 15 mètres de haut. Célébrant la liberté, l'égalité et la fraternité, elle fut construite entre 1880 et 1883 à la gloire de la République

      

    La gare de l'Est

     

     

      

    Alors que la gare de l'Est accueille aujourd'hui près de 30 millions de visiteurs par an, la fréquentation semble sporadique au début du siècle dernier. Fermant la perspective tracée par le baron Haussmann, la gare de l'Est est contruite en 1849 dans le Xe arrondissement parisien. En 1883, elle a inauguré l'Orient Express qui reliait la capitale à Constantinople

     

    Le Viaduc de Tolbiac

     

      

    Deux hommes balayent la rue avant le passage du tramway sur le viaduc de Tolbiac. Ce pont métallique construit en 1860 pour traverser, non la Seine, mais les voies de chemin de fer de la gare d'Austerlitz, a été demonté en 1996

     

    Le tribunal de commerce

     

     

      

    La foule se presse sur le pont au Change qui sépare le Palais de Justice du Tribunal de Commerce. Initialement commandé par Charles IX, le Tribunal de Commerce a déménagé deux fois avant que le bâtiment actuel ne soit édifié en 1866, le long du quai aux Fleurs sur l'île de la Cité.

      

    Les Champs Elysées

     

      

      

    La plus célèbre avenue de Paris relie la place de la Concorde à l'arc de Triomphe, offrant une longue perspective depuis le Louvre. Les promeneurs de la Belle Epoque peuvent profiter des jardins mitoyens aménagés sous Napoléon III.

     

       
    L'écluse de la monnaie 

     

      

     

    L'écluse de la Monnaie a été construite au XIXe siècle, quand la Seine était encore l'artère principale de Paris. Ce barrage mobile, en relevant le plan d'eau, augmentait considérablement le nombre de jours de navigation par an. A la fin du XIXe siècle, le transport des hommes et marchandises est reporté sur les voies terrestres et la Seine, désertée sur la photo, est dédiée au tourisme

     

       
    L'Ecole des Beaux Arts

     

      

     

     
    Cette entrée par le quai Malaquais correspond aujourd'hui à la librairie et au musée de l'Ecole Nationale des Beaux-Arts. Les étudiants actuels se serrent sur les rangs de cette prestigieuse école installée dans un bâtiment construit au milieu du XIXe siècle par François Debret.

      

      

    La Tour Eiffel et le Palais de Chaillot 

      
      
     
    La Gare de Lyon

     

      

      

    La gare de Lyon a été construite en 1847, d'après les plans de l'architecte Cendrier. Son campanile de 64 mètres de haut sera rajouté quelques années plus tard. Pour pouvoir réguler l'affluence de voyageurs, la gare passe de 2 à 12 voies en 1899.

     

      
    L'hippodrome de Paris

     

      

     

    Contrairement à ce que laisse penser son nom, l'Hippodrome de Paris, construit en 1899 entre la Place de Clichy et la rue Caulaincourt, est une immense salle de spectacle pouvant accueillir jusqu'à 5 000 spectateurs. Racheté en 1911 par Léon Gaumont, l'Hippo-Palace a été détruit puis remplacé en 1930 par le plus grand cinéma du monde (aujourd'hui disparu).

     

     
    Le métro aérien du Boulevard de la Chapelle

     

     

      

    La ligne 2 du métro parisien, Dauphine - Etoile, est prolongée en 1903 jusqu'aux stations Anvers puis Stalingrad, dans le nord-est de Paris. Pour la première fois, le métro sort de terre

     

      
    La Bergerie à Montmartre (maison de rendez-vous de HENRI IV)
      
      

     

    Le Moulin de la Galette et l'hôtel de Ville

     

     

     

      
    A gauche, le Moulin de la Galette sur les hauteurs de la butte Montmartre, dernier moulin à vent en état de marche à Paris. A droite, l'Hôtel de Ville, point de ralliement lors de nombreuses insurrections parisiennes (1830, 1848, 1871), où patrouille tranquillement un groupe de gendarmes.
     
     
     
    Paris autrefois - Photos anciennes -
     
    Une belle époque pour la vie parisienne (partie 2)
     
     
    La place du Carrousel
     
     
     
     
    Faisant face au Louvre, la Place du Carrousel tire son nom du carrousel de 1662, fête militaire grandiose donnée en l'honneur de Louis XIV
     
     
    La Place d'Italie
     
     
     
     
    Ornée d'arbres et de jardins, la Place d'Italie se trouve dans le XIIIe arrondissement de Paris. Elle se situe à l'emplacement de l'ancienne barrière d'Italie, au croisement entre le boulevard des Gobelins et l'ex chemin de ronde d'Ivry.
     
     
    La Porte Saint Martin
     
     
     
     
    Commandée par Louis XIV, la porte St-Martin a été érigée entre 1672 et 1674 à l'emplacement d'anciennes fortifications. A la Belle Epoque, le passé militaire est oublié et le quartier St Martin, considéré par la bourgeoisie comme un lieu de débauche, vit au rythme des cafés, guinguettes et théâtres.
     
     
    Le Conseil d'état au Palais Royal
     
     
     
     
    Le Palais-Royal retourne au domaine de l'Etat sous la IIIe République. En 1871, le gouvernement décide d'y installer le Conseil d'Etat qui s'est retrouvé sans bâtiment aprés l'incendie du Palais d'Orsay pendant la Commune
     
     
    La Station Gare d'Allemagne
     
     
     
     
    Typique de l'Art Nouveau (lignes courbes, utilisation de l'acier et du verre), la station de métro Allemagne, correspond à l'actuelle station Stalingrad, sur la ligne 2. Elle a changé de nom en 1946, suite la victoire de l'Armée rouge contre le IIIe Reich à la bataille de Stalingrad (1942-43).
     
     
    Le canal Saint martin
     
     
     
     
    Bien avant de devenir le lieu de promenade dominicale des amoureux parisiens, le Canal Saint-Martin, construit entre 1805 et 1825, abrite quartiers industriels, usines et entrepôts. Ponctué par 9 écluses, le canal vit au rythme des embouteillages de péniches.
     
     
    Marché fluvial aux légumes Paris 1890
      
    Jean-Baptiste Camille Corot (Nadar)
      
      
      
    Claude Debussy ( Nadar)
      
      
    Louis Pasteur ( Nadar )
      
      
    Frantz Litz ( Nadar )
      
      
      
    La Gare d'Orléans au Quai d'Orsay
     
     
     
     
    La gare d'Orléans, ou gare d'Orsay, a été inaugurée en 1900 à l'occasion de l'Exposition universelle. Destinée au service des voyageurs, elle est née du besoin de rapprocher les grandes gares du centre ville. Elle a été transformée en musée d'art 1900 en 1986
     
     
    La Place de la Concorde
     
     
     
     
    Alors qu'en 1793, la foule se presse sur la place de la Concorde pour assister à l'exécution de Louis XVI, un siècle plus tard, les calèches de la Belle Epoque roulent sans hâte de la rue Royale aux Tuileries.
     
     
      
    Le palais du Luxembourg
     
     
     
     
    "O temps, suspends ton vol!", dirait Lamartine. Depuis qu'il s'est ouvert au public au milieu du XVIIe siècle, le jardin du Luxembourg est resté le paradis des enfants parisiens. Parc d'attractions, jardin à la française et statuaire en plein air, le jardin attire les petits et les grands, tels que Balzac ou Hemingway qui aimaient s'y promener. Il dépend du Sénat qui y est installé depuis 1899.
      
     
    Rucher du jardin du Luxembourg
      
      
    Immeuble quartier St Germain 1900
    rue de l'Echaudé.
     
     
     
     
    Le théâtre Renaissance
     
     
     
     
    Le Théâtre Renaissance, qui se trouve sur le boulevard St-Martin, est né de la volonté commune d'Alexandre Dumas père et Victor Hugo de consacrer un théâtre au drame romantique.
     
     
    La Seine vue du quai de la Gare
     
     
     
     
    Le quai de la gare ne tire pas son nom de la gare de marchandises du chemin de fer d'Orléans construite en 1843, mais de l'ancienne gare d'eau conçue en 1769 pour mettre les bateaux à l'abri du froid. Il abrite aujourd'hui les "Frigos" de Paris, lieu de création contemporaine.
     
     
    La rue de Rivoli
     
     
     
     
    A la Belle Epoque, la rue de Rivoli est déjà une artère parisienne incontournable qui relie la place de la Concorde à la place St Paul
     
     
    La Place du Châtelet
     
     
     
     
    La place est aménagée à la place du fort du Grand Châtelet rasé en 1802 par Napoléon Ier. L'espace aménagé facilite alors la circulation des ouvriers, passants ou marchands ambulants. Place centrale et populaire, elle abrite encore aujourd'hui le Théâtre de la Ville et le Théâtre du Châtelet.
     
     
    Vue sur la Madeleine
     
     
     
     
    La très élégante rue Royale débouche sur l'église de la Madeleine bâtie entre 1855 et 1863, dans le cadre d'un vaste projet d'urbanisme dans l'ouest de Paris.
     
     
    Le Pont neuf
     
     
     
     
    Le Pont Neuf, paradoxalement plus vieux pont de Paris (bâti au XVIe siècle), mène cette foule de badauds de la Samaritaine (ouverte en 1870) au quai du Louvre, en passant par le square du Vert Galant sur la pointe de l'Ile de la Cité. En 1985, le pont a été emballé par l'artiste Christo
     
     
    La Gare du Nord
     
     
     
     
    Mise en service en 1864, la gare du Nord est achevée un an plus tard. Construite pour remplacer l'embarcadère de Belgique qui s'est révélé indadapté, elle dessert de grandes villes européennes - telles que Bruxelles, Amsterdam ou Londres - qui sont représentées par les 8 grandes statues qui surplombent sa façade
     
     
    Vue sur le Panthéon
     
     
     
     
    Habitants du quartier latin ou étudiants empreintent la rue Soufflot qui mène au Panthéon. Cette ancienne église dont Louis XV a posé la première pierre en 1764, est devenue un temple républicain en 1885, date de l'inhumation de Victor Hugo.
     
     
    La Gare de la Bastille
     
     
     
     
    Inaugurée en 1859, cette ligne de chemin de fer relie la place de la Bastille à la gare de Vincennes. Un peu plus d'un siècle plus tard, en 1969, le dernier train sonne le départ. Rachetée en 1986 par la Mairie de Paris, la ligne a été réaménagée en une promenade pédestre, dite "promenade plantée", qui traverse tout le XIIe arrondissement.
     
     
    La Gare Saint Lazare
     
     
     
     
    Mis à part la colonne de valises d'Arman qui trône dans la cour de Rome depuis 1985, la gare St-Lazare n'a pas beaucoup changé depuis la Belle Epoque. Construite en 1837, elle prend son aspect actuel à la suite des aggrandissements mis en place par l'architecte Juste Lisch pour l'Exposition universelle de 1889.
     
     
    La Pointe de la Cité
     
     
     
     
    Paris, ville intemporelle...Mis à part les bateaux qui se sont modernisés, la vue sur Notre-Dame et l'Ile de la Cité n'a pas changé depuis la Belle Epoque
     
     
     
     
     
     
    Les Louchebem à la VILLETTE
      
      
      
    Photo aérienne prise par Nadar en 1865 en ballon
      
    Le premier photographe au monde ayant fait des clichés aériens en ballon
      
      
      
      
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    Petite balade en bus dans les rues de Paris en 1928. Une autre époque. Plus vous revoyez ces images, plus vous remarquez des détails qui vous avaient échappé les fois précédentes. Bonne promenade.


    A short bus ride in the streets of Paris in 1928. Another time, another world. If you view this again, and again, and again, each time you'll notice details you hadn't noticed before. Enjoy.

     

     

     

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    Le Cimetière des Innocents

    Le cimetière des Innocents était situé au centre de Paris, près de l’actuel quartier des Halles. Il tient son nom de l'église voisine aujourd'hui disparue, dédiée aux Saints-Innocents. Elle s'élevait au coin de la rue Saint-Denis et de l'ancienne rue aux Fers, vers l'angle nord-ouest de l’actuelle fontaine des Innocents.


    En 1186, le roi Philippe-Auguste soucieux de la salubrité publique décida d’emmurer le cimetière pour contrer le désordre qui y régnait.

      

      Avec la forte croissance de Paris, le cimetière se retrouva inclus dans l’enceinte de la ville et il ne pu s’agrandir. A cette époque il devait être ouvert le jour et fermé la nuit mais avec le temps, cette rigueur ne fut pas respectée.
    Le cimetière initialement dédié aux paroissiens de l’église de Saint Germain l'Auxerrois fut rapidement utilisé par d’autres églises, hôpitaux et communautés. Ce sont près de 20 paroisses et hôpitaux qui y déposaient quotidiennement leurs morts.

    Au début du XIVème siècle, son sol était déjà saturé et posait des problèmes d’insalubrité. Afin de libérer les fosses, des galeries furent construites le long du mur intérieur d’enceinte pour recevoir les ossements. La terre était réputée pour digérer les corps en moins de neuf jours, périodiquement, les squelettes étaient déterrés et empilés sous les toits des galeries.

        

    D’abord construites indépendamment les unes des autres, elles se regroupèrent et devinrent des charniers. Seules les couches superficielles des fosses furent vidées, le fond étant impossible à atteindre. Le cimetière recevait nombre de corps lors des épidémies, fréquentes et dévastatrices. Lors de l’épidémie de peste de 1348, 500 inhumations avaient lieu chaque jour. Pour celle de 1418, 50 000 corps furent enterrés dans le cimetière en cinq semaines et l’équivalent pour l’épidémie de 1466.

    Le cimetière a toujours été un lieu très fréquenté, malgré l’insalubrité, il servait au XVè siècle de promenade populaire dans une des parties les plus fréquentées de Paris.  

    Les français de la fin du Moyen Age connurent les épidémies, les famines, les guerres, leur vision du monde fut profondément modifiée : cela se traduisit par l'apparition de nouvelles représentations de la mort. Ecrivains, artistes, badaus, commerçants mais aussi prostitués, profanés par le crime fréquentaient le cimetière, c’était un endroit à la mode pour rendez-vous galants, un lieu d'échanges.

    Pourtant le lieu n’avait rien de salubre les fosses étaient juste recouvertes de quelques planches et des amoncellements d’ossements et cadavres pourrissants au sol étaient visibles partout, les chiens errants venaient s’y nourrir. Il était ouvert à tous, même la nuit, cela donnant lieu à des désordres que les riverains dénonçaient. De plus, les riverains y jetaient leurs ordures et immondices, c’était un dépotoir publique.

    Sous les charniers, malgré l’odeur et l’humidité, se côtoyaient les petits métiers : drapiers, écrivains, vendeurs de livres. Malgré l’interdiction d’y faire commerce, les vendeurs savaient y rencontrer leur clientèle. Le quartier des halles était à l’époque une véritable plaque tournante du commerce à Paris, et était constamment encombré par les charrettes des livreurs. Durant plusieurs siècle, près de 1.200.000 cadavres furent entassés dans ce cimetière, le plus important de Paris.
     

    Conformément à la Déclaration royale du 10 mars 1775, il est fermé en 1780 puis vidé en 1786 pour des raisons sanitaires. Ses ossements transféré aux catacombes, dans les anciennes carrières de Paris.

    http://img232.imageshack.us/img232/7537/fontainedesinnocentsdo0.jpg

      

    Vie de mort d’un cimetière : les Innocents

    Pour ceux qui n’ont pu être là lors de la visite évoquant la mort au cœur de Paris (faite par l’APPL le 19 juin dernier), cet article à pour but de présenter un quartier bien connu des Parisiens à différentes étapes de son histoire. L’occasion est belle, grâce aux magnifiques lithographies de Hoffbauer, de montrer que derrière les vitrines clinquantes de notre Paris moderne se dissimulent encore, pour qui veut les voir, les vestiges du vieux Paris.

    Les origines

    On ne sait pas exactement de quand il date, mais on sait qu’il existait déjà au Xème siècle. Il était alors « hors les murs ». Un vieil oratoire fut remplacé en 1137 par Louis VI par une nouvelle église dédiée aux Saints Innocents, en référence aux enfants massacrés lors de la naissance du Christ par Hérode, selon la tradition biblique.   

    Philippe-Auguste l’agrandit avec l’argent pris aux Juifs, et fit édifier un mur de 3 mètres de haut. Il devint progressivement le cimetière des paroisses de la rive droite, mais également des noyés de la Seine et des morts par épidémies, ce qui faisait beaucoup de monde... Au XIVème siècle furent mis en place des charniers pour accélérer le processus de disparition des défunts (les os étaient disposés à l’air : c’est le principe du pourrissoir).

    Au XVème siècle, une magnifique danse macabre fut peinte sur le charnier des Lingères.

    Les Innocents en 1550

     

    la superficie du cimetière faisait un peu moins du double que celle de la place actuelle. Au fond, la rue St-denis bordée par l’église des Saints Innocents et longée par le charnier de la Vierge. A gauche, la rue aux Fers

    (actuelle rue Berger) et le Vieux charnier.

    A droite, la rue de la Ferronnerie et le charnier des Lingères. On remarque le faible nombre de monuments : on enterrait dans des fosses communes assez superficielles. Quelques édifices néanmoins : le prêchoir (au centre), destiné aux prêcheurs itinérants, la Tour Notre-Dame des bois, sur la droite. En 1549, à l’occasion de l’entrée royale de Henri II après son sacre, Goujon fut chargé de construire une fontaine monumentale. Elle fut placée contre les flancs de l’Eglise, ce qui explique que l’on ne la voit pas.

     

    Les Innocents en 1750

     

    La physionomie du cimetière a peu changé, à l’exception de son flanc droit. Louis XIV ayant fait agrandir la rue de la Ferronnerie, il fit détruire l’ancien charnier des Lingères (et la danse macabre avec lui !). A la place, fut édifier un immeuble de rapport en 1669 qui existe toujours. A sa base, un nouveau charnier fut construit sous les arcades. On remarque que cet immeuble était à l’époque en équerre, la seconde partie bordant la rue Saint-Denis. Le charnier de la Vierge ayant disparu lui-aussi, seul le vieux charnier demeure.

    Les Innocents en 1850

     

    le site a bien changé et n’est pas sans rappeler le site actuel. Pour des raisons d’hygiène, le cimetière fut fermé en 1780 : on estime que 2 millions de Parisiens y avaient été inhumés depuis son ouverture. La couche superficielle d’ossements fut amenée de nuit aux catacombes, l’église et le vieux charnier furent détruits. En 1788, on y ouvrit un marché et des préaux (visibles) furent édifiés en 1811. La fontaine, anciennement contre l’église, fut déplacée au centre : on y ajouta une quatrième façade.

    Ce marché, absorbé par les Halles centrales, fut fermé En 1858. La partie ouest étant bâtie, la place fut raccourcie et la fontaine déplacée une dernière fois en 1865 à son emplacement actuel. Aujourd’hui, des arbres remplacent les préaux mais la fontaine demeure. L’immeuble et Les charniers de 1669 sont encore apparents dans certaines boutiques donnant sur la rue de la Ferronnerie : ils servent maintenant de présentoirs à chaussures !!... Philippe Landru

    Sources : Les Echos de l’APPL N° (APPL 2005)

    Documentation : Philippe L.

     

     

    Cimetière des Innocents en 1785

    Les Innocents en 1785.


     

    Halles, boucherie de Beauvais et  cimetière des Innocents 

     

    Noter la proximité fâcheuse de la Boucherie de Beauvais et du cimetière des Innocents. Cimetière dans lequel, jusqu'à la clôture sur ordre de Philippe Auguste, les cochons pouvaient fouiller les tombes...

     

    « Ce charnier des Innocents servait au XVè siècle de promenade populaire dans une des parties les plus fréquentées de Paris, à côté de l'église des Innocents démolie en 1786, laquelle s'élevait au coin de la rue Saint-Denis et de l'ancienne rue aux Fers, vers l'angle nord-ouest du square des Innocents ». J. Huizinga L'automne du Moyen Age.

     

    Des écrivains publics proposaient leurs services. Des commerçants, libraires, marchands, marchandes de mode, s'installaient entre les tombes pour vendre des marchandises de deuxième choix. Des dames venaient proposer leurs charmes plus ou moins attirants.

      

    "Après une franche repue,
    J’eusse aimé, toute honte bue,
    Aller courir le cotillon
    Sur les pas de François Villon,

    Troussant la gueuse et la forçant
    Au cimetière des Innocents,
    Mes amours de ce siècle-ci
    N'en aient aucune jalousie..."

    Georges Brassens

      

    On y trouvait également un pilori, où la foule pouvait conspuer les condamnés.

     

    Enfin, c'était un lieu apprécié des prédicateurs : selon le Bourgeois de Paris, le frère franciscain Richard prêcha 10 jours consécutifs, dos tourné à la fresque de la Danse Macabre. Nul doute que son discours sut tirer parti du caractère des lieux. 

    Les cochons venaient fouiller le sol pour se nourrir dans les tombes creusées à faible profondeur, du moins jusqu'au règne de Philippe Auguste qui fit enclore le cimetière. La terre était réputée pour faire fondre les chairs en moins de neuf jours! Périodiquement, les squelettes étaient déterrés et empilés sous les toits des galeries.


    Le cimetière fut détruit en 1786 sur ordonnance du Parlement qui fit valoir d'indubitables raisons hygiénique : en 1780, un restaurateur de la rue de la Lingerie eut la surprise de découvrir que sa cave s'était remplie en une nuit de cadavres à divers stades de putréfaction : le mur mitoyen venait de céder sous la pression de la fosse. Le sol fut alors tamisé et les ossements correspondant à plus d'un million de corps furent transférés dans les carrières de la rive gauche, les catacombes.

     

    ANECDOTE :

    D'après mes sources ce sont près de 2 millions de cadavres qui furent enterrés au Cimetière des Innocents. Il fallut 15 mois pour déménager le cimetière aux catacombes en 1786-1787. On enleva seulement 1m60 de terre et d'ossements sur toute l'étendue du cimetière (80 mètres sur 100), ce qui veut dire qu'il reste encore de nombreux mètres d'ossements en dessous, mais cela représenta quand même le déblaiement de 10 000 m³ de terre et ossement qui remplirent des milliers de tomberaux. Le cortège funèbre formé de chars recouverts d'un drap mortuaire, accompagnés de prêtres en surplis chantant l'office des Morts se renouvella chaque soir au déclin du jour pendant quinze mois, sauf durant les chaleurs d'été.

    Sur cette vue satellite de Paris je vous ai mis l'emplacement exact du cimetière. J'ai indiqué avec des flèches les 4 entrées du cimetière. L'entrée sud-ouest était l'entrée principale.

    Pour la légende:
    1- église des Innocents
    2- les charniers
    3- chapelle d'Orgemont
    4- chapelle de Villeroy
    5- prêchoir, petit édifice couvert d'un toit pointu qui abritait les prédications le jour des Morts ou lors de la fête des Saints-Innocents
    6- tour Notre-Dame-des-Bois, problement une lanterne, de forme octogonale et comportant trois niveaux, était l'édifice le plus ancien du cimetière
    7- croix des Bureaux
    8- croix des Buis
    9- maison du gardien (!) 

     

    Une fois de plus un fait nouveau fit évoluer la situation. Un incident spectaculaire se produisit à point nommé : le 30 mai 1780, rue de la Lingerie, à la limite sud du cimetière des Innocents, le mur d'une cave de deux étages céda et des centaines de corps envahirent le local dans une atmosphère pétride, intoxiquant les habitants de la maison, tandis que les murs des caves voisines se fissurèrent. La paroi latérale d'une fosse commune de plus de 15 mètres de profondeur, ouverte quelque six mois plus tôt et destinée à reçevoir mille huit cent corps, n'avait pu resister à la pression. Le scandale fut tel que le 4 septembre de la même années, le Parlement, après enquête, ordonna la fermeture du cimetière des Innocents et l'interdiction des inhumations à partir du 1er décembre.

    Le rapport de Cadet de Vaux du 30 mai 1780 avait également fait état d'incidents graves : un habitant de la rue de la Lingerie descendant dans sa cave s'était vu éteindre sa flamme de lumière par les exhalations émanant de la fosse commune mitoyenne ; des cas d'intoxications avec vomissements ainsi que d'intoxications cutanées touchaient certains propriétaires de caves adjacentes.

    On décida quand même de laisser le cimetère des Innocents reposer pendant 5 ans avant de transférer les débris mortuaires de trente générations de parisiens.

     

    le charnier et la Danse Macabre


     Charnier et Danse Macabre. 

     

    le grand squelette. Actuellement au Louvre

     

     

     

    « L'an 1424 fut faite la danse macabre aux Innocents, et fut commencée environ le moys d'Août et achevée au Carême ensuivant ». Journal d'un bourgeois de Paris.  

    Les français de la fin du Moyen Age ont connu la Peste, les famines, les guerres civiles et les ravages de l'étranger. Leur vision du monde en fut fortement modifiée : cela se traduisit par l'apparition de nouvelles représentations de la mort. Les gisants ne sont plus des corps parfaits attendant la résurrection mais des charognes purulentes, rongées par les vers, dont le ventre a éclaté. Témoin, le grand squelette des Innocents. Restaurée des deux bras vers 1789, la statue est actuellement au Louvre. On peut

      

      

    lire sur son écu les vers suivants :


     

    "Il n'est vivant tant soit plein d'art

     

    Ne de force pour résistance

     

    Que je ne frappe de mon dard

     

    Pour bailler aux vers leur pitance

     

    Priez Dieu pour les trépassés"


     

    Pour autant, cette complaisance pour les images de mort est plutôt représentative de la vitalité des hommes : si la vie est aussi brève et qu'elle peut s'achever sans préavis, elle doit être vécue passionnément...

     

    "La guerre avons, mortalité, famine,
    Le froit, le chault, le jour, la nuit nous myne;
    Quoy que façons, tougjours nostre temps court;
    pulce, cyrons et tant d'autres vermine
    Nous guerroyent. Bref misère domine
    Nos meschans' corps, dont le vivre est très court...

     

    ...Si tu vas à Saint-Innocent
    Où il ya d'ossements grand tas,
    Ici ne congnoistras entre cents
    Les os des gens de grand estas
    Ceux qui sont vifs, Pape, Empereur et Roys,
    Viendront aussi à ce piteux arroy"

     

    Meschinot (né en 1420)

      

    Comme en réponse aux vers de Meschinot, dans la Danse Macabre peinte aux Innocents, les morts saisissent les vivants. Et ils n'épargnent personne, puissants ou misérables. Ils rappellent aux vivants : " Telz comme vous un temps nous fumes, Tel serés vous comme nous sommes"...

     

    On ne connait pas de réel précurseur à cette fresque, détruite en 1786, même si les poètes et les peintres ont souvent évoqué la mort, au long du Moyen Age. En témoigne par exemple le dit des "Trois morts et des trois vifs", dont on trouve des manuscrits dès le XIIIème siècle et qui donnera lieu à des fresques dans diverses églises de France.


     

    dit des trois morts et des trois vifs, Bois gravé XV ème siècle?

     

     Mais la fresque des Innocents est tellement en accord avec la mentalité du siècle que le prototype parisien diffusera dans tous les pays européens par des copies ou des gravures sur bois ...

     

    On ignore l'origine du mot Macabre. Le mot semble apparaître sous la plume de Jean Le Fèvre, mort en 1387, dans le "Respit de la mort" :


     

    "Je fitz de macabre la danse

    Qui toutes gens mène à la tresse

    Et à la fosse les adresse ... "


     

    Vient il de Judas Macchabée (le Marteau), un guerrier juif? Des livre bibliques des Macchabées dans lesquels on évoque la prière pour les morts ou la résurrection et qui seront pour cela utilisé dans le cérémonial chrétien? Du mot arabe "maqâbir" signifiant cimetière?


     

     

     

      

     

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    Commençons donc par le commencement en remontant bien loin dans le passé de ce lieu mythique



     


     

    Géographiquement,la Butte de Montmartre,est une colline s'élevant à 100 mètres au dessus du niveau de la Seine et à 127 m d'altitude. Elle fut longtemps considérée comme la "Butte Sacrée" dite le Mont de Mars ou Mont du Martyre Selon certains historiens car elle était autrefois occupée par un temple du Dieu Mars (Mons Martis) et était, étymologiquement le "Mont Martial de Paris".


      




     

    D'autres, plus tard, en ont fait le théâtre du martyre de Saint Denis, premier évêque de Paris, vers 250 en partie à cause de la Légende Dorée de Saint Denis qui raconte qu après avoir été décapité devant un temple romain dédié à Mercure,Saint Denis se releva ,prit sa tête entre ses mains puis parcourut les 6 Km qui séparaient Montmartre de Saint Denis.


     

     

     



     

     

      

    Il finit par tomber devant une veuve pieuse, Catula, qui le fit inhumer suivant les rites de la religion chrétienne.Sur sa tombe elle planta du blé pour la dissimuler et c'est à cet endroit que Sainte Geneviève, en 475, fit ériger la Basilique de Saint Denis que l'on voit toujours fort bien de nombreux endroits de la Butte.

     

     

     

     

    Dès le 6 ème siècle, en haut de la butte se trouvait un petit hameau, d’une chapelle et son cimetière. C’était la propriété des moines de Saint Martin des Champs, qui reçurent en don le Sanctum Martyrium situé à mi hauteur de la butte sur l'emplacement d'un ancien "champ des morts", un cimetière de chrétiens persécutés, fut élevée au 9eme siècle, refaite en 1134 et comportait une crypte à laquelle on accédait par un escalier de quinze marches puis un autre escalier de 45 marches, à l'époque déjà effondré.

     

     

     

     



     

     

     

     

    Il menait, disait-on,au temple romain devant lequel Saint Denis avait été executé C est ainsi que le nom de la colline a été transformé, sous l'influence de l'église chrétienne, en Mons Martyrum ou "Mont du Martyre" en français.









     

    Mais en 1133 le Roi Louis VI sous l'influence de sa femme, Adélaïde de Savoie, décida de faire construire à l'emplacement du Sanctum Martyrium un monastère de femmes qui sera occupé jusqu'à la Révolution par l'Ordre des Bénédictines et ruiné en 1794.







     

     Le 15 août 1534 un certain Ignace de Loyola avec six de ses compagnons : le gentilhomme navarrais François Xavier, Simon Rodriguez un boursier du Roi du Portugal, deux anciens étudiants d'Alcala Jacques Laynez et Alphonse Salmeron, un autre Espagnol Nicolas Alonso de Bobadilla, se rend dans la petite chapelle des Martyrs et, après que Pierre Faivre, le seule prêtre du groupe ait célébré la messe, Loyola décide de prêter serment et de fonder l'ordre de la Société de Jésus.Ainsi naquit l'Ordre des Jésuites à Montmartre en 1534.Leur serment était :


     

    "Voeu de pauvreté, de chasteté et de s'embarquer pour Jérusalem ou en quelque pays du monde que ce soit, chez les fidèles et les infidèles et au retour de se consacrer, avec l'aide de Dieu au salut des infidèles non moins qu'à celui des fidèles par la prédication, l'éducation, la confession et l'administration de l'Eucharistie sans recevoir aucune rémunération".

      



     

    Cette association à but non lucratif ou presque fut déclarée directement au Vatican au lieu de l'être auprès de la préfecture de Paris, d'ailleurs six ans plus tard en 1540 le Pape Paul III reconnut par une Bulle, cet ordre sous le nom de Compagnie de Jésus.


     

      

      

    Petite parenthèse importante dans l'Histoire de France,c'est aussi de Montmartre qu'en 1589 Henri de Navarre, futur Henri IV, bombarda la ville occupée par la Ligue

     

     



    Avec la révolution de 1789 et les années de terreur qui suivirent l'abbaye des Bénédictines fut détruite et la plupart des pierres du Monastère, ou Abbaye de Montmartre, serviront quelques années plus tard à consolider les maisons de la Butte.La Butte elle même ainsi que les moulins.

     



     

     

     

     

     A l'époque bonapartiste, vers 1809, Napoléon venu inspecter la Butte et surtout se rendre au télégraphe Chappe sis près de l'église Saint Pierre, emprunta le "Vieux Chemin" alors seule voie d'accès au sommet de la butte, exception faite de la rue Ravignant qui menait à l'ancienne abbaye des Bénédictines détruite en1794, mais ce "Vieux Chemin" était en si mauvais état et la pente était si raide, que Napoléon dut mettre pied à terre tant et si bien qu'il arriva en sueur et assoiffé sur le parvis de Saint Pierre où il fut reçu par un Curé du nom de Du Caire de Blazer, qui lui offrit du vin de la Butte,afin que l'empereur puisse se désaltérer.

      


     


     

    Profitant de l'occasion il lui demanda si cela serait possible de construire une voie carrossable.


     

    Napoléon eut du mal à ne pas accepter et donna des ordres afin qu'une rue soit percée.C'est ainsi que naquit la rue Lepic qui porta tout d'abord le nom de la rue de l'empereur.Elle demeure toujours l'une des rues les plus caractéristiques de la Butte.Le dernier carré des Bonapartistes !C'est également là qu'eut lieu, en 1814, les derniers combats entre Français et Russes.

     




     

     

      

    On ne peut évoquer Montmartre sans parler de ses fameuses carrières.D'ailleurs la fin du XIXe siècle les carrières s'étendaient sur plus de 300 km de galeries ! Certaines salles sont si immenses qu'elles pourraient facilement contenir l'arc de triomphe et même la cathédrale Notre Dame.




     

      

    Tout d'abord un carrier acheta le lieu où s élevait la Chapelle des Martyrs et la fit disparaître ainsi que ses deux cryptes donc, probablement le petit Temple de Mercure.


     

    Mais, cependant, la première hypothèse liée au Dieu Mars est pleinement justifiée car les hauteurs de Montmartre dominent toute la ville et ont souvent joué un rôle important dans les différents sièges de Paris.



     

    Puis les Grandes Carrières de Montmartre firent leur apparitions ainsi que la sarigue de Cuvier grâce au Gyspe dont la Butte Montmartre est riche. Et c'est avec ce fameux gypse, dont un gisement rare dit "en fer de lance", exploité depuis l'époque gallo-romaine et transformé par les nombreux fours à chaux présents sur la butte, que l'on confectionnait le plâtre le plus fin et le plus réputé tant pour la construction que pour les moulages ; le plâtre de Paris ou "Blanc Parisien". Il fut évidemment utilisé à grande échelle dans la capitale ce qui fut à l'origine de cette affirmation montmartroise :

    "Il y a bien plus de Montmartre dans Paris que de Paris dans Montmartre !".




     

     Mais le gypse de Montmartre fut surtout rendu mondialement célèbre grâce à Georges Cuvier (1769- 1833) fondateur de la paléontologie grâce à la sarigue de Montmartre ! Sachant qu'il s'intéressait aux fossiles, que l'on imaginait à l'époque comme des traces animales d'avant le déluge, on lui amena l'empreinte de la patte d'un petit animal quadrupède trouvé par un ouvrier carrier dans le gypse de Montmartre.



     

     


     

    Voulant en savoir plus il se rendit sur place où il ne tarda pas à découvrir la tête et la mandibule de cet animal qu'il compara aux ossements d'un marsupial d'Amérique du Sud, la sarigue.Il en déduisit que le climat de la région parisienne avait donc été tropical.

    Ce qui se confirma par la suite lorsqu'on retrouva, par exemple, dans les mêmes carrières de Montmartre des fossiles de crocodiles.







     

     

    En 1850, la butte de Montmartre était considérée comme une commune à part entière grâce aux revenus de ses Grandes Carrières qui l'enrichirent .

     Mais d'un autre côté ces carrières furent la cause de la disparition des nombreuses sources de la butte dont certaines rues évoquent encore les noms : rue de la Fontaine au But (juste en face du métro Lamarck Caulaincourt). De lavoirs, d'abreuvoirs et d'une fontaine peu catholique Il s'agissait en effet, de l'ancienne "Fontaine au Bouc" qui s'est peu à peu transformée en "Fontaine au Buc" puis en "Fontaine au But" lors des multiples recopies du cadastre.Le fait qu'un relief désignant la luxure ,représentée par un homme à tête de porc chevauchant à l'envers un bouc dont il relève la queue se retrouvant sur l enceinte de l'église Saint Pierre, voisine de la fameuse fontaine lui value sûrement ce nom entre autre.


     

    Cette "Fontaine au Bouc", donc au Diable, était, en effet, le lieu de rendez-vous des fils de bonne famille et des demoiselles de petite vertu, souvent des lavandières de la Butte, qui arrondissaient leur revenus et qui s'entendaient souvent avec le gang des Apaches pour dépouiller leurs clients quelque peu éméchés à leur retour sur Paris lorsqu'ils passaient par le "maquis".






     

    En 1870 la commune de Paris arriva avec son cortège de batailles dont celle du 18 mars 1871 où les soldats révoltés après avoir fusillé les généraux Clément Thomas et Lecomte, s'emparèrent des canons confiés à un régiment de Gardes Nationaux,qui se trouvaient installés à Montmartre. Les canons de la Butte étaient aux mains des Communards





     

    Ce fut alors le début de l'insurrection de la Commune qui dura du 18 mars au 28 mai. Le 24 mai, les Versaillais réussirent à reprendre les canons de Montmartre aux insurgés et tournèrent ceux-ci vers les Buttes Chaumont et le Père Lachaise désorganisant les défenses parisiennes.

    Ordre du jour :

    la reprise des canons de Montmartre, des Buttes Chaumont et de Belleville par les Versaillais !


     

    Ce fut le tournant décisif de la bataille au profit des Versaillais. Ce qui fit dire à Thiers "Qui tient Montmartre tient Paris".





     

    En 1873 afin d'effacer à la fois la défaite de 1870 et le désordre de la Commune. Il fut décidé et déclaré même comme d'utilité publique, de la construction d'un monument expiatoire qui serait le plus imposant de Paris et qui se situerait sur son plus haut lieu et déclaré comme d'utilité publique.


     

    La Butte de Montmartre fut donc choisie et les travaux commencèrent en 1875 sur les plans d'un certain Abadie dans le style romano-byzantin qui rappellerait la Cathédrale Saint Front de Périgueux.

    Mais, à la suite de très nombreux problèmes en 1884 on en était encore aux fondations !Celles-ci nécessitèrent 83 puits de maçonnerie de 38 mètres de profondeur reliés par des arcs de pierre de taille..Il commença à servir de lieu de culte dès 1891 mais en 1914 n'était pas encore achevé.





     


     On construisit en même temps un réservoir d'eau puis une tour-lanterne, le campanile, qui devait contenir, dès 1907, une énorme cloche d'environs 18 tonnes surnommée la "Savoyarde".




     

     

    Le campanile du Sacré Coeur fut à l'époque considéré comme le premier "gratte-ciel" de Paris.


     

    Tous ces chiffres font un peu oublier que, dans son ombre, se situe l'Eglise Saint Pierre, la plus ancienne de tout Paris qui fut consacrée en 1147 par le Pape Eugène III.

     

     



    Un second martyr moins connu que Saint Denis hante Montmartre si l'on puit dire ainsi puisse que

    c est son manque de religion qui le mena au supplice.Il s'agit cette fois du chevalier François Jean de La Barre qui fut supplicié et brûlé vif à Abbeville pour avoir omis de saluer une procession religieuse. Ainsi lorsqu'on lui en fit la remarque,il eut la mauvaise idée de déclarer ne pas avoir à se décoiffer ni à sortir les mains de ses poches pour des bondieuseries.Ce qui lui valut d avoir les jambes brisée la langue arrachée puis la main droite coupée avant de monter sur le bûcher.

    1772 les Montmartrois souhaitèrent qu'une rue portant son nom lui fut dédiée mais elle ne fut réalisée qu'en 1868 par la réunion de deux rues à savoir la rue des Roses et la rue de la Fontenelle.



     

     

     

    C'est au numéro 35 de cette rue que fut érigée en premier lieu une statue à son effigie et petite anecdote historique ce fut juste au 36 de la même rue que furent fusillé les généraux Clément Thomas et Lecomte entrainant le début de la commune.Ensuite la statue du Chevalier fut ensuite déplacée, en 1926, dans un square afin de la dissimuler aux regards des fidèles qui finissaient par se poser quelques questions.


     

    Puis elle fut fondue en 1941, soit disant pour récupérer le métal, alors que l'immense majorité des statues de Paris y échappèrent.Depuis cette date le socle demeurait désespérément vide,au grand mécontentement de certains qui trouvent que le Sacré Coeur prend décidément trop de place en tirant à lui toute la couverture de la Butte.


     

    Mais Montmartre ayant toujours été anticonformiste a situé l'adresse postale officielle de la Basilique du Sacré Coeur de Montmartre au 35 rue du Chevalier de la Barre !

     

     

     

     

     

    Voilà pour le moment Bourriquet & Cie vous emmènera dans un prochain voyage explorer, plus en profondeur cet fois le fameux maquis ainsi que les vignes de la butte et ce qui en découla par la suite.Quant aux prestigieux moulins Montmartrois, eux feront l objet sans aucun doute d'un troisième ballade dans l' histoire passée de ce quartier si cher à mon coeur...

     

     

    Textes de Bourriquet & Cie (10 fevrier 2009)

    Sources.... SUPERBE BLOG

    http://loopyetcie.vefblog.net/9.html

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    1870

     

     

     

     

     

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